Quantcast
Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 07:22

 

« J'ai compris que nous n'aidions pas ces femmes à trouver l'amour, ni un partenaire, ni tout ce que je m'étais persuadée que nous les aidions à trouver. Nous ne vendions pas du romantisme, des rencontres ou de l'amour. Nous vendions des femmes. Point barre. »

 

Daria vit à Odessa avec sa grand-mère Boba. Le lien qui les unit est indéfectible comme leur amour pour leur ville. Parfois, l'amour ne suffit pas. Les habitants d'Odessa doivent affronter de trop nombreuses tempêtes. La corruption, la mafia, les coupures de courant, le chômage, l'alcoolisme... Daria cherche simplement à se faire une place. Pour elle et sa grand-mère.

 

J'ai beaucoup aimé ce premier roman pour de nombreuses raisons. Il m'a fait découvrir l'intérieur d'Odessa du point de vue d'une femme exceptionnelle. Sans misérabilisme et manichéisme, on ressent avec force l'amour des ukrainiens pour leur ville et leur pays. Une cité dont le taux de divorce, 70 %, en dit long sur les relations entre hommes et femmes. La spirale chômage, alcoolisme, violences. Le besoin désespéré des femmes de s'en sortir, le désir des occidentaux de trouver une épouse soumise à leurs besoins.

 

Entre légèreté et gravité, les pages se tournent avec plaisir et avidité. On espère un avenir solaire pour Daria et toutes les femmes de l'Est. On savoure ce que l'on a la chance d'avoir. On note les délicieux proverbes ukrainiens égrainés ici et là. 

 

Malgré une seconde partie plus balbutiante et redondante, le roman est doux et jubilatoire. A découvrir!

 

4--toiles.gif Piccolo, 414 pages, 2013, traduit de l'anglais par Adélaïde Pralon

 

Extrait

« - Un homme promet à sa fiancée : "Quand nous serons mariés, je serai toujours là pour partager tes soucis et tes chagrins."

Sa fiancée répond "Mais je n'en ai aucun..."

Il l'interrompt : "J'ai dit quand nous serons mariés..." »

 

L'avis de Keisha qui renvoie vers d'autres liens.

 

 

Par Theoma - Publié dans : J'ai aimé... ils sont en poche !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 14:42

Si vous m'avez taguée et que je vous ai oublié, ce n'était pas consciemment intentionnel. Voici mes réponses aux questions de Mélo et Cristie. Cuné a posé 11 questions en photo, j'y ai répondu directement dans les commentaires.

 

Mélo

1. Un livre qui te paraît tellement essentiel que tu as envie que tout le monde le lise ?

La route, Les monologues du vagin, Le Petit Prince...

 

2. Tu veux bien nous montrer la dernière photo que tu as prise ?

Non et j'ai une bonne raison. Mon fils de 9 ans (aujourd'hui !) est arrivé nu à la cuisine avec un ballon gonflé à l'hélium dont la ficelle était sciemment enroulée autour de son pénis. Oui, j'ai dit pénis. Et en plus j'ai pris une photo. Ce que la photo ne montre pas, c'est qu'il criait : « Maman, je suis liiiiiiiiibre ! ».

 

3. Tu aimes les sushis ?

Non. Personne ne comprend pourquoi. Pas même moi.

 

4. Si tu étais une image ?

Je ne serais pas sage.

 

5. Le menu de ton dernier repas ?

Spaghettis bolo (le choix de mon fiston pour son anniversaire).

 

6. Une citation à partager ?

Toute création est une victoire sur la peur. Francis Ford Coppola

 

7. Cinq adjectifs pour décrire la blogosphère ?

Chronophage, éphémère, essentielle, artisanale, hétérogène.

 

8. Montre-nous ton marque-page du moment.

MARQUE-PAGES.jpg

 

Et oui. Je suis une fille superficielle mais fidèle.

 

9. Tu crois aux fantômes ?

Absolument pas.

 

10. Ton dernier film vu au ciné ou à la télé ? C’était bien ?

Wadjda. J'ai beaucoup, beaucoup aimé (je me répète mais il en vaut la peine).

 

11. Et pour finir, parle nous de ce que tu veux parce que je n’ai plus d’idée !

Moi non plus.

 

 

Cristie

1. Que pensez-vous de cette citation du Petit Prince : " Les hommes, dit le petit prince, ils s'enfournent dans les rapides, mais ils ne savent plus ce qu'ils cherchent. Alors ils s'agitent et tournent en rond ..." ?

Tout fait sens dans Le Petit Prince.

 

2. Et celle tirée de "L'attentat" : "Souvent on ne se rend pas compte des opportunités qui s'offrent à nous ; non pas parce qu'on ne les voit pas, mais parce qu'on y croit pas" ?

Je nous donnerais davantage le bénéfice du doute. On ne les voit pas toujours.

 

3. Quel défi aimerais-tu surmonter ?

Vivre comme je l'entends aussi longtemps que possible.

 

4. Quel est ton meilleur moment de la semaine ?

Aujourd'hui.

 

5. Quel personnage de livre aurais-tu aimé être ?

Une sorcière. Une belle rousse qui fait trembler un village.

 

6. Quel est ton livre préféré ?

J'en ai trop pour choisir.

 

7. Quel(s) livre(s) aimerais-tu faire connaître à un ou une amie qui lit peu ?

Un livre coup de cœur avec peu de pages.

 

8. Quel est ton meilleur endroit pour t'adonner à ta passion de la lecture ?

Partout. Je lis dès que j'ai le temps, n'importe où.

 

9. Quel est ton meilleur souvenir d'enfance ?

Mes grands-parents.

 

10. Dans quel livre as-tu prélevé le plus de citations ?

Sincèrement je ne sais pas. Quand j'aime, je corne abondamment...

 

11. Confie moi un de tes rêves !


Par Theoma - Publié dans : Bientôt 7 milliards, et moi et moi et moi...
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 11:42

 

tombe-hors-du-temps.jpg

 

« ll y a / Une respiration il y a / Une respiration dans / La douleur il y a / Une respiration. »

 

Si vous tombez sur ce livre par hasard, vous n'apprendrez pas, qu'il y a cinq ans, le fils de David Grossman a été tué par un missile antichar au Liban. Peut-être l'auteur n'a-t-il pas voulu « exploiter » la mort de son fils. Il est, pourtant, important de le savoir pour approcher ce texte d'une pureté rarement égalée.

 

Des voix s'entremêlent, celles de parents endeuillés. La perte soudaine, contre-nature, creuse un trou béant d'incompréhension, de larmes et de colère. Le titre est si juste. Le texte est suspendu, il n'appartient à aucune catégorie.

 

Voici la marche des sans-noms, comment s'appeler autrement ?, qui luttent pour assimiler l'inacceptable. Les mots sont dits, chacun à sa manière. La douleur n'est pas figée mais au contraire en mouvement. Gracieux, profond, poétique, un texte inclassable à mettre en scène absolument. Un chant funèbre magistral et bouleversant. Les derniers mots de l'auteur m'ont ébranlée :

 

Le cœur me fend,

Mon trésor,

A la seule pensée

Que j’ai -

Peut-être -

Trouvé

Des mots

Pour le dire.

 

5--toiles.gif Seuil, 204 pages, 2012, merveilleusement traduit de l'hébreu par Emmanuel Moses

 

Extraits

« Ou n'est-ce là qu'une illusion / Nourrie par un cœur languissant ? / Par un cœur devenu fou ?» L'homme qui marche : «Il est mort -/ Je comprends presque / Le sens / Des sons : L'enfant / Est mort, / Je reconnais / Qu'il y a du vrai / Dans ces mots. Il est mort, / Il est / Mort. / Mais / Sa mort, / Sa mort / N'est pas morte.» L'enfant mort, faut-il tuer sa mort ? Les derniers mots du livre sont prononcés par le centaure, ils disent, «de manière précise» pour le coup, le combat du père et de l'écrivain : «Le cœur me fend, / Mon trésor, / A la seule pensée / Que j'ai -/ Peut-être - / Trouvé / Des mots / Pour le dire. »

 

« De penser : Comment vais-je pouvoir / Passer à septembre / Sachant qu'il va rester en août?". La femme dans un filet : Nous étions / Deux flocons humains, / Un enfant et sa mère, / Nous avons plané / Dans l'espace du monde/ Pendant six années / Entières / Qui étaient à mes yeux / Comme une poignée de jours, / Et nous étions comme une chanson / Pour enfants, / Tressée de légendes / Et de miracles- / Jusqu'au moment où une bouffée d'air a soufflé / Imperceptible / Un courant / L'agitation / D'un éventail / Un vent doux / Dans les feuilles- / Décrétant / Toi ici / Lui / Là-bas - / Tout est fini / Brisé / En mille morceaux. »

 

« Le chant / Est la langue / De mon deuil. »

 

« L’homme qui marche» : «Quelqu’un / Qui habitait un pays lointain m’a raconté / Un jour que dans sa langue / On dit de celui qui est mort / A la guerre qu’il est "tombé". / Ainsi de toi : Tu es tombé / Hors du temps, le temps / Dans lequel je demeure / Passe / Devant toi : Une silhouette seule / Sur un débarcadère / Par une nuit / Dont le noir / S’est échappé / Jusqu’à la dernière goutte. »

 

pioché en bib

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 07:13

 

l-experience-oregon.jpg

 

Naomi est nez de profession. Quand un accident de la route lui fait perdre son odorat, elle perd ses repères. Elle rencontre Scanlon, devine son odeur, tombe amoureuse. Enceinte, elle retrouve l'intégralité de ses sens et doit faire face à une seconde réadaptation. Rien n'est comme elle se l'était imaginé, pas même l'odeur de son mari.

 

J'adore cette idée. Pas vous ? Construire un roman sur l'odorat est un réel défi relevé haut la main par Keith Scribner. Les meilleurs passages sont ceux qui se rapportent à la description des odeurs ressenties par Naomi. Les sensations sont décrites avec une telle précision et justesse qu'elles sont arrivées jusqu'à mon cerveau et mon nez.

 

J'ai aimé également le traitement des groupes anarchistes et sécessionnistes. La recherche de sens, le combat désespéré pour une cause, le poids du sentiment d'injustice. Et puis, ce lien maternel qui unit certains personnages. La culpabilité du bonheur, la recherche de repères, les faux-pas qui aident à avancer.

 

Une écriture créative, par instant poétique et lyrique, un regard acéré et sans complaisance. Malgré quelques longueurs, Keith Scribner dit beaucoup et avec grâce.

 

3.5 étoiles Christian Bourgeois, 525 pages, 2012, traduit de l'anglais par Michel Marny

 

Extrait

« Par le passé, tout comme elle créait des parfums de mémoire, elle avait inventé des odeurs pour Scanlon. Les rares fois où il avait pris une guitare, il sentait l'épicéa et le chêne. Quand, dans le métro, il avait attrapé un type qui avait mis la main dans le sac de Naomi, l'avait plaqué contre la portière avec une poignée de sa chemise avant de le jeter dehors à l'arrêt suivant, elle avait senti de puissantes notes de fond de clou de girofle, de créosote, de mastic à carrosserie et d'huile minérale. Un baiser dans le parc évoquait les feuilles mortes d'érable et le miel. Au lit, sa bouche sur son cou, la poussant du coude et du front, puis son premier élan en elle – tabac sucré et musc. Tandis qu'il ramassait les morceaux d'une femme morose et désœuvrée dans son appartement aux relents aigres, c'était une brise régulière d'ozone, à marée basse, par une nuit chaude. Elle avait inventé des choses si réelles qu'elles étaient devenues son odeur ; elles étaient devenues lui. »

 

La superbe couverture est de Megan Kathleen McIsaac. Pour découvrir son travail : c'est ici

 

Pioché chez... Kathel, merci !

pioché en bib

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 00:09

 

 

 

Nous traversons une zone taguesque. Voici Anis et ses 11 subtiles questions.

 

1. Si tu devais faire rimer un mot avec le mot « femme » ?

Drame, charme, paname, flamme, hippopotame, tam-tam, amstramgram.

 

2. Quelle est ta romancière préférée ?

J'aime trop pour choisir. Austen, O'Riordan, Parker, Groult, Plath, Wesley, Gaskell, Blixen, Woolf...

 

3. Compose le petit-déjeuner de Marguerite Duras.

Un café et Le Monde.

 

4. Quelle est ton héroïne préférée ?

Ma fille. Ma grand-mère. Ma sœur. Ma mère.

 

5. Quel service demanderais-tu à George Sand ?

Un poème. Rien que pour moi.

 

6. Imagine que tu troques avec Virginie Despentes, que lui échangerais-tu ?

Son film préféré contre mon film préféré.

 

7. Tu dois guider les lectures de Madame Bovary : quels sont les trois premiers titres que tu lui proposes ?

Les monologues du vagin, Eve Ensler

Résilience : Connaissances de base, Boris Cyrulnik

Les filles sages vont au ciel : les autres ou elles veulent, Ute Ehrhardt

 

8. Si tu devais choisir un compagnon à Thérèse Desqueyroux, qui proposerais-tu ?

Un homme dont la femme, ou la fille, subit la violence.

 

9. Quel sport conseillerais-tu à « La dame aux camélias » d’Alexandre Dumas ?

De la gym chinoise pulmonaire.

 

10. Tu vas au cinéma avec Effi Briest, vous allez voir...?

Wadjda. J'ai beaucoup, beaucoup, aimé.

 

11. Tu dois habiller la « Nana »de Zola qui est plutôt dévêtue, que lui proposes-tu qui est peut-être dans ton armoire (ou dans celle de ta compagne) ?

Une fleur dans les cheveux, un livre à la main.

 

En guise de conclusion, 11 faits sur toi dévoilés

1. A la fin du mois, j'ai 40 ans - 2. Je travaille sur moi pour assimiler la nouvelle. - 3. J'adore manger. - 4. Hélas, un peu trop. - 5. J'ai une obsession pour les marque-page. - 6. Je suis amoureuse de L'Homme Majuscule depuis 22 ans. - 7. Quand je ris, tout le monde se retourne. - 8. En 2012, j'ai lu des livres à plus de 5'000 enfants. - 9. Je suis la tata du meilleur neveu du monde. - 10. Je n'aime pas mon prénom... - 11. ... mais je me console en trouvant mes seins magnifiques.

 

 

Par Theoma - Publié dans : Bientôt 7 milliards, et moi et moi et moi...
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires
Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 07:00

 

22-brittania-road.JPG

 

« Profession ?

Survivante», murmura-t-elle - ce fut le premier mot qui lui vint à l'esprit. »

 

7 ans les séparent. Ils se retrouvent, chacun avec leurs secrets. Lui, le militaire parti en guerre. Elle, qui a vécu cachée dans les bois. Leur fils, ce petit animal qui n'a plus aucun souvenir de son père.

 

Un premier roman attachant qui se démarque en abordant des sujets qui sont légion en littérature – la guerre, la séparation, l'exode – sous un angle différent, celui des retrouvailles. Amanda Hodgkinson soulève, avec beaucoup de finesse, plusieurs tabous. Après la guerre, combien de familles ne se sont pas retrouvées ? Combien l'ont-elle décidé ainsi ?

 

Chercher les siens pouvant être considéré comme un retour en arrière. Comment être celui ou celle que l'on n'est plus ? Bâtir une nouvelle vie. Ne rien vouloir savoir de ce que l'autre est devenu. Par peur de souffrir à nouveau, parce que l'on est tombé amoureux de quelqu'un d'autre, parce tout a changé.

 

Janusz et Silvana y ont pensé. Ils vont pourtant tenter de reconstruire leur vie de famille. Rien n'est simple et l'auteure, par petites touches, apporte beaucoup de psychologie et de subtilité aux personnages. Personne n'a tort. Le lecteur pourrait prendre la défense de chacun des protagonistes.

 

Le tableau de famille semble si réel que j'ai eu le sentiment d'être à l'intérieur des personnages. Malgré quelques longueurs, 22 Britannia road est un roman mélancolique sur la nostalgie des jours enfuis et la recherche de sa place dans le monde. La fin m'a beaucoup touchée. J'ai aimé cette métaphore du jardin anglais.

 

3--toiles-copie-1.gif Belfond, 429 pages, 2012, traduit de l'anglais par Françoise Rose

 

Extrait

« Le garçon était tout pour elle. Petit et turbulent, il avait l'allure effarouchée d'une créature sauvage surprise en terrain découvert. Dans son corps d'enfant, dans son regard vif, palpitait le cœur obscur de tous ceux qui avaient été perdus et retrouvés, tous ceux qui n'avaient jamais été oubliés. Elle l'aimait avec cette force implacable qui fait jaillir les forêts des profondeurs de la terre et craignait pourtant que cela ne suffise pas pour le garder. Alors elle l'emmenait en Angleterre, déterminée à ce que Janusz l'aime aussi et qu'il le protège.

Sur la liste d'embarquement, elle était inscrite sous le nom de Silvana Nowak. Vingt-sept ans. Mariée. Mère d'un garçon de sept ans, Aurek Josef.

«Quelle est votre profession ?» lui demanda le soldat, en vérifiant les papiers d'identité qu'elle lui tendait.

Elle regarda les documents posés sur le bureau et vit des feuilles couvertes de noms, chacun suivi de la mention «femme au foyer» ou «domestique».

Derrière elle, des centaines d'autres femmes, pareillement vêtues d'habits distribués par les bonnes œuvres, attendaient en silence avec leurs enfants. Au-dessus de la tête du militaire, un panneau rappelait en différentes langues, dont le polonais, le règlement de bord : Tous les draps et les couvertures demeurent la propriété du bateau. Tous les articles volés seront confisqués.

Silvana resserra son étreinte autour de son fils. Le soldat lui lança un rapide coup d'œil, puis replongea aussitôt le nez dans ses papiers. Elle comprit qu'il était gêné de voir une femme aussi négligée, un enfant aussi agité. Elle porta une main à son foulard, s'assura qu'il était bien en place, et appliqua fermement l'autre dans le dos d'Aurek pour le forcer à se redresser.

«Profession ?

- Survivante», murmura-t-elle - ce fut le premier mot qui lui vint à l'esprit. »

 

Lu également par Aifelle, Denis, Enna...

pioché en bib

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 00:08

 

 

Un personnage malicieux, coquin, délicieux, terriblement attachant. Un texte court, drôle, percutant, relevant avec justesse les petits détails du quotidien. Illustré avec brio, les expressions, le plus souvent hilarantes, semblent en mouvement. Qu'est-ce que vous attendez pour faire la connaissance d'Émile ?

 

4--toiles-copie-1.gif Émile veut un plâtre, Émile fait la fête, Émile se déguise chez Gallimard

 

Mon Émile préféré est ici

 

 

♥ ♥ ♥ ♥

 

 

 

Une histoire sans parole. Un coup de cœur immédiat. Évidemment, Les trois petits cochons revisité par Rascal, il ne pouvait pas en être autrement. Du même auteur, à découvrir absolument: Sans papiers

 

5--toiles.gif L'École des Loisirs, 24 pages, 2012

 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 00:02

le-jeu-des-ombres.jpg

 

« Tomber amoureux c'est aussi tomber dans l'état de connaissance. L'amour durable survient quand nous aimons la majeure partie de ce que nous apprenons sur l'autre, et sommes capables de tolérer les défauts qu'il ne peut changer. »

 

Ils s'aiment, s'aiment-ils ?. Oui, ils s'aiment, s'aiment-ils vraiment ?, mais terriblement mal.

 

Louise Erdrich démontre une nouvelle fois sa maîtrise narrative. L'histoire nous happe, la tragédie est en marche, le lecteur y assiste totalement impuissant. Elle est vraiment forte Louise. Bon, elle a une vision du couple assez terrifiante mais il faut saluer son talent de mettre le doigt là où ça fait sacrément mal.

 

Les fissures, les failles, elle les creuse jusqu'au sang. Elle déterre la saleté, celle que l'on cache vite sous le tapis avant que les invités arrivent. L'auteure l'exhibe sur la place publique, regardez les secrets honteux! Prenez acte de la nudité, ne fermez pas les yeux!

 

Les pages hantent encore longtemps, elles laissent une emprunte irréversible. Le roman est âpre et puissant. La vérité des personnages, la vie intérieure d'Irène, héroïne malgré elle, qui s'essaie au jeu de la manipulation et des apparences.

 

Prendre la distance nécessaire pour assimiler la réalité, accepter de lâcher prise, fuir l'autre pour être à part entière, l'amour vampirique, quand la relation devient toxique, la souffrance d'assister au désamour de l'autre, la peur de le perdre, le recours à la violence pour l'empêcher de partir. L'obsession et la possession.

 

Sombre, sur un fil, remuant, une écriture subtile, dense et résolument féminine. Une claque.

 

4--toiles.gif Albin Michel, 252 pages, 2012, superbement traduit de l'anglais par Isabelle Reinharez

 

Extrait

« Les femmes indiennes, quel que soit leur pourcentage de sang indigène, choisissent très soigneusement les hommes avec qui elles ont des enfants, pas seulement à cause des gènes et tout ça, mais pour des questions d’appartenance tribale et d’avantages accordés par le gouvernement, en vertu des traités, qui peuvent aller jusqu’à la priorité pour l’entrée à l’université. Avoir des enfants, c’était la grande affaire. »

 

Interview passionnante de Louise Erdrich : Telerama

 

Bien d'autres avis : Babelio

pioché en bib

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 07:16



« Ce temps qui prend un malin plaisir à nous éloigner du sourire de ceux qu'on aime »

 

Il a 13 ans et il raconte. Elle, sa mère, Lui, son père et Eux, les autres. Ceux qui enseignent, ceux qui briment, ceux qui encouragent, ceux redonnent espoir. Ceux qui aiment, celle qui attend et qui finalement prend.

 

Des mots simples qui ont le pouvoir de creuser jusqu'à une profondeur capable de vous donner des coups au cœur. Un premier roman d'une justesse éblouissante qui possède la force de toucher universellement les lecteurs. 


Certains passages sont l'écho d'une douce nostalgie d'enfance, de fraises Tagada, de sirop grenadine, de baisers mouillés que l'on essuie à toute hâte. Les histoires de grands dont on se fiche ou que l'on rage de ne pas comprendre. Des instants qui nous semblaient terriblement banaux et que l'on regrette presque aujourd'hui. Des pages tendres d'une saveur et d'une fraîcheur exceptionnelle. 

 

4--toiles-copie-2.gif Le livre de poche, 168 pages, 2013

 

Prix Biblioblog du roman 2009

 

La découverte de Proust...

« Ce soir-là, contrairement à mes habitudes, je file dans ma chambre sans tarder. Je ferme les volets, allume ma lampe magique, plongeant la pièce dans une ambiance bleutée et irréelle, presque aquatique. Confortablement installé dans mon lit, calé contre mes oreillers, j'ouvre le tiroir de ma table de chevet et saisis le livre. Je le contemple, fasciné, en caresse la couverture pâle, douce comme la peau. Je l'ouvre et plonge mon nez au cœur des pages qui enferment encore son parfum. Maintenant, oui, je sais à quoi ressemble l'odeur de l'iris.

 

Puis je le feuillette au hasard, intrigué par la typographie dense. Un frisson me parcourt. Ce n'est pas un livre, c'est son livre. Ce ne sont pas que des phrases, ce sont les phrases qu'elle a lues, son regard les a parcourues, sa bouche les a prononcées. Ces lignes pleines et serrées, je ne cherche même pas à en percer le sens. Je sais avec certitude qu'elles renferment ce qui lui plaît. Je sens que j'ai sous les yeux la clef qui me permettra, enfin, de pénétrer dans le monde mystérieux des femmes. C'est vertigineux. Mon regard se trouve absorbé par ces longues phrases et je me laisse emporter par leur courant sinueux, grisé par tous ces mots inconnus qu'elles charrient. »


Par Theoma - Publié dans : J'ai aimé... ils sont en poche !
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 09:42

elle1

 

Voilà, c'est fini. 8 mois, 28 livres. Petit bilan.

 

Premier constat, si je devais attribuer le Prix Elle 2013, je serais bien embêtée. Aucun coup de cœur dans les romans. Une sélection discutable, un arrière-goût de lecture obligatoire.

 

Cependant, je ne regrette pas le voyage. Ce fut ma première participation à un prix littéraire et, même si je ne souhaite pas renouveler l'expérience de si tôt, j'ai particulièrement apprécié la sélection Documentaires ainsi que faire la connaissance d'auteurs dont je n'avais pas encore découvert la plume.

 

Tout comme Anna Blume et plusieurs d'entre nous, je dois malheureusement constater que le prix cette année ne sera pas attribué au meilleur roman mais au moins mauvais. L'impression est désagréable car nous avions toutes à cœur de partager notre passion de lectrice.

 

 

Mon prix ELLE 2013 à moi

 

Catégorie Romans

Arrive-un-vagabond-Robert-Goolrick

Vient ensuite...

Marc-Dugain-Avenue-des-Géants

  

le monde à l'endroit

 


Catégorie Policier

les apparences

 

Vient ensuite...

Rien du tout. Une sélection catastrophique.

 

 

Catégorie Documentaires 

l-elimination-rithy-panh.jpg

 

J'ai longuement hésité entre L'élimination et Cher Gabriel qui m'a également beaucoup marquée. Halfdan W. Freihow possède une belle plume que l'on ne trouve pas dans le documentaire de Rithy Panh mais la force de L'élimination, à mon sens, l'emporte.

 

Vient donc ensuite...

cher gabriel

 

joseph anton 

réanimation

 

Participer à un tel prix apporte une exigence dans la vie de lectrice. Ouvrir les portes, élargir ses horizons, lire davantage de tout. Je vais tenter de garder cet état d'esprit curieux et nourrissant. Et puis... quelle délicieuse sensation ! Celle de retrouver sa liberté de choix.

 

Un bilan plutôt mitigé mais une vision du verre plein. Pour celles et ceux qui se sont inscrits au Prix 2014, une belle aventure !

 

ça, c'est fait !

PRIX ELLE

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 32 commentaires
Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 07:09

de-grandes-esperances.jpg

 

« Nous ne devrions jamais avoir honte de nos larmes. C'est une pluie qui disperse la poussière recouvrant nos cœurs endurcis. »

 

Marie-Aude Murail avait écrit un jour - inconsidérément, dit-elle - que, si les romanciers avaient une retraite, elle savait bien à quoi elle emploierait la sienne : à adapter Dickens pour le transmettre «en pensant non seulement à son jeune lecteur mais, d'une façon plus générale, au lecteur contemporain qui n'a plus le temps de s'ennuyer». Qui aurait pu mieux que cette amoureuse de Dickens avoir de son œuvre une connaissance assez intime, un respect assez sûr pour accomplir ce travail ? Aucune réécriture dans son adaptation, aucun «morceau choisi», mais un allégement subtil : réduction à feu doux des descriptions pour conserver l'atmosphère, époussetage délicat des répétitions, des énumérations, pour que demeurent le style et l'humour. C'est à un travail au petit point que s'est livrée Marie-Aude Murail afin de ne laisser entre les mains du lecteur que l'histoire, les personnages, les émotions, et le plaisir de lire Dickens, amplifié par Philippe Dumas, le plus éblouissant, le plus dickensien des illustrateurs.

 

Marie-Aude Murail a réussi un tour de force. Rendre plus accessible à la jeunesse un des romans phares de Dickens sans le niveler par le bas. En tournant les pages, j'ai souvent eu la délicieuse sensation d'assister à une lecture à voix haute du célèbre auteur anglais (évènements publics décrits avec passion et enthousiasme dans l'admirable biographie que Murail a consacré à Dickens).

 

J'ai découvert De grandes espérances à l'adolescence. J'en garde le souvenir d'un très beau roman encombré de longues descriptions. Je me suis régalée avec cette relecture dépoussiérée. Imaginez une chanson chère à votre cœur dont l'arrangement traverse le temps avec difficulté. Une reprise est délicate et demande un savant mélange de respect, de goût, d'humilité et de justesse.

 

Murail réunit tous ses éléments et bien d'autres encore. Passionnée – son fils se prénomme Charles, elle offre à l'auteur le plus beau des hommages, l'opportunité d'être lu encore et encore par les prochaines générations. Tant qu'à Philippe Dumas, il nous permet de vivre l'expérience ô combien dickensienne du roman feuilleton, ça n'a tout simplement pas de prix.

 

Alors oui, on peut se poser la question en tant que professionnels du livre, en tant qu'enseignants ou parents. Dans une époque où l'on constate amèrement que l'offre destinée au jeune lectorat est disproportionnelle à une demande toujours en baisse, cette adaptation a-t-elle du sens ? Je réponds plus que jamais !

 

Seul, sur une étagère, ce roman a très peu de chance d'être lu. A nous, adultes, de relever le défi et d'en promouvoir la puissante lecture ! Les raisons sont nombreuses mais la plus importante, à mon sens, est que Dickens fait partie des rares auteurs à saisir l'essence même de l'enfance.

 

Message personnel à Marie-Aude Murail : s'il vous plaît, encore ! :)

 

5--toiles.gif L'École des Loisirs, 525 pages, 2012

 

Un passage qui m'émeut à chaque fois

« Je tiens Pip quitte de ses services, dit-il, et je me réjouis de tout mon cœur de le voir s'en aller vers la fortune. Si vous croyez qu'on peut compenser avec de l'argent la perte de ce garçon... qui est venu tout petit à la forge... qui a toujours été mon meilleur ami...

Ô mon vieux Joe, que j'étais si pressé de quitter, je te vois encore passer ton bras musclé de forgeron sur tes yeux, je vois ta large poitrine se gonfler, j'entends ta voix se briser ! Ô mon cher Joe, le tremblement de ta main sur mon épaule m'est aujourd'hui aussi cher que le frôlement d'aile d'un ange ! »

 

Du même auteur, à découvrir absolument

Charles Dickens

Miss Charity

 

Lu également par Clara, Nadael...

Un grand merci à la chouette Librairie
dialogues croisés

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 06:50

 

le-code-de-l-art.png

 

Connaissez-vous vraiment les panneaux de signalisation ?

Et si les feux tricolores étaient représentés par une œuvre d’Ellsworth Kelly ? Et si la sortie de secours était indiquée par Le Verrou de Fragonard ? Et si les cafés étaient signalés par Le Déjeuner en fourrure de Meret Oppenheim ? Et si les hôtels étaient indiqués par La Chambre de Van Gogh ? Chaque panneau trouve, dans ce livre, son écho dans un célèbre tableau. On retrouve ainsi 60 panneaux et pictogrammes associés à autant de chefs-d'œuvre de la peinture. L’art vu par Andy Guérif : une nouvelle façon de réviser son code de la route !

 

Les éditions Palette, c'est juste la grande classe. Pas étonnant donc que le dernier en date soit une *merveille*, tout simplement.

 

Évidemment, il s'agit d'un indispensable.

 

5--toiles.gif Palette, 128 pages, 2013

 

Extraits


feu tricolore

 

van gogh

Hpopper

electrique

Capture d’écran 2013-03-13 à 16.47.19

fleches

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 06:45

 

tabloid city

 

Alors là, je sèche. J'avoue ne pas savoir quoi vous dire sur ce titre. Au départ, tout fait envie. La couverture, le sujet, la préface dithyrambique de François Forestier, les critiques élogieuses.

 

Je ne vois pas. Je ne comprends pas. Alors oui, c'est un hymne au journalisme, celui d'autrefois que l'on regrette déjà. Peut-être est-ce cela.  Faut-il être journaliste ou tout simplement un homme pour apprécier ce roman dans son ensemble ? Si vous avez la chance de réunir les deux éléments, foncez !

 

Pete Hamill dénonce avec fureur l'ère de l'information clickable. On ressent son expérience et son analyse touche juste. Pourtant, je n'ai rien aimé dans ce roman. J'ai trouvé le style artificiel et bien trop télégraphique. J'aime les phrases courtes, vous l'aurez remarqué, mais définitivement pas sur un roman de 400 pages.

 

Les personnages ne m'ont aucunement intéressée, j'ai eu l'impression d'être dans une série télé où les hommes ont tous la voix exagérément rocailleuse. Pete Hamill n'a pas su, à mon sens, se débarrasser de son enveloppe de journaliste pour endosser celle de romancier. Des articles de fond sur le déclin de la presse ne manquent pas.

 

Étant donné qu'il s'agissait de ma dernière lecture pour le prix Elle, j'ai interrompu ma lecture pour tenter de mieux la reprendre après une pause bénéfique. Essayé pas pu. J'ai trouvé le temps long, pire, j'ai rarement eu, à ce point, aucun plaisir dans l'acte de lire.

 

1--toile.gif Balland, 416 pages, 2012, traduit de l'anglais par Daniel Roche

 

Extrait

« Sur le bureau sont étalées les premières éditions des journaux du matin. Le Times, le Post, le News. Logan clique sur une page qui propose quatre possibilités de une. Briscoe pense : Je suis si vieux. Il se souvient quand on taillait dans le bois les caractères du titre de une, c'était dans l'ancienne salle de composition du Post, un peu plus bas sur West Street. Il entend comme s'il y était le martèlement assourdi des linotypes. Revoit les linotypistes, sourds et muets, qui communiquent par signes. Et Paul Sann au marbre, qui coupe les articles de sa main ferme de rédacteur en chef. Pour détacher les lignes de plomb du bas des articles, il se sert d'un pied à coulisse. Tout le monde fumait. Écrasait son mégot par terre. Il faisait chaud. Ça gueulait. Les sandwichs venaient du grec voisin. Envolé à jamais, tout ça. »

 

Même avis chez...Clara, Hélène, Jostein, Nadael...

 

Lu dans le cadre du...
PRIX ELLE

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 06:55

 

Arrive-un-vagabond-Robert-Goolrick.jpg

 

« L'enfance est l'endroit le plus dangereux qui soit. Personne n'en sort indemne. »

 

Il arrive au village. On l’inspecte. On se méfie. Il fait ses preuves. Il devient le préféré. On assiste, impuissant, à la tragédie menaçante.

 

Première rencontre avec l’auteur, ce ne sera pas la dernière. L’écriture est subtile, ciselée, lyrique. Aucun mot n’est de trop, ils nous ferrent, nous happent jusqu’à la dernière page. On le sait. Quelque chose va arriver. Évidemment, la fin va être laide mais on espère le miracle. Ce mélange d'émotion que chaque lecteur attend.

 

Le talent de Robert Goolrick est de viser juste, l'air de rien, par petites touches douces-amères. Ce qui ne devrait pas être, le jeu des apparences, l'impossibilité de résister à la tentation, le goût insupportable de l'inévitable, la vision d'un enfant face aux secrets des adultes. Les mots sont habités par la liberté, la plume est teintée de mélancolie.

 

Cruel, injuste, vibrant ! Le plus beau roman de cette sélection du prix ELLE 2013.

 

4--toiles-copie-4.gif Anne Carrière, 320 pages, 2012, traduit de l'anglais par Marie de Prémonville

 

Extrait

« Tout souvenir est une fiction, gardez bien ça à l'esprit. Bien sûr, il y a des événements dont on est certain qu'ils ont eu lieu, sur lesquels on peut sans hésiter mettre une date et une heure, à la minute près, mais si on y réfléchit, cela concerne surtout ce qui arrive aux autres.

Ce que je m'apprête à vous raconter s'est bel et bien produit - et, à peu de chose près, de la manière dont je vais le décrire. C'est une histoire vraie, du moins a-t-elle la vérité que lui ont laissée soixante années passées à se la remémorer et à la répéter. Le temps modifie nos perceptions, et parfois la confusion s'en mêle. On pourra se rappeler un détail avec une précision implacable - le temps qu'il faisait, ou bien le reflet que le soleil glissant entre les pins noirs faisait miroiter à la surface ondoyante de la rivière, des broutilles même pas reliés à un événement en particulier - alors que d'autres faits, parfois majeurs, nous reviendront de manière complètement décousue, sans forme visuelle ou sonore. Les détails ont finalement plus de réalité que certains événements importants. »

 

Elles ont également aimé... Clara, Constance, Jostein, Hélène, Malika...

 

Lu dans le cadre du...
PRIX ELLE

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 00:55

 

 

jeu-de-la-pal.jpg

 

Elles ont joué le jeu ! Un grand MERCI à elles !

 

J'ai adoré leurs idées originales et variées.

 

Vous avez voté, merci à vous !

 

Voici les résultats !

 


Les photos

 

 

Kathel

pal-X--1.jpg

PAL no 1

 

 

  Kikine

pal-X--2.JPGPAL no 2

 

 
George

pal-X--3.JPGPAL no 3

 

 

Durgalola

pal-X--4.jpgPAL no 4

 

 

Moi

pal-X--5.jpgPAL no 5

 

 
Eloely

PAL X, 6PAL no 6

 


Keisha

pal-X--7.JPGPAL no 7

 

 

Antigone

pal-X--8.JPGPAL no 8


 

Faelys

pal-X--9.jpgPAL no 9

 

 

Brize

pal-X--11-copie-2.jpg

PAL no 10

 

 

Canel 

pal-X--12.jpgpal-X--12-bis.jpg PAL no 11


 

 

Galéa

pal-X--13.JPG PAL no 12


 

   Marilyne 

pal-X--14.JPG PAL no 13

 

 

La lecture sème des idées, tels des petits cailloux, chez notre gagnante.

BRAVO Galéa !

 

 

Le jeu des devinettes

Malgré la difficulté, vous avez été plusieurs à relever le défi !

Vous avez toutes visez juste (entre 4 et 7 bonnes réponses), félicitations !

 

Vous avez été nombreuses à reconnaître les PAL de Keisha, Galéa, Maryline et Faelys.

Avec un maximum de réponses justes, Fransoaz l'emporte, BRAVO !

 

Les filles, j'attends votre adresse par mail :)

 

On remet ça l'année prochaine ?




Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires

 

 

Pour me contacter

top-2012INDEX.jpg
2011-2INDEX.jpg

incont 2010INDEX-copie-1
incont-2009INDEX.jpg
 
 

Derniers Commentaires

 

index-2012INDEX.jpg 

 

2011INDEX.jpg

 

 

index-2010INDEX-copie-2.jpg


 

Contenu protégé

copyright2.gif
C'est bien vrai !

popeye-livre.jpg
Je participe...

Challenge-Genevieve-Brisac-2013.jpg

Challenge Jeanne Benameur

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés