Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 09:54

 

jeudi-citation.gif

 

 

Pour le casting de rêve, pour Colin qui atteint le sommet de la sexytude lorsqu'il parle portugais, pour les jours de pluie, pour les longues soirées d'hiver, pour Bill Nighy qui est juste hallucinant et pour Hugh qui danse... de son mieux.

 

 

« Un message de votre oncle Billy, les enfants. N'achetez jamais de drogue... Quand vous deviendrez rock-star on vous la refilera gratuit ! »

 

 

« - Enchanté, Nathalie !

- Ravie David. Euh, Monsieur le ministre... merde... comment j'ai pu dire ça...

- Ah ah ah !

- Et en plus j'ai dit merde... deux fois de suite... Oh, Monsieur toutes mes excuses...

- C'est pas grave voyons, vous auriez dit putain, là nous aurions été dans la merde.

- Ça c'est vrai ! j'avais le pressentiment que le premier jour j'allais merder comme une conne. Oh putain !

- Ah ah ah ! »

 

 

« Toutes les fois que je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde je pense à la zone d'arrivée des passagers de l'aéroport de Londres. De l'avis général, nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d'accord. J'ai plutôt le sentiment que l'amour est présent partout. Il n'y a pas toujours de quoi en écrire un roman, mais il est bien là : Père et fils, mères et filles, mari et femme, copains copines, vieux amis. Quand les deux avions ont frappé les tours jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de messages de haine ou de vengeance : c'était tous des messages d'amour. Si vous cherchez bien, j'ai la désagréable impression que vous constaterez qu'en définitive, nous sommes cernés par l'amour. »

 

 

love-actually.jpg

 

 

 

  5--toiles.gif Love Actually

   Ecrit et réalisé par : Richard Curtis

   Avec : Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Keira Knightley,

  Alan Rickman, Colin Firth, Bill Nighy...

 

Par Theoma - Publié dans : Ce qui finit par "é" (ciné,télé,dévédé) - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 06:42

 

ce-que-je-sais.jpg

 

«Quand on lui apprend qu'elle va mourir dans six mois, Vera Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna. »

 

Ce sont les premières lignes du roman et elles suffisent à vous happer dans ce conte presque initiatique au charme latin. L'écriture est exceptionnelle pour deux raisons : fluide, elle coule naturellement, sans effort apparent, tout en étant d'une intense profondeur et d'une modernité absolue.

 

Véronique Ovaldé signe ici un grand roman.  Une auteure qui nous propose, non pas des personnages féminins en toile de fond, mais des femmes, leurs secrets, leurs violences, leur soumission et leur force.

 

Si je vous racontais Ce que je sais de Vera Candida, vous seriez peut-être découragés, voire horrifiés, par cette lecture mettant en avant des femmes à la vie si difficile. Pourtant, ce roman regorge d'espoir, d'amour et de lumière.

 

Je me souviens des moments entre femmes de plusieurs générations et de la même famille où les secrets sont dévoilés, où l'intime ouvre ses frontières. Ces moments sont, pour la plupart, des instants de grâce. Une bulle nous protège, les souvenirs se libèrent. Le soulagement d'avoir une clé de compréhension, enfin un évènement qui fait sens ou la terrible découverte d'un cercle se répétant à l'infini. Et quand l'une d'entre nous décide de casser le schéma, pour son bien, celui de ses enfants et de leurs descendants, mais aussi, pour celles qui, avant elles et pour diverses raisons, n'y sont pas arrivées, quelle délivrance !

 

Je digresse, je m'emballe, je ne touche plus terre parce que j'ai tout aimé et que j'ai tout pris de ces 292 pages qui me sont dorénavant bien trop précieuses.

 

pioché en bib

 

5--toiles.gif Éditions de l'Olivier, 292 pages, 2009

 

Merci à Cuné pour la découverte ! Elles sont nombreuses à l'avoir lu, leurs avis  ici.

 

 

 

 

 

 

Deux extraits, parce que je ne pouvais pas choisir...

« Mais un jour ce qui devait arriver arriva : un petit garçon de Vatapuna attendait Rose au retour de sa pêche. Il était assis sur la plage, il la regardait venir du large à l'abri sous son chapeau de paille verte. (Cette paille n'est pas encore mûre et elle mûrit sur la caboche. Le chapeau change insensiblement de couleur jusqu'à devenir marron, c'est un plaisir pour les yeux et une surprise quotidienne, un couvre-chef comme ça; la paille dore puis brunit et, pour que le processus s'arrête, il faut la baigner chaque jour dans de l'eau citronnée. Comme les enfants portent souvent ce genre de chapeau à Vatapuna, ils dégagent tous une délicate odeur de citronnade. Mais trêve de couleur locale. »

 

« La regarder ainsi c’était pour Itxaga comme de sentir de nouveau le sang pulser dans son corps jusqu’à l’extrémité même de son doigt fantôme, la main de Vera Candida qui pendait de son poignet et faisait négligemment dégringoler ses cendres d’un petit tapotement de l’index était comme l’aorte de son univers, il pensa, Pour le moment ça me fait du bien de la revoir, quand ça me fera de nouveau mal j’arrêterai de la voir, mais c’est une promesse d’ivrogne et d’amoureux, à quel moment bascule-t-on dans la douleur et dans la dépendance, y-a-t-il un moment précis où la joie disparaît ? Alors il dit, Tu attends quoi de moi ? Il aurait aimé qu’elle se tourne vers lui, qu’elle cesse de regarder la cours et ses ornières pareilles à des vasques de boue, il aurait aimé qu’elle ne scrute pas un loin la cime de l’araucaria du jardin abandonné en face, il aurait aimé qu’elle se tourne vers lui, le fixe de ses yeux minuscules, remarque la cicatrice sur son visage et le petit doigt qui manquait et dise, Abandonne tout et allons sur ta colline de comédie musicale et reprenons tout à zéro…. ....C’était une drôle de question, mais cela avait à voir avec le mille feuilles qu’il avait confectionné à partir de ses terreurs, de ses frustrations, de ses incapacités et de son infinie solitude (l’infinie solitude étant la couche de crème acide qui ajoutait à plusieurs reprises du moelleux à la chose). »

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Romans français - Communauté : Lecture sans frontières
Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires - Partager    
Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 00:04

 

les-etranges-soeurs.jpg

« Tu es à moi pour l'éternité. »

 

1888. Londres, un cimetière, il fait nuit. Amber et Luna Wilcox se réveillent. Elles fracassent le bois du cercueil, grattent la terre, émergent de tombes qui ne sont pas les leurs...

 

Une lecture qui nous plonge avec délice dans une ambiance brumeuse à la Arthur Conan Doyle. On s'amuse de rencontrer Abraham Stocker et la reine en personne. On frémit devant l'ombre de Jack l'éventreur et on savoure de mener l'enquête avec Sherlock Holmes et le très cher Watson.

 

Malgré ces excellents ingrédients, je n'ai pas réussi à me laisser totalement emporter. Le style ? L'histoire ? Ou simplement le fait que je me sois lassée d'aventures vampiresques ? Quoi qu'il en soit, Luna et Amber sont de grandes héroïnes qui vont emmener, et je n'en doute pas, le jeune lectorat dans une aventure frissonnante.

 

3--toiles.gif Gallimard-Jeunesse, 283 pages, 2009

 

Beaucoup d'avis positifs recensés ici...

logobob01.jpg


 

Le tome 2 est en librairie !

les-etranges-2.jpg

 

Interview de Fabrice Colin

 

 

Ma dernière lecture dans le cadre du Prix Mauprat !

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Ados/Jeunes Adultes - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Partager    
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 06:39

 

corps.jpg

 

« Ne croyez pas ceux qui disent le corps change. Il change pas. »

 

Monika travaille dans un institut de beauté. Les femmes défilent, dévoilent leur corps et parfois leur âme. Elles ont en commun ce corps qu'elles trimballent comme un fardeau, celui qu'elles espèrent voir Monika façonner, transformer.

 

Un sujet foisonnant qui touche, j'en suis certaine, la majorité d'entre nous. Hommes, femmes du quotidien qui sommes bien  incapables de lutter contre la concurrence de la crème anti-ride Photoshop.

 

Je suis une aficionados des histoires de femmes, de celles presque tribales, que l'on pourrait raconter autour du feu. En ouvrant ce livre, j'étais prête à être bousculée, remise en question, touchée.

 

Malgré de beaux passages, l'écriture m'a claqué la porte au nez. Impossible d'entrer dans ce langage parlé, avare de négations et de virgule. De plus en plus hermétique au style de l'auteure, le livre m'est tombé des mains.

 

Quand je lis ceci...

« Presque aucune des femmes qui viennent ici n'aime son corps. Les magazines qu'elles lisent à l'entrée sont remplis de corps de femmes qui n'existent pas. Elles veulent avoir le même, elles aussi, un corps qui n'existe pas. Leur corps à elles existe c'est ça le problème. Trop, à leur goût. »

 

...ou encore cela

« Je n'aime pas les femmes comblées, tout le monde pense qu'elles sont heureuses elles ont tout pour l'être. Je ne le pense pas, elle ne sont pas heureuses j'aime mieux les femmes à qui il manque quelque chose celles qui désirent à celles qui possèdent. J'aime mieux celles qui continuent d'attendre qui continuent de palpiter. »

 

... je ne peux que me demander si je passe à côté de quelque chose. En relisant, quelques pages, je persiste à ne pas pouvoir surmonter l'écueil que représente l'écriture. Tant pis pour moi.

 

2--toiles.gif Buchet Chastel, 144 pages, 2010

 

Tamara a rencontré l'auteure et aborde avec philosophie ce langage parlé

 

Un livre lu grâce ou à cause de... ;-)

ulike.jpg

 

  merci !

 


Par Theoma - Publié dans : Romans français - Communauté : Litterature
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Partager    
Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 06:00

 

 

L'été dernier, je participais à la première édition des Harlequinades lancées par Fashion et Chiffonnette. Ce fut drôle et parfois douloureux. J'ai ouvert mon premier et j'espère mon dernier Harlequin. Cette année, quel soulagement de découvrir un règlement différent ! Les participants ayant le choix de lire et de chroniquer ou d'écrire un chapitre imaginaire d'un Harlequin. C'est donc la seconde option que je vous propose aujourd'hui...

 

 

Les braises incandescentes du batracien

 

Brenda était tout excitée. Son premier jour en tant qu'assistante du célèbre Professeur Brandon. Elle avait été sélectionnée parmi des centaines de candidats. Cette opportunité allait enfin lui donner l'occasion de faire ses preuves.

 

La rumeur disait que Brandon était le plus bel homme du campus mais elle n'en avait cure. Elle était ici pour prouver sa valeur, Brandon pouvait être Adonis lui-même, elle resterait concentrée sur son travail. Première de sa volée, Brenda n'avait jamais connu l'amour physique dont elle avait une piètre opinion. Ses camarades de chambre portaient sans cesse à nu leurs exploits sensuels alors que la jeune femme désirait étudier dans le calme. Elle avait déjà goûté aux lèvres de plusieurs étudiants mais n'avait pas souhaité renouveler la décevante expérience.

 

Lorsqu'elle fit son entrée dans le bureau du Professeur, elle eu l'impression qu'un tremblement de terre allait déchirer le sol en deux. En le voyant pour la première fois, elle le trouva délicieusement bronzé, le torse athlétique et les dents aussi blanches qu'un rayon de lune. Le choc étant inédit, elle l'attribua à la nervosité du premier jour. En l'apercevant, Brandon s'élança vers elle, comme un fauve vers sa proie.

 

- Bienvenue Mlle Spelling. Si vous ne voyez pas d'inconvénients, nous allons supprimer dès aujourd'hui toutes formes de convenances. Appelez-moi Kevin.

 

La formule la fit rougir, elle ne put sortir qu'un son approximatif de sa gorge qui fut, heureusement, interprété comme un acquiescement par son interlocuteur.

 

- Je vais vous faire le tour du propriétaire et vous initier rapidement, vous connaissez certainement les bases ?

- Mmmm.

 

Brenda bouillonnait de rage. Que lui arrivait-il ? Kevin devait se demander si les experts ne s'étaient pas lamentablement plantés en la choisissant parmi tant d'autres. Elle était paralysée devant le charme de cet homme de douze ans son aîné. D'un naturel déconcertant et d'une infinie patience, il lui fit plusieurs démonstrations, toutes exemplaires et qui attestaient de son grand talent.

 

Elle devinait son torse bronzé derrière sa chemise blanche et ne résistait pas le regarder de bas en bas lorsqu'il se retournait. Sa démarche était celle d'un homme expérimenté et sûr de lui. A chacun de ses regards, la jeune femme sentait des fourmillements au creux de ses jambes. Son ventre se tendait, ses lèvres devenaient sèches, un brasier intérieur semblait tout consumer. Brenda se détestait de ressentir de telles sensations. Elle savait que ses sentiments n'étaient pas réciproques et que même si par folie, ils étaient partagés, Kevin restait avant tout un professionnel.

 

Ses nuits se transformaient en rêves brûlants et endiablés, elle rêvait que Kevin la possédait toute entière telle un objet d'expérience à sa merci. La jeune femme se réveillait en sueur, haletante et désespérément seule. Et si triste ! A chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle voyait ceux de son professeur aussi bruns qu'un écureuil de Central Park. Elle adorait cet animal. Il était malin et possédait une queue si élégante.

 

Les journées de l'assistante était tout aussi difficile. Manquant de sommeil, elle se sentait fragile. Parfois maladroite dans ses dissections, Kevin se positionnait alors derrière elle, lui prenait la main et lui montrait avec douceur comment utiliser le scalpel sur une des grenouilles qui avaient été retrouvées congelées et dont l'origine datait de 712 avant JC.

 

Kevin se relevait être un enseignant patient et Brenda tentait de lui faire honneur. Alors qu'ils arrivaient dans la délicate partie des organes génitaux du batracien, Kevin eut soudain les larmes aux yeux.

 

- Mon Dieu. C'était une femelle et elle était sur le point de pondre ses œufs.

- C'était une future maman ?

- Oui.

 

Émus par cette découverte qui les rapprochait encore davantage, Brenda fut bouleversée devant les larmes de son compagnon. Kevin s'approcha avec douceur, son haleine était fraîche et mentholée, puis, lui prit soudain la nuque pour l'embrasser passionnément. Aussi soudainement, il se retira en s'excusant.


- Pardonnez mon comportement indigne. Je suis votre professeur !

- Alors enseignez-moi !

 

Ce cri désespéré sorti de ses lèvres roses, encore assoiffées et frustrées par cette promesse brutalement arrachée. Il s'approcha alors avec une lenteur presque insupportable. Il l'embrassa délicatement, taquina avec sa langue le lobe de ses oreilles, parcouru sa nuque avec son souffle rauque et commença à la déshabiller. Brenda fit face à des sensations nouvelles presque douloureuses. Elle le désirait si fort qu'elle aurait pu en mourir comme Desdemona dans Othello.

 

- Oh !

- Mmmmm !

- Oui !

Encore !

- Rrrrrr !

 

Kevin s'avoua être un amant exceptionnel qui savait être à l'écoute de sa partenaire. Il partit à la recherche de ses zones érogènes les plus sensibles jusqu'à arracher à la jeune femme des cris de plaisirs. Jamais avare de sa salive, il était tendre tout en étant bestial, doux et sauvage, charnel et animal. Quand enfin ils s'unirent, il éprouva la jouissance comme jamais.

 

Un long silence s'installa dans la pièce. Ils ne ressentaient pas le besoin de parler et quand bien même, les mots ne suffisaient pas à décrire cet amour aussi profond qu'une plateforme pétrolière norvégienne. Bien installés dans leur bulle, ils ne virent pas tout de suite qu'ils avaient fait l'amour sur les œufs antiques de la maman grenouille...

 

 

Bientôt disponible

 

Les braises incandescentes du batracien, tome 2, Collection Harlequin Science-Fiction.

 

 

Par Theoma - Publié dans : La blogosphère - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Partager    
Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 09:23

la-princesse-et-l-assassin.jpg

 

Nina est la princesse à son papa. Le métier de ce dernier oblige sa famille à déménager régulièrement. Fraîchement débarqués à Norra Söderbro dans la Banlieue de Stockholm, leurs vies va basculer.

 

Voilà un auteur qui mérite votre attention. D'abord parce que nous sommes loin des clichés qui abondent ces derniers temps dans la littérature ado. Pas d'histoire d'amour impossible, pas de créatures fantastiques, pas de cadres branchés mais un décor aussi crédible que son histoire.

 

Les polars provenant du froid nordique font d'excellents crus, La princesse et l'assassin confirme la règle. Magnus Nordin nous emmène dans un bled perdu pour mieux nous balader dans le noir.

 

Sans prétention aucune, très efficace, vous vous surprenez à regarder de plus en plus derrière vous, car, oui, vous la sentez, cette ombre menaçante et anonyme qui semble vous planer autour.

 

4--toiles-copie-1.gif Editions du Rouergue, DoAdo Noir, 249 pages, 2009

 

Prix du meilleur thriller pour la jeunesse

 

Les avis de...

Clarabel « on retient son souffle jusqu'aux dernières pages, on serre les poings et les dents, on a le souffle court... bref on comprend que ce thriller est bon, très très bon même. La recette du polar nordique est appliquée à la lettre, c'est noir, oppressant, curieux, douloureux. »

 

Esmeraldae « Plein de questions que vous allez inévitablement vous poser. Un très bon thriller pour adolescents qui doit être lu aussi par les adultes. »

 

Gawou « un roman noir à l'intrigue brillamment maîtrisée. »

 

Découvrez le premier chapitre...

ici

 

Lu dans le cadre de... 

logo 141coeur vs3

 

 8/16

 Merci à Gawou pour la découverte !

 

 

 

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Ados/Jeunes Adultes - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Partager    
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 08:20

 

la-reine-des-lectrices.jpg

« - Lire n'est pas un crime en soi, Madame.

- Je suis heureuse de vous l'entendre dire.

- Ce qui est dangereux, c'est de le faire de manière intensive. »

 

 

Par hasard, s'il existe, La Reine découvre un bibliobus devant le palais de Buckingham...

 

Alan Bennett vous offre la lecture de l'été, la solution anti-déprime, le livre idéal de tous lecteurs qui se respectent, le tout en 121 pages et pour moins de 4 euros. C'est drôle, carrément jubilatoire et anglais à souhait. On glousse devant l'originalité du sujet, on acquiesce aux conséquences provoquées par l'acte de lire et on s'amuse devant son influence contestataire.

 

L'auteur réussit à nous faire aimer cette Reine d'apparence glacée dont la vie change profondément en se découvrant l'envie de lire. La lecture appelant la lecture, la voilà lectrice compulsive royale au grand dam du Premier Ministre. Si ses proches sont soulagés par l'ouverture inattendue de leur aïeule, les professionnels de la monarchie ont peur pour l'Angleterre.

 

Lire serait un acte égoïste et l'intelligence n'est pas bien considérée par l'opinion publique, surtout quand c'est une femme qui la pratique. Alors que les sens de la Reine n'ont jamais été aussi aiguisés, le Palais suspecte un Alzheimer ! Si la lecture lui apporte tant, la souveraine regrette pourtant d'avoir un jour ouvert un livre. Son quotidien lui semble bien fade, rien n'est comparable à la délicieuse sensation de lire. Et quel regret ! Tous ces auteurs qu'elles a eu l'honneur autrefois de rencontrer alors qu'elle n'en avait cure !

 

La fin est divinement piquante. La Reine des lectrices ferait une formidable pièce de théâtre. Il s'agit pour l'instant d'une lecture rafraîchissante, tonique et d'une douce ironie à ne pas manquer.

 

4--toiles-copie-1.gif Gallimard, 121 pages, 2010

 

Extrait...

« Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu. »

 

Beaucoup d'avis...

Saxaoul, Cuné, AmandaYsClarabelCathuluLouCachou, Isa, A sauts et à gambadesPimpi, Midola, Fashion...

 


 

 

Par Theoma - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 31 commentaires - Partager    
Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 05:56

jeudi-citation.gif

 

 

Chiffonnette propose de faire revivre le jeudi en citant quelques lignes d'une lecture en cours. Ravie, j'en profite pour vous faire partager trois délicieuses expressions piochées dans un des titres de l'auteure de l'indispensable Miss Charity.

« J'étais convaincu d'une chose à présent : cet homme mentait, il n'était pas mon père, et c'était bien consolant, comme disait le mourant en apprenant qu'il venait d'hériter cinq cent mille francs. »

 

« Il y a des souvenirs dont il vaut mieux pas s'encombrer, comme disait le monsieur qui avait scié sa femme en morceaux ».

 

« La vie comporte des hauts et des bas, comme disait le monsieur qui venait de monter cinq étages pour se jeter par la fenêtre ».

 

Malo de Lange, fis de voleur, Marie-Aude Murail, L'Ecole des Loisirs.

 


Par Theoma - Publié dans : La blogosphère - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Partager    
Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /2010 09:43

 

 

ICONES---BILLETS-3983.JPG

 

 

Les chiens ne font pas des chats, la pomme n'est pas tombée loin de l'arbre, bon sang ne saurait mentir, bon chien chasse de race, telle mère telle fille...

 

Quand une famille de lecteurs compulsifs partent en vacances, heureusement que des endroits où il fait bon de vivre appelés bibliothèques existent. Le porte-monnaie est soulagé, les bras davantage musclés, et les découvertes enrichissantes.

 

D'ailleurs, pour la rentrée, je vais en faire la promotion en reprenant l'adorable et utile logo d'Antigone (encore merci à toi !) à chaque fois qu'un livre pioché en bib sera chroniqué. Parce que grâce à celle de mon quartier, non seulement j'ai l'impression d'être une petite fille dans un magasin de jouets à Noël mais aussi parce que la superbiblio derrière le comptoir assure grave.


 

pioche-en-bib.jpg

 

 

 

 

  Et vous, quel (non)utilisateur de bib êtes-vous ?

 

 

 

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Bientôt 7 milliards, et moi et moi et moi... - Communauté : ~ Au Fil du Temps ~
Ecrire un commentaire - Voir les 48 commentaires - Partager    
Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 18:15

 

la-distribution-des-lumieres.jpg

 

« J’aimais trop les femmes pour tolérer qu’on les insulte. J’ai toujours eu le fantasme presque sensuel de liens civilisés avec l’autre sexe. C’est la civilisation qui a créé l’érotisme. Sans la culture et ses entrelacs de complexités, de distance où l’art, la poésie se sont engouffrés, il ne reste que la bestialité, la vie aveugle des animaux. »

 

Ne supportant plus la politique de Berlusconi et se refusant à la cautionner, Pasquale quitte l'Italie pour la France. Il y rencontre Anna, enseignante, dont il tombe rapidement amoureux. Sans le savoir, ils sont observés par Aurèle, jeune adolescente désœuvrée.

 

Ne vous fiez pas aux apparences, La distribution des lumières regorge de dangers. Vous êtes invités à vous installer confortablement sans vous douter que les mots sont en train de tisser leur toile pour mieux vous happer dans un tourbillon glaçant et impitoyable.

 

Impuissant, vous assistez aux dégâts provoqués par des éléments ravageurs :  l'ennui de l'adolescente, la manipulation de l'ignorance, les désirs ressentis sans décodeurs et la honte s'ils ne sont pas conformes.

 

L'adulte n'est pas en reste. Celui qui souhaite être en accord avec sa propre éthique peut se perdre dans les méandres de la naïveté pour paver son chemin de bonnes intentions et arriver tout droit en enfer.

 

Un contenant en ébullition prêt à exploser. Une écrivaine qui frôle sans cesse les limites avec une incroyable maîtrise. Terrifiant et à découvrir.

 

4--toiles-copie-1.gif Flammarion, 185 pages, 2010

 

Un extrait...

« Je suis parti mais je n’ai pas coupé les liens avec mon pays. J’ai gardé l’habitude d’acheter les journaux italiens, je me rendais au kiosque pour demander La Répubblica. Elsa a souffert de notre rupture, pour reconstruire la part d’elle que j’avais détruite, elle m’a laissé sans nouvelles durant des mois. Ensuite, notre camaraderie a repris par courrier. S’il avait continué, j’aurais enduré son silence comme une torture. Je lui ai écrit une lettre ou bien un mail par semaine. je n’ai pas changé de fréquence, j’ai trouvé mon rythme naturel. Ses réponses m’ont sauvé de ce froid qui m’habitait depuis que je ressassais mes remords. Ce n’est pas parce que j’avais fui que j’avais tourné le dos à vingt-cinq ans de vie commune avec Elsa. Je ne pourrais pas rompre comme ceux qui font le deuil de l’autre. Pour moi, oublier une personne qu’on a aimé c’est le début de la barbarie. »

 

Lu aussi en primeur par...

Pascale

 

Un grand merci à la  Rentrée littéraire 2010  de...

dialogues-croises.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Theoma - Publié dans : Romans français - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires - Partager    
Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /2010 00:05

marre-du-rose.jpg
 
« J'ai demandé pourquoi les filles ne peuvent pas aimer les choses de garçons,

et les garçons aimer les choses de filles. »

 

Elle aime le noir, les chantiers, les voitures, les dinosaures. C'est un garçon manqué. Il peint ses voitures en rose, aime les perles et les bâtons de majorettes. Il est beaucoup trop sensible.

 

Entre le conditionnement et l'inné, entre ce que les autres voudraient que nos enfants soient et ce qu'ils sont réellement, entre ce qu'ils disent et font pour nous faire plaisir, difficile de leur laisser la place, la leur.

 

Des frontières, des actes, des mots dont nous nous rendons plus compte à force de les utiliser au quotidien. Un très joli album magnifiquement illustré qui autorise les jeunes lecteurs à rester vrais, à être soi et qui fait prendre de la distance à leurs parents. Si mon fils aime le rose, si ma fille n'aime pas jouer à la poupée, est-ce grave ? De quoi ai-je peur réellement ?

 

4--toiles.gif Albin Michel Jeunesse, 34 pages, 2009

 

Un album labellisé...

lab elles 2

Par Theoma - Publié dans : Jeunesse - Communauté : Littérature Enfantine
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Partager    
Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 10:29

 

le-livre-de-ma-mere.jpg  

« Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. »

 

La quatrième de couverture présente huit extraits d'avis élogieux d'auteurs et de journalistes. La première est de Marcel Pagnol « Un chef d'oeuvre : Le livre de ma mère. Un livre unique et qui durera. La plus belle histoire d'amour ». 

 

En entrant dans ce classique, on est surpris. Aucune mention ne précise qu'il s'agit d'une autobiographie. Pas même le style, et c'est encore une surprise. Le narrateur n'est pas le centre de son monde. Il est au contraire le spectateur du personnage principal, la mère de l'auteur.

 

Une femme dont la vie s'est construite autour de et pour son fils. Une femme simple, digne, qui, comme une amoureuse soumise, a passé son temps à guetté un geste, un regard de l'homme de sa vie, celui qu'elle a fait naître en elle.

 

Albert Cohen écrit pour faire revivre celle qu'il a aimé plus que tous et toutes les autres. Les mots sont emprunts de culpabilité, de regrets et d'une puissante volonté d'offrir à sa mère la place qu'elle mérite, celle qu'il aurait dû lui donner de son vivant.

 

La tristesse de l'auteur est palpable. Plus il écrit, plus il lui prolonge la vie. Pourtant, les mots ne suffisent pas à la lui rendre et de la frustration en découle. L'ambivalence de cet amour est continu. De la mère encombrante à la passion éclatante, de la démone à l'amante, leur amour est sensuel.

 

L'auteur ne se pardonne pas ses nombreuses démonstrations d'ingratitude face à cette mère sanctifiée presque canonisée. « Oh honte. Fils et filles, mauvaise engeance ». Pourtant, la vie est ainsi faite. Les enfants sont égoïstes et possèdent le vide de la méconnaissance. En grandissant, en devenant à leur tour parents, ils accèdent parfois à un certain niveau de compréhension.

 

Les pages sont nostalgiques, mélancoliques et non larmoyantes. Les mots sont écrits dans le chagrin et la repentance et non dans l'amertume. Tendre, parfois dérangeant, presque incompréhensible pour un lecteur qui ne connait pas cet attachement, un hommage transperçant à la femme, à la mère et au lien qui l'unit à son fils. Et ce permanent regret de ne pas avoir assez dit à sa mère combien il l'aimait et combien il lui était reconnaissant.

 

« Les fils ne savent pas que leur mère est mortelle ».

 

4--toiles-copie-1.gif Gallimard, 174 pages, 1974

 

L'extrait d'une femme attachante... Moïse ne skiait pas... 

« Et comment peux-tu aimer toute cette neige ? Quel plaisir de marcher sur ce bicarbonate qui te mouille les souliers ? Mon cœur tremble comme un petit oiseau quand je vois ces skis dans ta chambre. Ces skis sont des cornes du diable. Se mettre des yatagans au pieds, quelle folie ! Ne sais-tu pas que tous ces démons skieurs se cassent les jambes ? Ils aiment cela, ce sont des païens, des inconsidérés. Qu'ils se cassent les jambes si c'est leur plaisir, mais toi tu es un Cohen, de la race d'Aaron, le frère de Moïse notre maître. » Je lui rappelai alors que Moïse était allé sur le Mont Sinaï. Elle resta interloquée. Évidemment, le précédent était de taille. Elle réfléchit un instant, puis elle m'expliqua que le Sinaï n'était qu'une toute petite montagne, que d'ailleurs Moïse n'y était allé qu'une fois, et qu'au surplus il n'y était pas allé pour son plaisir mais pour y voir Dieu. »

 

Lu dans le cadre de...

logo 141coeur vs3

 

 


Merci à Calypso pour cette découverte.

Par Theoma - Publié dans : Romans français - Communauté : Litterature
Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires - Partager    
Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /2010 18:50

Mademoiselle-Else.jpg

Mademoiselle Else – Manuele Fior

d'après le roman de Arthur Schnitzler

 

Que vous connaissiez ou non la nouvelle d'Arthur Schnitzel, n'hésitez pas à découvrir le destin tragique de Else, jeune femme intelligente poussée par ses parents à se vendre au plus offrant pour éponger les dettes de son père. 

Le dessin, aussi magnifique que dérangeant, rend hommage à la peinture des années 1900. On pense à Klimt, d'ailleurs ami de Schnitzler, et Wally Neuzil son modèle ainsi que celui de Schiele mais aussi à la vie parisienne de Lautrec. Une réussite.


4--toiles-copie-1.gif Delcourt, 86 pages, 2009

 

rip.jpg

 

73304 – 23 – 4153 – 6 – 96 – 8 de Thomas Ott

 

Avouez que rien que le titre vaut la peine ! Cette BD est un truculent ovni. Cynique, sans paroles, tranchant, un crayon aiguisé dont les traits tournent comme le cycle de la vie. 200 dessins noirs et blancs qui déboussolent et intriguent. C'est drôle, ça fait froid dans le dos, ça titille là où il ne faut pas, c'est à découvrir.

 

4--toiles-copie-1.gif L'Association, 142 pages, 2008

 

 

 

 

 

pico-bogue-2.jpg

 

 

Pico Bogue, Tome 2 : Situations critiques

de Dominique Roques et Alexis Dormal

 

Le retour de l'attendrissant Pico et de son halllucinante soeur Ana Ana. Une légère, toute petite, minuscule, ridicule, baisse de régime pour ce second opus. On s'en fiche car c'est toujours aussi thérapeuthique.

 

3--toiles.gif Dargaud, 48 pages, 2009

 

 

 

pico-bogue-3.png

 

 

Pico Bogue, Tome 3 : Question d'équilibre

de Dominique Roques et Alexis Dormal

 

Et c'est reparti pour un moment qui fait du bien et qui devrait être remboursé par toutes les assurances-maladie. Le dessin est toujours aussi doux. Les personnages sont de plus en plus attachants et attendrissants. Les scènettes varient entre tendresse et délire. Que dire de plus ? Encore !

 

4--toiles-copie-1.gif Dargaud, 48 pages, 2009

 

 


d--lord-foreston.jpg

D, Tome 1 : Lord Faureston

de Alain Ayroles, Thierry Leprévost et Bruno Maïorana

 

Je vous vois hurler ! « Encore une histoire de vampires ! ». Oui, mais... Nous sommes en pleine époque victorienne , entre les bals grandioses et les faubourgs de Londres. Les hommes discutent et s'informent entre eux confortablement assis dans les fauteuils du club des gentlemen. Les femmes serrent davantage leur corset et se conforment à ce que l'on attend d'elles. Et quand la bonne société dort, un mystérieux Lord rôde... Envoûtant, au dessin parfois un peu trop carré mais aux couleurs pétillantes, intriguant et terriblement frustrant car il se lit trop vite. Vivement la suite !


4--toiles-copie-1.gif Delcourt, 62 pages, 2009

 

 

pico-bogue4.jpg

Par Theoma - Publié dans : BD - Communauté : Bibliophile et bédéphile
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Partager    
Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /2010 06:37

 

nemesis.jpg

 « La mémoire te reviendra un jour et nous ne pouvons pas prendre ce risque. »

 

Ram se réveille amnésique dans le couloir d'un immeuble à côté d'un homme en sang. Avant de mourir, ce dernier lui révèle un message...

 

Dans la mythologie grecque, Némésis est la déesse de la vengeance. C'est là que vous espérez que je vous explicationne le rapport avec le livre mais malheureusement je ne l'ai pas tout à fait saisi. Qu'importe puisque ce thriller jeunesse fonctionne très bien ! Les pages se tournent avec avidité. Le rythme est soutenu et régulier. La tête est en effervescence à force d'envisager les scénarios et les hypothèses.

 

J'aurais volontiers continué ma route avec le second opus si je n'avais pas découvert le fait que trois tomes suivent celui-ci. Et comme je ne suis pas à l'abri qu'un cinquième s'y ajoute...Cours Ram, cours et bonne chance !

 

3--toiles.gif Pocket Jeunesse, 376 pages, 2009

 

L'avis de Clarabel

 

A conseiller sans hésitation dès 13 ans.


Par Theoma - Publié dans : Ados/Jeunes Adultes - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 09:22

 

la-pelouse-de-camomille.jpg  

« -Voilà une chose que je dois à la guerre.

- Quoi?

-Les livres, plein de livres. On ne trouvait pas de serviettes hygiéniques, mais des livres, ça oui. Des gens comme moi se sont mis à lire: nos esprits se sont assouplis, en même temps que nos mœurs se relâchaient. »

 

Comme chaque été, Helena s'apprête à accueillir les nièces et neveux de son mari, Richard. La possibilité d'une seconde guerre mondiale laisse à supposer que ces vacances seront les dernières avant des jours plus sombres...

 

Oh quel délicieux roman que voilà ! Le parfait roman anglais avec ses personnages so british empêtrés dans des émotions qu'ils ne cessent de tenter de contrôler et de camoufler. Calypso qui s'époumone à clamer haut et fort qu'elle ne croit pas en l'amour alors qu'elle parle tant de son mari. Oliver qui va mettre quarante années à s'apercevoir de ce qui est vrai.

 

Helena si acide, glaciale et qui pourtant ne ment jamais. Elle, Calypso et Polly nous montrent un autre visage des femmes anglaises durant la guerre. Londres bombardé semble ici offrir une liberté totalement inédite au « deuxième sexe ».

 

Tous les personnages sont abordés avec profondeur et audace. Aucune concession et pas de langue de bois. Ce couple de juifs qui fuient l'Allemagne en culpabilisant d'abandonner leur fils prisonnier dans un camp, l'oncle Richard qui, à chaque fois qu'il ouvre la bouche, répète que sa jambe a été sacrifiée durant la première guerre et Sophy, la petite dernière, qui attend un mirage.

 

Et au centre, parmi les regrets, la mort, le bonheur et l'amertume, cette pelouse de camomille, symbole de la douceur du cocon de l'enfance.

 

Sans oublier une trame originale qui nous permet de sauter dans le temps, d'ajouter du suspense, de ne jamais nous ennuyer et d'amener un fil conducteur ténu, l'enterrement d'un personnage qui, sans que l'on s'en doute, relie tous ceux que l'auteur nous conte avec talent.

 

J'ai adoré vivre un moment dans cette maison au bord des falaises et sentir le vent, assise pieds nus dans la pelouse de camomille.

 

Une femme qui a attendu l'âge de 70 ans pour publier son premier roman ! Ça le fait non ?

 

4--toiles-copie-1.gif J'ai lu, 382 pages, 2009

 

Extrait

« - Ah, Calypso, tu tombes à pic. Je dois parler à ton Hector.

Impossible, il est parti en mission.

Alors transmets-lui un message.

Je ne peux pas le joindre, mon oncle.

Ma chère, il le faut : l'armée a installé une mitrailleuse juste devant chez moi. Une mitrailleuse, je te demande un peu !

Quel genre de mitrailleuse ?

Une pièce de DCA. Ça fait de nous une cible. Les boches vont nous bombarder.

J'imagine qu'ils l'ont camouflée.

Juste devant chez moi ! C'est intolérable. C'est ce que j'ai dit à leur chef. Tout ce que cette andouille a trouvé à me répondre, c'est « On est en guerre. » Comme si je n'étais pas au courant ! J'ai perdu une jambe pendant la dernière, je ne tolérerai pas qu'on massacre ma pelouse pendant celle-ci. Hector pourrait faire déplacer la mitrailleuse. »

 

L'avis de Clarabel.

Cathulu vous invite à lire tous les romans de Mary Wesley, je compte bien l'écouter !


Par Theoma - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Livre parcours
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Partager    

 

 Pour me contacter

challenge

 Sélection
  Juillet 2010


la-pelouse-de-camomille.jpgle-charme-des-apresmidi.jpgnage-libre.jpg
peninsule2instructions-pour-sauver-le-monde.jpeg

peninsule2des-fleurs-pour-algernon.jpg
le-ciel-est-partout.jpg
ou-le-regard1ou-le-regard-ne-porte-pas1.jpg
ou-le-regard2ou-le-regard-ne-porte-pas2.jpg

 Sélection
  Juin 2010

loving frank
metal-melodiemetal-melodie.jpg
la-tete-en-friche.gif
jour-de-juin.jpg
juliet-nakedjuliet-naked.jpg
les-mots-des-autres.jpg
meto-3meto3.jpg
JACKjack-spark2.jpg

 Sélection
 Mai 2010

hungerhunger-games2.jpg
mille-femmesmille-femmes.jpg
l-affaire-janel-affaire-jane-eyre.jpg
teenteensong.jpg
l-avantl-avant-derniere-chance.jpg
méto 2meto 2

Sélection
  Avril 2010

cloche-timbrela-petite-cloche-au-son-de-grele.jpg
meto-1meto1.jpg
aya5aya-de-yopougon-t5.jpg

Sélection
Mars 2010

1984timbre1984.jpgpierres-timbrepierres-de-memoire.jpgbleutimbrebleu-de-rose.jpgauthier-timbreenterrement-garcon.gif
zola-timbrezola-jackson.gif
atkinson timbreon a de la chance
edouardo timbreedouardo
pico timbrepicobogue2

 Sélection
Février 2010

LARMES, timbreleslarmesdetarzanHUGO, timbrel'invention hugo cabretSEUL, timbreseul le silencezevin-timbreje-ne-sais-plus-pourquoi.jpeg 


Sélection
Janvier 2010

LA-VOLEUSE--timbrela-voleuse.jpgLE-LIBRAIRE--timbrele-libraire.jpgATANAS--timbrearcamonde.jpg
JACK--timbrejack-spark.jpg
  

 

Coeur.png
Coups de coeur
2010


Jeunesse
le-dernier-elfele-dernier-elfe.jpg
le-dernier-orcle-dernier-orc.jpg
BD
rosalie1rosalie1-2.gif
rosalie2rosalie2--3.jpg
rosalie3rosalie3-2.jpg
Persepolis.jpg
ruisseaux-timbrerabate.jpg
Musique
Sélection 2010

la superbe
regina spektor
zaza fournier
peter gabriel
emilie simon
jamie cullum
Séries
Sélection 2010

good-wifeGoodWife.jpg
série2united states of tara
14 challenges...
J'en suis !

harlequinades21010.jpg

logo 141coeur vs3
EnglishClassicsMaxi-copie-1.jpg
challenge-100-ans-article-300x225.png
challenge premier roman
prix-litt-raire-jeune-blogueurs.jpg
challenge lunettes noires

d-fisf.jpg

 

 

Challenge-Dickens

 

 

woolf

 

 

CHALLENGE-2-EUROS.jpg

 

 

 

wilkie.jpg

 

 

 

LMM 

 

 

inde.jpg

 

 

L'année dernière...

harlequinades.jpg

sélectionCoeur

 

 

Club de lecture

blogoclub-copie-1.jpg

Contenu protégé

copyright.gif

Surfer alternatif

ecosia.png

C'est bien vrai !

popeye-livre.jpg

Stop !

photoshop

 Les Guerrilla Girls

guerrila-girls-1.jpg

guerrila-girls-3.jpg

Principe de survie
principe-de-survie.jpg

Recherche

D'où venez-vous ?

 

 


Actuellement, vous êtes...

 

 

 

Pas du tout à jour...



 

 

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés