

« Vous ne croyez pas qu'on peut dire la vérité
beaucoup mieux avec une histoire ? »
Margaret a grandi parmi les livres. Elle aime les classiques et ne trouve jamais le temps pour découvrir les auteurs contemporains. Lorsque la mystérieuse Vida Winter, le plus grand écrivain de Grande-Bretagne, l'invite à rédiger sa biographie, c'est l'histoire de quatre vies dont la sienne qui s'ouvrent à elle...
Ce livre et moi, c'est aussi une histoire. Il m'attendait sur une étagère, je me réjouissais de le découvrir, j'étais certaine qu'il allait me plaire. Je me le réservais pour un moment privilégié. Des vacances, une soirée au coin du feu, un week-end brumeux. Une lecture commune m'a permis de lui enlever un peu de poussière et ce fut un désastre.
A l'instar des livres qui sont associés à jamais à des instants particuliers de nos vies, « je lisais ceci au moment de mon mariage ou durant mes vacances en Grèce ;-) », certains titres peuvent être les victimes d'un amalgame à un incident malheureux. Ainsi Le treizième conte me fera toujours penser, et je le regrette, à un évènement douloureux qui m'est arrivé lors de sa lecture.
J'ai aimé ce premier roman à la très jolie plume mais quel soulagement lorsque le livre s'est refermé m'offrant le symbole de tourner la page, d'aller de l'avant. Étant donné mon malaise de lecture, il m'est impossible de parler du livre mais je trouve fascinant les liens que nous tissons avec eux. Pas vous ?
Pocket, 567 pages, 2008
Un extrait...
«La vie n'est qu'un tas de compost. Vous trouvez l'expression bizarre mais c'est celle qui convient. Toute ma vie et toutes mes expériences, les événements que j'ai connus, les gens que j'ai rencontrés, mes souvenirs, mes rêves, mes fantasmes, tout ce que j'ai pu lire, tout a été jeté sur le tas de compost et s'est transformé au fil du temps en une matière organique, sombre et riche, que le processus de la décomposition cellulaire rend méconnaissable. Les gens l'appellent, cette matière, l'imagination. »
avec Hathaway et Stephie , L'or des chambres
Lu dans le cadre de...
« Faut arrêter de ne vivre qu'avec
ses souvenirs. »
C'est l'histoire de deux amis, de solitude, de pêche à la ligne, de désir, de peau vieillie et plissée que l'on refuse de voir, de sexe, de respect, de bêtises que l'on aimerait faire. C'est raconté avec drôlerie, tendresse, sincérité et dignité. C'est dessiné avec vérité, humour et douceur.
Une bande-dessinée que j'aurais adoré offrir à mon grand-père. Une fois, j'ai débarqué chez lui avec un des gâteaux qu'il aimait mais que son diabète lui refusait. Je l'avais préparé version « diabète de vieux » comme il le disait. « Comment vas-tu Grand-Peps ? ». « oh! Tu vois les restes. Ta Grand-Maman et moi ne faisons plus l'amour que trois fois par jour ».
Ah ! Comme il aurait adoré cette histoire qui raconte avec tant de justesse l'amour charnel à la retraite. Ces corps magnifiques que les vieux de demain ont peur de voir, ceux qui sont les témoins de toute une vie, un pli pour chaque expérience vécue.
C'est aussi l'histoire d'un village comme on aime bien les visiter mais que l'on n'habiterait pas parce qu'il faut pas pousser. Pourtant, au fil des pages, on aurait bien envie, nous aussi, de refaire le monde au bistrot du coin. Ça nous déplairait pas non plus qu'à notre mort, ceux que l'on traitait de beaufs portent du noir, même pour faire du vélo, en guise de deuil.
Oui, mon Grand-Peps aurait adoré, j'en suis certaine. Tout comme moi.
Gallisol, 94 pages, 2006
Un extrait...
« Faut arrêter de ne vivre qu'avec ses souvenirs. Vivre seul, se lever avec le soleil, se coucher avec les poules, ça va un moment. Et puis ça mine. Moi j'ai envie de me coucher avec une poule et de me réveiller avec une poule, pas une à plume, tu m'avais compris. »
Bientôt un film...
En rédigeant ce billet, je le découvre. Je n'imaginais pas Prévost dans le rôle de ce personnage tout en nuance mais comme c'est Rabaté derrière la caméra, j'en serais !
Aujourd'hui, celle qui a fait de moi une maman a 10 ans. C'est une fille étonnante qui rend mon monde meilleur. Elle aime découvrir de nouvelles saveurs. Elle apprécie la beauté de la vie et pleure devant l'injustice. Lorsqu'elle revient de l'école, la maison est en chansons. A son âge, elle sait déjà savourer et observer les détails qui ont de l'importance. Elle est gourmande, elle croque la vie à pleine dents même si 11 lui ont déjà été arrachées. Elle aime parler et sait écouter. Elle habite les silences en dévorant des montagnes de livres. Quelques fois, une image floue tourbillonne au salon. C'est elle qui danse coiffée d'un casque sur les oreilles. J'adore la voir rire et j'aimerais parfois boire ses larmes.
L'été, elle marche pieds nus sur l'herbe. Elle plonge avec délice son corps dans l'eau. Pour son goûter, elle englouti dix abricots, un kg de fraises, des cerises à la pelle, et deux melons. Avec ses cheveux attachés, elle devient au gré des envies une amazone, une guerrière ou une squaw.
L'automne, à l'instar des feuilles qui colorent le paysage, elle se transforme en laissant ses cheveux flotter selon leur gré. Petite, elle ne savait pas comment faire avec le vent. Le souffle la paniquait et elle tentait de l'avaler. Elle a appris et il n'y a rien de plus beau que de la voir grandir.
L'hiver, elle souhaiterait se rendre à la bibliothèque tous les jours. Elle demande à passer ses vacances en pyjama. Elle aime les bonhommes de neiges et refuse de croire que le Père Noël n'existe pas.
Le printemps est là. Elle crie « Maman ! Regarde ! » à chaque coin de rue. Elle demande d'aller ici, et là, et encore là-bas. Elle remarque chaque nouvelle fleur et celles-ci semblent appartenir à son univers imaginaire de petite-grande fille.
Aujourd'hui, celle qui a fait de moi une maman a déjà 10 ans. Que j'aime la découvrir, assister au spectacle quotidien de sa vie ! Elle qui est « ma joie, mon souci, mon orgueil », je lui dédie ces mots.
« Les mots, savez-vous, servent parfois à se taire ».
Pierre reçoit une lettre de l'homme qui l'a élevé, son grand-père, décédé il y a plusieurs mois...
Ah ! Mince ! Ce petit livre à la couverture rêveuse aurait pu être un ouvrage précieux auquel on repense encore dans quelques années. Le sujet est vaste, les déclinaisons possibles sont nombreuses, aucune limite ne s'imposait à l'imagination de l'auteur.
Que pourrait écrire un homme à la fin de sa longue vie à son petit fils ? Quels seraient les mots, les conseils, s'ils existent, les expériences qu'il souhaiterait faire partager et quelles en seraient les répercussions pour l'homme vivant en devenir ?
Rien que l'idée et j'en ai les frissons. J'aurais dû en rester là au lieu d'avoir l'impression de lire un exercice de style imposé. L'écriture, trop ampoulée à mon goût, ne permet pas l'émotion. Comme un chanteur qui souhaite prouver qu'il a de la voix en exagérant son timbre, j'ai ressenti tout au long de ma lecture un besoin de faire ses preuves, de démontrer la richesse de son vocabulaire en usant de mots d'académiciens. Personnellement, je donnerais toujours ma préférence à une histoire racontée avec ses tripes, même si elle est maladroite, plutôt qu'au roman froid très bien écrit.
Si les mots, comme le dit joliment l'auteur, « servent parfois à se taire », ils peuvent aussi être utilisés pour se cacher et se distancer. Un rendez-vous manqué, un avis subjectif, peut-être la prochaine fois ?
Buchet-Chastel, 136 pages, 11 février 2010
Lu dans le cadre de...
Merci à Guillaume, Babelio ainsi qu'aux Éditions Buchet Chastel
Un autre avis ?
Celui de Georges (on ne s'est pas concertées, je vous le promets !)
Le blog de Pierre Lagier, également blogo-lecteur, c'est ici
«Tu avais l'air du
genre de personne par qui ça doit être agréable d'être apprécié. »
Naomi Porter tombe dans les escaliers et c'est les quatre dernières années de sa vie qui s'envolent. Naomi tombe dans les escaliers comme dans l'oubli. L'oubli ou le déni de quatre années où tout a changé, où tout s'est enchaîné.
Parfois, quand plus rien n'a de sens tout devient plus clair. Je ne sais plus pourquoi je t'aime est une lecture enthousiasmante qui aborde le sujet fascinant de l'amnésie et qui le transpose avec la mutation de l'adolescence. La narration, très bien construite, est divisée en trois belles parties : J'étais, Je suis, Je serai.
La plume est légère mais pas trop, elle est tout en nuance en traçant ni trop ni trop peu et en nous octroyant le droit d'être responsables des mots qui nous sont transmis. Libre au lecteur de les laisser entrer afin qu'ils continuent le chemin jusqu'aux souvenirs sensibles de l'adolescence.
Le personnage du père m'a particulièrement touchée et vous comprendrez ici pourquoi (d'ailleurs si un tel père existe, j'aimerais savoir s'il cherche à adopter. Je suis propre, je fais mes nuits, suis indépendante intellectuellement et financièrement.) :
« Tous les ans pour mon anniversaire, mon père m'offrait un livre et un seul. Il réfléchissait toujours beaucoup à son choix. C'était très important pour lui, parce que les livres en général sont très importants pour lui. Quand papa dit qu'il va à l'église, il veut dire en fait qu'il va à la bibliothèque ou à la librairie. Pour mon troisième anniversaire, il m'a offert Chien bleu : pour mon neuvième, Le passage de Louis Sachar ; pour mon douzième – le dernier dont je me souvienne, Le Lys de Brooklyn de Betty Smith. Et il me les dédicaçait. Ses messages étaient longs et détaillés, parfois sentimentaux, et souvent drôles. C'était sa manière de me parler. C'était sa manière de me dire les choses importantes. »
Un roman juste et sincère qui offre au une chance rare, celle de réfléchir à elle, à lui, dans le miroir.
Albin Michel, 314 pages, 2009
Encore un extrait parce qu'à cet âge le monde se résume à son propre monde...
« Tout finit par s'oublier, de toute manière. D'abord, on oublie tout ce qu'on a appris : les dates de la guerre de Cent Ans, le théorème de Pythagore,. On oublie surtout tout ce qu'on n'a pas vraiment appris mais qu'on a juste mémorisé la veille au soir. On oublie les noms de pratiquement tous ses profs à part un ou deux, qu'on finira par oublier eux aussi. On oublie son emploi du temps de première, sa place dans la classe, le numéro de téléphone de son meilleur ami et les paroles de cette chanson qu'on a bien écoutée un million de fois. Pour moi, c'en était une de Simon & Garfunkel. Qui sait laquelle ce sera pour toi? Et finalement, mais lentement, tellement lentement, on oublie ses humiliations... même celles qui semblaient indélébiles finissent par s'effacer. On oublie qui était branché et qui ne l'était pas, qui était beau, intelligent, sportif ou pas. Qui est allé dans une bonne fac. Qui donnait les meilleures fêtes. Qui pouvait vous trouver de l'herbe. On les oublie tous. Même ceux qu'on disait aimer, et même ceux qu'on aimait vraiment. Ceux-là sont les derniers à disparaître. Et ensuite, une fois qu'on a suffisamment oublié, on aime quelqu'un d'autre. »
Lu dans le cadre de...
Organisé par George et en partenariat avec alapage
D'autres avis sont référencés ici
Keisha, Marie L., Kali, Aifelle,
Billet diffusé le 7 avril 2010



« Tu sais ce que seul signifie.
Oui, dis-je. Je connais tout de la solitude ».
Joseph vient de perdre son père. La mort est venue. C'est comme si elle n'avait plus envie de repartir. Une petite fille, puis deux, puis trois... Des petites filles innocentes qui hanteront Joseph jusqu'à la fin.
Une fois le livre définitivement refermé, j'ai mis un certain temps à digérer la puissance des mots et de l'histoire. Ellory nous promène au cœur des ténèbres pour nous offrir soudain un rayon de soleil d'une telle luminosité qu'il est douloureux. Il nous
balade au propre comme au figuré. Les hypothèses fusent telles des boules de loto qui se cognent les unes contre les autres. Un numéro sort mais est-ce
le bon ?
Un suspense magistralement mené, une plume
magnifique, un auteur qui s'inscrit dans la lignée de Truman Capote. Seul le silence n'est pas un polar
mais un thriller sombre et obsédant. Le pire n'est pas, comme on pourrait le penser, dans les courtes descriptions macabres mais bien dans
l'ambiance pesante de ce village isolé. Tout simplement
inoubliable.
Le livre de poche, 601 pages, 2009
New-York superbement décrite...
« Ici, on pouvait être quelqu'un à un carrefour, et plus personne de l'autre côté de la rue. New York me battait de ses poings. Tout ce que je voyais était lumineux et effronté et arrogant. La coupe des costumes, les lèvres écarlates des filles aux visages tirés tout droit de magazines ou de films ; les voitures tel un kilomètre de chromes étincelants, roues à rayons métalliques et calandres féroces, déflecteurs comme des yeux et des miroirs ; enfants tirés à quatre épingles comme s'ils allaient à l'église. Majestueux. Imposant. Une ville tel un poing serré. Un tonnerre d'humanité. New York me coupa le souffle. Je ne le recouvrai que deux jours plus tard. »
Une lecture commune avec...
Neph, Gio, Pimprenelle,Stephie, Petite Fleur, Mystix, Mrs Peppys. Merci pour le coup de pied !
Les avis sont nombreux...
...et sont recensés ici
« Sur l'étagère, les livres sont en colère ».
Il existe des billets que l'on ne souhaite pas écrire. J'ai reçu de la part d'Isabelle Bauer et Laura Nillni un des premiers livres d'une petite maison d'édition qui fait ses premiers pas. Deux femmes qui se complètent, une qui forme les mots et l'autre qui trace le pinceau et, qui ont eu la touchante attention de dédicacer leur histoire à mes deux bambins.
Seulement voilà... si j'ai aimé l'histoire, tel n'est pas le cas pour la façon dont elle est racontée ni pour comme elle est illustrée. Malgré quelques jolies trouvailles, l'histoire s'étire, n'est pas suffisamment percutante et les dessins ne me semblent pas appropriés pour un lectorat jeunesse.
L'avis de la fille de 2000 : « J'ai beaucoup aimé les mots qui changent de sens, comme au Rumikub! C'est un livre sympa mais pour les plus petits. »
L'avis du garçon de 2004 : « Les souris dansent mais elles font peur ! Le chat a l'air plus gentil même s'il veut faire du ragoût. C'est dommage qu'il ne mangent pas les souris parce qu'elles sont des voleuses. »
Lu grâce et merci à...
D'autres avis beaucoup plus enthousiastes !
Tous recensés ici
Extrait
« Regardez-moi ! Pleurniche l'Atlas. Sans i, Paris pars ; Sans i, la Gironde gronde. Je n'ose plus le regarder dans la glace ! Et moi ! Tempête l'encyclopédie des oiseaux. Sans i, plus de doux cui-cui, Mes oiseaux poussent d'affreux cu-cu. C'est du propre ! Mes canaris sont changés en canards, Et mes hirondelles sont taillées en rondelles ! ».
« On croirait que toute la ville est faite d'étoiles. »
Un garçon orphelin et solitaire nommé Hugo Cabret, une fille amoureuse des livres, un vieux bougon qui ne semble aimer personne, un mystérieux automate en panne, gardien d'un secret qu'Hugo est bien décidé à découvrir.
Attention ! Ce livre n'est pas comme les autres. C'est un objet magnifique qui dès la première page nous plonge dans une atmosphère brumeuse. Il est impossible de se rendre compte de la beauté des traits de crayon sans entendre le bruit caractéristique des pages que l'on feuillète. L'histoire nous plonge dans un univers de noir et de blanc qui m'est cher en démontrant que l'ancien n'est pas désuet et que l'absence de couleurs offre souvent une vue différente de la vie.
Il serait dommage d'en dire davantage. Je préfère vous laisser découvrir cette histoire inspirée d'un personnage réel, vous laisser emporter par les traits légers, appuyés, forcés, et par l'expression de ces visages qui donnent envie d'être touchés, caressés. L'intrigue aurait pu être davantage renforcée mais c'est son unique point faible.
Une énigme, un mystère, oui, ce livre n'est bel et bien pas comme les autres. A découvrir !
Bayard Jeunesse, 533 pages, 2008, dès 10 ans.
Un extrait...
« Parfois , je viens ici la nuit, pas pour entretenir les horloges, juste pour regarder. Je m'imagine que le monde est une machine géante. Tu sais, dans les machines, il n'y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l'univers entier est une machine, il y a bien une raison pour que je sois là. Et toi aussi, tu as une raison d'exister. »
Pour mieux vous rendre compte, ma fille tourne les pages...
D'autres avis...
Michel vous incite à le lire pour son graphisme et sa tendresse. Une expérience unique pour Constance93. Incroyable selon Gawou. Une histoire que vous n'oublierez pas de sitôt nous dit Cachou. Clarabel a aimé son charme décalé et délicieusement rétro.
En savoir plus...
Le site du livre - Pour découvrir quelques planches

« De toute façon, il était impossible qu'on m'attaque, si ? Enfin, je veux dire, l'Olympe ne voulait pas se retrouver avec des procès sur le dos, tout de même ? »
Percy est un garçon de douze ans hyperactif qui ne reste pas plus d'un an dans la même école. Il a un tel don pour s'attirer les ennuis qu'il s'y est résigné. Lors d'une sortie de classe, une de ses enseignantes se changent en un terrible monstre mythologique. Échappant de justesse à cette attaque, Percy découvre que les dieux et l'Olympe existent bel et bien...
La mythologie a traversé le temps sans heurts et continue à être une source d'enseignement. Interpréter et symboliser certains évènements ou relations grâce aux personnages mythiques de la Grèce Ancienne se révèlent passionnant. L'idée d'en faire une épopée jeunesse était donc alléchante.
Et alors ? Et bien, Le voleur de foudre est une sympathique aventure qui plaira certainement aux jeunes lecteurs. Une quête sous le signe de l'humour et de l'amitié. Rien de bien original cependant, et ce malgré le foisonnant sujet. Agréable, vite lu, mais aussitôt oublié.
Plusieurs similarités troublantes avec la célèbre saga de JK Rowling m'ont gênée dans ma lecture:
| Points communs | Percy Jackson | Harry Potter |
| Le prénom | 5 lettres, se termine par un y |
idem |
| Ses amis | Une fille intelligente, un garçon maladroit | idem |
| Son arme | Un stylo bille magique | Une baguette magique |
| Ses parents | Se retrouve un moment orphelin. Sa mère s'est sacrifiée pour lui. Son père qu'il n'a jamais connu est un dieu. |
Orphelin. Sa mère s'est sacrifiée pour lui. Son père qu'il n'a jamais connu est un sorcier. |
| Son école | Lorsqu'il apprend qu'il est différent, il part dans un camp pour enfants demi-dieu | Lorsqu'il apprend qu'il est sorcier, il part à Poudlard |
| Son ennemi | Le plus puissant des dieux que l'on croyait mort et qui vit caché en attendant THE moment. | Le plus puissant des sorciers que l'on croyait mort et qui vit caché en attendant THE moment. |
| Un de ses combat | Quelques vilaines et grosses araignées | idem |
| Un trait de caractère | Une loyauté à toute épreuve | idem |
| Adaptation cinéma | Par Chris Columbus |
Pour les deux premiers opus : idem |
Est-ce à force d'être assénée d'arguments promotionnels comme « le nouveau Harry Potter » lors de chaque sortie d'un livre d'aventure jeunesse que je me mets à mon tour à comparer ? Peut-être bien et si je continue sur ma lancée autant donner un conseil qui vaut ce qu'il vaut : inutile de chercher à rivaliser car on a déjà eu un Harry et rien ne peut le remplacer. Cependant, je suis certaine que la plupart des jeunes et grands lecteurs seront ravis d'accueillir un autre héros, une autre héroïne qui possèdent leur propre univers et originalité.
Le Livre de Poche Jeunesse, 472 pages, 2010
Un extrait...
« Les seules choses auxquelles j'ai pu penser, c'était que les professeurs avaient dû découvrir le stock de bonbons que je vendais illégalement dans ma chambre. Ou bien qu'ils s'étaient rendu compte que j'avais pompé ma rédaction sur Tom Sawyer sur Internet sans avoir lu le livre et qu'ils allaient annuler ma note. Ou, pire encore, me forcer à lire le livre. »
La bande-annonce...
« Les fêtes de Noël,
c'est pour les gens qui sont heureux ».
Un portier d'un grand hôtel est retrouvé mort sur son lieu de travail en tenue de père Noël, le pantalon baissé et le préservatif encore bien placé. Erlendur, chef de la police de Reykjavik, découvre que derrière cette scène sordide, se cache une voix innocente qui avait su touché des milliers de personnes...
Après le très bon La cité des jarres et l'excellent La femme en vert, voici la troisième enquête de notre inspecteur islandais préféré. Soyons honnêtes, restons intègres et dignes jusqu'au bout, cet opus est en-dessous des deux premiers. J'aurais aimé dire le contraire car Arnaldur Indridason mérite tout le bien que je, et que tant d'autres, lui portent.
Cette enquête fait resurgir les fantômes d'Erlendur et nous permet d'en apprendre davantage sur le personnage. Car si le policier mène une vie simple que l'on pourrait nommer de pas très folichonne (et oui! C'est dur, dur d'être Erlendur !) (bon ! Elle était facile je vous l'accorde...), son histoire n'en est pas moins complexe.
Alors que s'est-il passé ? Trop d'éléments, trop de bois ont étouffé la flamme, le feu n'a pas pu prendre. Le lecteur est tiraillé entre l'enquête en cours, une enquête en jugement, le passé d'Erlendur, son envie de faire une place à une femme et sa relation avec sa fille toxicomane. Cette dernière mériterait que l'auteur s'y attarde car il ne fait qu'effleurer ce lien et, même s'il le réalise avec beaucoup de pudeur, il étouffe ce qui pourrait être une magnifique histoire de filiation.
Il est intéressant de remarquer dans ce volume des thèmes qui semblent être chers à Arnaldur Indidason puisqu'ils sont, jusqu'ici, traités systématiquement. Il s'agit de la violence et de la maltraitance que subissent les femmes et les enfants. Il ne peut donc qu'avoir mon adhésion, son prochain opus m'attend déjà sur une étagère. « Prends un ticket ! » j'ai envie de lui dire, « mais ne doute pas, ce n'est pas ma légère déception pour La voix qui m'empêchera de continuer ma route avec toi. »
Points, 400 pages, 2008
Une lecture commune avec...
aBeiLLe, courez voir ce qu'elle en a pensé !
Extrait
« Elle souriait à cet homme qui se tenait devant elle, vêtu d'un gilet de laine boutonné sous sa veste fatiguée qui portait des pièces usées aux coudes, cet homme qui la regardait avec des yeux emplis de tristesse. Ils étaient à peu près du même âge mais il paraissait dix ans de plus qu'elle. La phrase échappa à Erlendur sans qu'il s'en rende compte. Cette femme avait vraiment quelque chose. Et puis, il ne voyait pas d'alliance.
- J'avais envie de savoir si je pouvais vous inviter au restaurant ici ce soir, le buffet de Noël, c'est un véritable festin ».
« Le cœur nous jette dans de
ces pétrins ! »
Maxime a grandi à Valmondois dans le Val-d'Oise. Il a quitté sa jeunesse et ses racines pour vivre aux États-Unis. A la demande de son amie Diane, il revient au pays pour rendre un hommage à leur ancien professeur de philosophie. Maxime semble avoir oublié que Marthe, la femme qu'il a aimé et abandonnée, fera également partie de la fête des souvenirs.
Je suis un peu empruntée pour rédiger mon avis suite à cette lecture qui avait tout pour me plaire. Un sujet, même s'il n'est pas inédit, dans lequel on peut creuser aussi profond qu'on le supporte, un titre magnifique, une couverture attirante, un article élogieux dans Le Monde et une maison d'édition qui a toute ma confiance.
Dès le début, je me suis retrouvée à tourner les pages sans ressentir un quelconque intérêt devant des mots qui semblent être formés pour un exercice de style. De l'esbroufe,
du chiqué, un personnage qui écrit tout ce qu'il pense comme il le pense afin d'enfouir encore plus profondément ses émotions.
Soudain, une pépite jaillit, un passage d'une beauté vacillante à vous couper le souffle, puis l'auteur remet sa carapace pour nous abreuver de répliques fusant dans tous les sens.
Maxime aime analyser les inter-relations et passe la majorité de son temps en position méta au lieu de simplement vivre le moment et advienne que pourra ! Même si je peux comprendre qu' « alea jacta est » ne soit pas sa devise, l'homme m'a rapidement agacée. Un rendez-vous manqué pour ma part, j'aurais aimé davantage de nuages.
Actes Sud, 263 pages, 2010
Un extrait...
« Son regard passa sur moi comme le rayon lumineux d'un phare balaye au loin l'étendue d'une mer d'encre, là où un homme seul se noie en silence. Il me persuada, ce regard, que je n'étais plus le Maxime qu'elle avait connu. Elle n'aurait pas été la première à me faire le coup, ni moi le dernier à essuyer ce genre de revers. Après tout, c'était de bonne guerre. Et la guerre est pleine de bon sens, d'après Napoléon. Mon deuil était donc raisonnable. »
Lu grâce à et merci à...
... dans le cadre de








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