Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 07:17

 

rien-ne-s-oppose-a-la-nuit.jpg

 

«  Elle aurait préféré crever plutôt que nous demander quoi que ce soit, me suis-je dit, puis j'ai pensé que c'était exactement ce qu'elle avait fait, et j'ai beaucoup pleuré. »

 

Delphine de Vigan, comme tant d'auteurs avant elle, écrit sur sa mère. Les lecteurs sont divisés. Certains s'ennuient. D'autres en oublieraient presque de respirer. Je fais partie de la seconde catégorie.

 

L'exercice est exigeant ainsi que ravageur et l'auteure s'y est attelée avec une honnêteté et une sincérité transperçantes. Comprendre son histoire pour pouvoir casser les schémas familiaux qui se transmettent de génération en génération.

 

Écrire pour exorciser les non dits, la souffrance. Celle, opaque, qui recouvre tout. La tragédie menaçante, le spectre de la mort qui rôde. Tout le temps. Partout. Les cadavres les plus dangereux ne sont pas sous terre mais bel et bien dans le placard.

 

La pire violence est de ne pas sanctionner et de laisser place à l'indifférence. Et ce livre dans le livre. Cette position méta qui permet au lecteur de suivre le cheminement de l'auteur. Rien ne s'oppose à la nuit, titre sublime, merci Bashung, est entièrement légitime. Salutaire et d'une grande force. Il me hantera longtemps.

 

4--toiles-copie-3.gif JC Lattès, 440 pages, 2011

 

Prix Renaudot

 

Extrait

« ... avais-je besoin d'écrire ça ? Ce à quoi, sans hésitation, j'ai répondu que non. J'avais besoin d'écrire et ne pouvais rien écrire d'autre, rien d'autre que ça. La nuance était de taille ! »

 

« Je ne sais plus quand est venue l’idée d’écrire sur ma mère, autour d’elle, ou à partir d’elle, je sais combien j’ai refusé cette idée, je l’ai tenue à distance, le plus longtemps possible, dressant la liste des innombrables auteurs qui avaient écrit sur la leur, des plus anciens au plus récents, histoire de me prouver combien le terrain était miné et le sujet galvaudé, j’ai chassé les phrases qui me venaient au petit matin ou au détour d’un souvenir, autant de débuts de romans sous toutes les formes possibles dont je ne voulais pas entendre le premier mot, j’ai établi la liste des obstacles qui ne manqueraient pas de se présenter à moi et des risques non mesurables que j’encourais à entreprendre un tel chantier. »

 

Lu aussi par...

Clara, Alex, Emeraude, ...

pioché en bib

Par Theoma - Publié dans : En français
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 06:34

 

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En visitant une exposition consacrée à Zep l'année dernière, j'ai été frappée par un carnet présentant différents paysages croqués au fil des voyages de l'auteur. De ces pages, émanaient une maturité, une nostalgie du temps qui passe qu'il est difficile d'apercevoir dans les albums de Titeuf.

 

Le titre est bien choisi. En dessinant le monde qu'il entoure et en annotant, de sa célèbre écriture, ses réflexions du moment, Zep laisse entrer le lecteur dans un endroit intime et privilégié.

 

Sa propre relation au monde, ce qui nous apparaît soudainement futile en voyageant, la vie qui s'échappe, les enfants qui grandissent, les détails qui font l'existence, ceux que l'on refuse de voir, ceux que le dessin nous oblige à regarder.

 

Un album emprunt d'une douce mélancolie.

 

4--toiles-copie-2.gif Gallimard, 150 pages, 2011

 

Feuilleter les premières pages

 

Interview


 

 

carnet-intime-2.jpg

 

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Pour la découverte, merci aux Editions Gallimard!

 

 

 

BD BD mercredi top bd blogueurs

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : BD / Romans graphiques
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 08:15

 

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Une taille carrée, parfaite entre les petites mains, des pages volumineuses, la belle surprise que voilà ! Décalé, déjanté, parfois absurde, un régal d'humour !

 

Insolite et attachant, ce Dictionnaire du père Noël représente un imagier atypique loin des histoires de saison aseptisées. A ne pas manquer !

 

5--toiles.gif Gallimard, 352 pages, 2011

 

 

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Je ne connaissais pas ce classique anglo-saxon et je l'ai découvert avec des yeux écarquillés d'enfant. Je suis redevenue une petite fille le temps de tourner ces pages pleines de malice, de fantaisie et de fraîcheur.

 

Dans sa tournée, le facteur n'oubliera personne, ni le Petit Chaperon rouge, ni le Bonhomme de pain d'épice. Chaque page offre une surprise différente. C'est Noël avant l'heure et à toute heure.

 

5--toiles.gif Gallimard, 40 pages, 2011

 

 

Pour la découverte, merci aux Éditions Gallimard Jeunesse !

 

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Par Theoma - Publié dans : Jeunesse
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 07:13

 

Nous voici dans le documentaire de haut niveau. Ceux que vous auriez aimé croiser ados. Rien de rébarbatif ou de moralisateur. Les faits, le monde, l'univers, tels qu'ils se présentent.

 

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Commençons par les grandes questions qui font débat.

 

L'homoparentalité, l'avortement, le clonage, le nucléaire, autant de sujets abordés avec sérieux et neutralité. Les arguments des pour et ceux des contre, sans oublier le contexte historique et politique. Un outil précieux à la mise en page attractive. Une référence.



Gallimard-Jeunesse, 96 pages, 2011



 

 

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Ensuite, l'outil indispensable des exposés.



Présentation claire et informations précises. Pour chaque continent, une page résumée et détaillée. Le contenu est à la hauteur de la magnifique couverture.



Gallimard-Jeunesse, 136 pages, 2011



 

 

 

 

 

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Enfin, l'espace et ses mystères.



Plus de 800 photographies, fiches d'identités, chronologie, schéma, voilà une encyclopédie pointue et accessible. La conquête spatiale, le système solaire et planétaire, des informations foisonnantes et passionnantes.



Gallimard-Jeunesse, 256 pages, 2011



 

 

 

 

Pour la découverte,  un GRAND MERCI aux Éditions Gallimard Jeunesse !

Par Theoma - Publié dans : Jeunesse
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 05:50

 

oiseau-mauvaise-augure.jpg

 

« Patrick se demanda si le port de lunettes faisait partie des critères de sélection

pour la formation de bibliothécaire. »

 

J'étais ravie de retrouver Erica et Patrick. J'avais le sentiment d'être invitée à dîner chez des connaissances. Celles qu'il est inutile de fréquenter régulièrement pour avoir l'impression de se connaître vraiment. La discussion reprend là où nous l'avions laissée et comme si nous nous étions quitté la veille.

 

Quatrième opus d'une série que j'apprécie, L'oiseau de mauvaise augure est, à mon sentiment, le moins réussi. L'histoire, lourdaude et peu convaincante. Le coupable est vite repéré. Les bons sentiments y sont légions. Le tout est sans relief et manque de souffle. Dommage !

 

2--toiles.gif Actes Sud, 365 pages, 2010


A préférer du même auteure

Le tailleur de pierre

Le prédicateur

La princesse des glaces

 

Lu aussi par...

Emeraude qui vous oriente vers d'autres liens.

 

objectif-pal.jpg

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Par Theoma - Publié dans : Légers ou grands frissons
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 07:24

 

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« Je sens la vie qui se rapproche alors que tout ce que je veux c'est mourir. »

 

En apprenant la nouvelle, les carnets de Marilyn allaient être publiés, j'ai d'abord cru à un coup médiatique et pécuniaire. Je me suis ensuite demandé s'il existait une pertinence ou alors, s'il ne fallait pas plutôt laisser en paix la femme au multiples fragilités et à la solitude exacerbée. L'icône au dénuement tragique devant la cruauté de l'existence.

 

La lecture de Fragments m'a convaincue. Le travail de l'éditeur est abouti et exigeant. Le livre, en tant qu'objet, est sublime. L'esprit des carnets de Marilyn respecté et honoré. Les premiers poèmes sont balbutiants. Le besoin d'être nourrie de Marilyn, sans éducation, s'intensifie. Les pages prennent ensuite de l'assurance pour révéler un esprit frondeur et lucide.

 

Les photos qui jalonnent le livre révèlent une Marilyn lectrice compulsive. Admirez celle où l'actrice termine Ulysse de Joyce ! Personnellement, je n'ai jamais réussi à aller au bout...

 

marilyn-lit-ulysse.jpg

J'ai refermé le livre avec tristesse et un sentiment de gâchis envers cette fin dramatique mais aussi pour ce monde qui a un besoin viscéral de faire passer une telle femme pour une douce idiote.

 

4--toiles.gif Seuil, 272 pages, 2010

 

Extraits

« Avoir ton coeur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière. »

 

« Seuls quelques fragments de nous toucheront un jour des fragments d'autrui. La vérité de quelqu'un n'est en réalité que ça, la vérité de quelqu'un. On peut seulement partager le fragment acceptable pour le savoir de l'autre. Ainsi on est presque toujours seuls.

Comme c'est aussi le cas de toute évidence dans la nature - au mieux peut-être notre entendement pourrait-il découvrir la solitude d'un autre. »

 

L'avis de...

 Cynthia, George...

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Par Theoma - Publié dans : Langues étrangères
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 00:04

 

Un tag ! Ça faisait longtemps ! Je ne m'en plaignais pas ;-)


Taguée par les viles Cathulu, Aifelle, Marine Rose  et Eve je me plie à l'exercice du portrait chinois revisité par les deux premières.

 

Si j'étais...

 

1. Une artiste

Dorothy Parker. Je balancerais à tout va.

 

2. Une matière

Le teflon. On ne saurait jamais comment m'attraper.

 

3. Un événement

La commercialisation de la pilule. J'aurais brûlé mon soutif devant une église. romeo et juliette

 

4. Un film

Romeo et Juliet de Baz Luhrman. J'aurais revisité Shakespeare avec génie. 

 

5. Un mot

Audace. J'en aurais à revendre.

 

6. Une émotion

Une joie intense. Je ne me ferais pas rare.


7. Une sculpture

En morceaux. Brisée par Camille Claudel. Emportée par la folie.

 

jackson-pollock.jpg

 

 

 

 8. Un peintre

  Jackson Pollock. Je ferais de l'éjaculation multicolore un art.

 

 

 

 

9. Piquanteglace choc 2 

Une saucisse thaï à la citronnelle. Presque immangeable tellement elle est forte.  

 

10. Enervante ! 

Moi-même. Ultra-chiante mais tellement adorable si je veux.

 

11. Un monument

Edith Piaf. Je chanterais mes amours perdus.


elisabeth benett 

 

12. Une héroïne ou un héros romantique 

Elisabeth Benett. Je vivrais des nuits totalement dépravées avec Darcy.

 

 

 

 

 

13. Un animal

Mercy Thompson. Je vivrais des nuits totalement dépravées avec Adam Black.

 

14. Un état d'espritgeyser3yellowstone,ret.

L'optimisme. Il en faut. Beaucoup.

 

15. Un paysage

Le parc de Yellowstone. Je serais sauvage, tranquille et soudainement volcanique.

 

16. Un défaut

Le défaut de faire de la gourmandise une qualité. Je prendrais 16 kilos.

 

17. Un alcool

La bière. Je serais pleine de bulles et accessible à la masse populaire.

 

18. Un rêve

Des ailes. Je volerais toute pailletée comme une fée.

 

19. Une maison

Je serais faite de bonbons et les enfants du quartier me nommeraient « la sorcière ».

 

20. Une série téléJoshLyman

West Wing (A la maison blanche). Je m'amuserais avec le tampon VETO et je vivrais des nuits intellectuellement dépravées avec Josh Lyman. 

 

Je ne refile le virus à personne, il me semble que toute la blogo a d'ores et déjà été contaminée ;-)

Par Theoma - Publié dans : Bientôt 7 milliards, et moi et moi et moi...
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 07:32

 

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« On a raison de représenter le Savoir par une lumière. C'est un feu qu'il faut sans cesse alimenter, vous diront les lettrés. D'autres savent que c'est aussi une flamme qui brûle quand on l'approche de trop près. Une flamme qui fait peur, parfois. »

 

Bertrand Guillot donne des cours d'alphabétisation dans le XIXè arrondissement de Paris. Il nous parle, avec beaucoup de justesse et de simplicité, de son expérience mais surtout du parcours de ces femmes et de ces hommes au handicap invisible.

 

Car il s'agit bien d'un handicap. La vie est tragiquement inaccessible. La volonté est palpable mais comment forcer son cerveau d'adulte à intégrer ce dont il a été, pour diverses raisons, privé ?

 

Un portrait sans complaisance de notre société de performance. Aucune condescendance, rien d'acerbe ou de facile, la vie sans savoir lire. Telle qu'elle se présente. Sournoise et d'apparence invincible.

 

C'est beau, incarné, ça fourmille d'espoir, ça fait réfléchir, ça fait du bien.

 

4--toiles-copie-2.gif Rue Fromentin, 221 pages, 2011

 

Extrait

« Cela semblait simple a priori : ils ont beau parler un français parfois hésitant, tous maîtrisent bien le masculin et le féminin.

Vérifions-le, tiens.

- Si je remplis mon verre, je dis qu'il est plein. Si je remplis mon assiette, je dirai qu'elle est...

- Pleine, dit Ibrahima.

- Parfait. Et si je dis "Ibrahima est grand", je dirai "Amah est..." ?

- Petite, répond la salle unanime.

Comme quoi, à quelques détails près, nous y sommes presque. »

 

Elles sont nombreuses à l'avoir lu...

Leiloona, Fashion, Clara, Cuné, Cathulu, Dominique, et Esmeraldae qui en a fait un livre voyageur.


 

pioché en bib

 

Par Theoma - Publié dans : Ce qui finit par "o" (psycho, socio, philo...)
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 06:52

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Je n'ose pas dire combien de temps.

C'est le top 10 de la honte.

 

1. Si je t'oublie Jerusalem – William Faulkner

2. Tandis que j'agonise - William Faulkner

3. La route – Cormac McCarthy

4. 50 ans de lettres d'amour – Victor Hugo et Juliette Drouet

5. Sans parler du chien – Connie Willis

6. L'ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

7. Enchantement – Orson Scott Card

8. L'enfant bleu – Henry Bauchau

9. Femmes qui courent avec les loups – Clarissa Pinkola Estés

10. La femme de l'allemand – Marie Suzin.

 

Un jour viendra. Peut-être. Ou pas.

 

Par Theoma - Publié dans : Tops 10 inclassables
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 00:31

 

amour-mode-emploi.jpg

 

Un roman sur les premiers émois. L'amour, la sexualité, l'amitié. Ce paradoxe entre événements fondamentaux et toutes ces petites choses qui prennent une ampleur tragédienne à l'adolescence.

 

Une lecture attachante malgré ses maladresses. On rit, on est ému, on s'identifie. La sexualité y est abordée avec justesse. Pas de glamour vendu dans les série pour ados, la vérité de la première fois, simple et crue.

 

On pourrait reprocher à l'auteur un trop plein de bons sentiments mais ce serait, à mon sens, une erreur. William Nicholson s'adresse à un lectorat intelligent qui saura faire la part des choses. Un roman que j'aurais bien aimé croisé à l'adolescence. Une bonne surprise à faire découvrir autour de soi.

 

3--toiles.gif Gallimard, 415 pages, 2011

 

+ Liens

Découvrir les premières pages ici

L'avis de Thalie

A découvrir également : La première fois

 

Pour la découverte, merci aux Éditions Gallimard Jeunesse !


young adult


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Par Theoma - Publié dans : Ados/Jeunes Adultes
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 07:02

 

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« Ses enfants grandirent et commencèrent à avoir leur propre vie. (…) Quand elles pensaient à eux, à différents moments de leur enfance – d'abord s'accrochant à elle puis acquérant de l'indépendance et finalement se détachant d'elle – elle se souvenait avant tout des lampes. De la lampe du couloir qu'elle avait l'habitude de laisser allumée pour qu'ils n'aient pas peur dans le noir. Ensuite ce fut la lampe de la salle de bains, plus loin dans le couloir, qui resta allumée, quelle que fut la maison qu'ils habitaient et, pour finir, celle du rez-de-chaussée lorsque l'un d'entre eux sortait le soir. Leur croissance correspondait donc à une graduelle diminution de la lumière éclairant la porte de sa chambre à coucher, comme s'ils emportaient avec eux un peu de clarté lorsqu'ils s'éloignaient d'elle. Elle aurait dû s'organiser, pensait-elle parfois. Elle aurait dû se trouver des amis ou s'inscrire à un club. Mais ce n'était pas son genre. Et de toute façon ça ne l'aurait pas consolée. »


 

 

4--toiles-copie-1.gif Stock, 388 pages glacées, 2009

 

Comment survivre à la famille ? Une lecture qui m'a terrassée. Je laisse la parole à Cuné. 


Par Theoma - Publié dans : Langues étrangères
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 06:28

 

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Précédemment paru sous les titres : L'Épée de Feu, Les Noces Pourpres et La Loi du Régicide.

 

Je dois le confesser. A ce stade, je suis complètement et, j'en ai bien peur, irrémédiablement soufflée par la maîtrise narrative de George. Oui, à ce seuil d'intimité, j'ai pris sur moi la décision de l'appeler George.

 

Car si beaucoup rêvent d'un dîner en tête à tête avec le plus célèbre des George, celui-ci, le mien, réussit à me faire fantasmer au-delà de mes espérances. Malgré la maltraitance de la vie et la glace des épreuves, Le trône de fer est un univers que je n'ai pas envie de quitter.

 

Le lecteur est souvent au bord du gouffre, la saga est d'une grande exigence, les personnages d'une profondeur ambitieuse et l'histoire est une épopée inouïe. La cruauté d'un monde qui s'effondre et la vie qui va, qui bat, qui est plus forte que tout.

 

4--toiles-copie-2.gif J'ai lu, 1149 pages, 2011

 

Les précédentes intégrales

Le trône de fer, intégrale 1

Le trône de fer, intégrale 2

 

+ Liens

David Benioff, le créateur de la série TV

Games of thrones, une série à ne pas manquer

Les avis de Cuné,SBM,Fashion... 

Par Theoma - Publié dans : Fantasy/SF
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:44

 

42 participants...


Rrrrrrrroulement de tambour....

Et le chapeau a désigné...


 

concours-results.jpg

 

 

BRAVO MANGO !

Merci à toutes et à tous ! Ce sera pour la prochaine fois ;-)




Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 00:07

 

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« C'est donc ça la guerre ? Du sang et de la boue ?

Et la mort, alors qu'on n'avait même pas encore vu le visage de l'ennemi ?  »

 

Le livre est devant moi. Il a fait peau neuve. Une nouvelle couverture, un format poche. Je n'ai pas pour habitude de relire un coup de cœur. Deux années ont passé. Vais-je prendre le risque d'être déçue ? Une émotion aussi intense ne peut se réaliser une seconde fois.

 

L'envie de replonger dans ce conte est plus forte. Au fil des pages, une évidence. Tout est dans Le chagrin du roi mort. La poésie des lignes, la force des rencontres, l'aventure au bout du chemin, une harmonie rare et précieuse.

 

Je sens le froid me laminer les joues. J'ai envie de feu, de réparations magiques de l'injustice. Je termine ma lecture émue. Profondément. Quelle chance d'être l'auteur d'un si beau livre. Quelle chance d'avoir eu la possibilité de le lire. Deux fois. Merci Monsieur Mourlevat.

 

5--toiles.gif Gallimard jeunesse, 448 pages , 2011

 

« Tout était comme avant, et rien n'était comme avant. Le deuil recouvrait tout de sa substance noire. Il s'infiltrait partout, gâtait les plus modestes bonheurs : la saveur des bonnes choses, le sommeil, la beauté transparente d'un glaçon sous un toit. Tout. »

 

Elles sont unanimes...

Cuné : « on tremble, on vibre, on frémit, oui, on vit intensément cette aventure assez fabuleuse. »

Pages à Pages : « A ne pas rater »

Clarabel : « C'est un grand, un vrai roman. Une merveille. »

Lael : « unesaga romanesque et fantastique »

Fashion : « un roman absolument bouleversant. ».     

 

Pour la redécouverte, un GRAND MERCI aux Éditions Gallimard Jeunesse !


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Par Theoma - Publié dans : Ados/Jeunes Adultes
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 06:03

 

les-souvenirs.jpg

 

« Elle vit soudain à quel point elle n'était plus une mère , mais un poids. Est-ce cela la ligne de démarcation de la véritable vieillesse ? Quand on devient un problème ? »

 

David Foenkinos possède l'art de poser les mots les plus littéraires sur les petits détails qui font l'existence. C'est doux. C'est beau.

 

Dans ce nouveau roman, l'auteur tente l'exploration de la matière du souvenir. La mémoire impalpable, celle qui oublie pour nous protéger, celle qui occulte pour mieux nous trahir.

 

Si j'ai apprécié les souvenir glanés et déposés tels de petits cailloux au fil des pages, je n'ai pas été emportée par l'histoire, pourtant sensible. Une jolie nostalgie mais, hélas, inaboutie.

 

Extraits...

« La plupart de ceux que j'ai croisés dans la maison de retraite voulaient mourir. Ils ne disaient pas mourir d'ailleurs, ils disent "partir". Et aussi "en finir", pour souligner davantage le calvaire. Car la vie ne finit parfois jamais, c'est le sentiment qu'ils ont. On parle souvent de la peur de la mort, et c'est étrange comme j'ai vu autre chose. Je n'ai vu que l'attente de la mort. J'ai vu la peur qu'elle ne vienne pas.  »

 

« Pourquoi la bêtise est-elle plus mémorable que la beauté ?  »

 

A préférer, à mon sens, du même auteur...

La delicatesse

Lennon

 

Les avis de...

Constance, Emeraude, Hélène, Calypso, Miss Alfie, Sandrine...

 

Par Theoma - Publié dans : En français
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