Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 06:06

 

Oyé ! Oyé ! Je ne vous ferais pas trépigner davantage.

Vous avez toutes répondu à la question et vous avez enrichi votre vocabulaire d'un mot qui sent bon le canton de Vaud.

Les participantes :

 

 concours.jpg

 

 

 

Tirage au sort, durant le dessert, grâce à un jolie main innocente.

Roulements de tambours familiaux


 

 

 

 

 

Un grand bravo à la gagnante (j'attends ton adresse par mail :-)

et merci encore d'avoir tenté avec moi cette première expérience !

 


Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 05:43

  loving-frank.jpg

« Être mère ne suffit pas : même une huître peut être mère. »

Charlotte Perkins Gilman in Loving Frank

 

Oh comme j'aime ce genre de rencontre avec un livre qui, à l'instar d'une page cornée, laisse son emprunte dans mon univers de lectrice. Dès les premières pages, j'ai été happée dans le tourbillon des vies de Mamah (prononcez Mémah) et de Frank ainsi que de leurs proches.

 

mamah-copie-1.jpg Comme un voyage dans le temps, j'étais là, invisible aux protagonistes dont l'histoire se déroulait devant moi. En empathie avec chacun des personnages, j'ai été émue par le portrait de cette femme bien trop en avance sur son temps.

 

Les romans historiques souffrent parfois d'un trop grand nombre de détails qui, même s'ils sont véridiques, alourdissent et rendent le style pompeux. Le contraire peut aussi arriver, la fiction prend le dessus et par conséquent, elle ne s'ancre pas, elle reste volatile. Pour son premier roman, Nancy Horan a su surmonter cet écueil en trouvant un parfait équilibre.

 

Et cette fin ! S'il ne s'agissait pas ici de faits réels, je n'aurais jamais supporté un tel dénouement. J'aurais crié au scandale et accusé l'auteure d'en faire des tonnes !

 

Loving Frank raconte l'histoire d'un amour véritable sans cesse mis à l'épreuve par la société dans lequel il est obligé d'évoluer mais il serait réducteur de le résumer ainsi. Il aborde également, avec tellement de subtilité et de profondeur, les libertés individuelles : celle d'aimer par amour et non par convenance, de faire des erreurs, d'aller au bout de ses convictions et de ses passions, de ne pas se fourvoyer, de rester soi-même. frank.jpg

 

A mon sens, Loving Frank dénoue avant tout les fils complexes de l'Histoire d'une grande Héroïne, Mamah Borthwick décrite par la presse de l'époque « comme l'une des femmes les plus intelligente d'Amérique ». Une nation qui comme tant d'autres diabolisent les femmes érudites qui s'affirment comme telles.  

 

Ainsi Mamah se voit confinée femme au foyer et quel foyer ! Adorable mari, deux beaux enfants, magnifique maison, une gouvernante et une cuisinière. Quelle ingrate en souhaiterait davantage ? Pourtant, la question inverse ne s'est, tristement, jamais posée. Comment une femme parlant six langues, dont trois avant l'entrée en maternelle, pourrait être heureuse dans une prison aussi dorée soit-elle ?

 

Et si dans cette équation vous faites entrer un homme qui la respecte pour ce qu'elle est, qui ne la perçoit pas comme inférieure mais qui au contraire se nourrit de ses discussions passionnées et qui réalise avec reconnaissance qu'elle puise également en lui l'engrais, celui dont chaque être humain a besoin, nécessaire à son épanouissement ?

 

mamah2.jpg

 

 

« Vous trouverez les histoires des femmes qui se battent pour vivre au plus près de la vérité et donner un sens à leur existence ».

 

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Le lecteur assiste, impuissant, à cette bobine de fils entremêlés qui se déroule à un rythme effréné. On redoute qu'elle termine sa course avec fracas, on espère qu'elle ralentisse, on rêve d'un happy end.

 

Après avoir refermé ce livre, j'ai été hantée durant plusieurs jours. En feuilletant l'album de photos récoltées par Nancy Horan, on ne peut qu'observer le nombre de fantômes qui peuplent ces rues, les maisons de Oak Park et le domaine de Taliesin. Pas étonnant que l'auteure ait habité durant 24 ans non loin de la maison de Mamah et de son ex-époux Edwin Cheney. 

 

 

 

On ne peut pas être insensible à un tel destin. Pourtant, force  est de constater que c'est bel et bien le cas. Comme tant d'autres femmes, qui elles ont façonné l'histoire, Mamah Bortwick reste une figure inconnue, au mieux « la femme d'un des clients de Frank L. Wright ».

 

5--toiles.gif Buchet-Chastel, 539 pages, 2009

 

Prix Feminore Cooper de la meilleure fiction historique

 

Elles ont aussi beaucoup aimé...

Amanda, Aproposdelivres, Cathulu, Cuné, Esmeraldae, Fashion, SD49

 

 

 Un tour à Oak Park avec Nancy Horan

 

 

Premières pages lues par et interview de l'auteur

 

 

challenge premier roman

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Par Theoma - Publié dans : Romans
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 06:00

Taguée par Daniel, Fashion et Tamara, voici le tag Limonade. D'où vient-il et pourquoi porte-t-il ce nom, nul ne le sait. Il s'agit d'un tag, on répond à des questions bizarres, c'est totalement inutile donc absolument essentiel.

 

glace-choc-2.jpg  




Signes particuliers

Je suis capable d'ingurgiter autant de glaces et de chocolat que de livres. Cela vous donne un petit indice de mon capital gourmandise.

Une vocation.

 

 

 

 

Mauvais souvenirs

Un entretien d'embauche pour un poste intéressant. J'avais 24 ans et à peine assise, le directeur m'avoue ne pas savoir pourquoi il me reçoit. Le profil qu'il souhaite étant un homme de quarante ans. A un moment donné, il me demande de nommer trois défauts et trois qualités. Sans hésiter une seconde, je déclare :

« J'ai tendance à arriver toujours en retard, j'ai un problème avec la hiérarchie surtout si la personne au-dessus est incompétente, il me faut un travail passionnant, dans le cas contraire je m'ennuie. Pour les qualités, je n'en ai aucune idée. »

Véridique. Hélas.

 

Défauts

En plus de ceux que je viens de nommer ? C'est ma fête...

J'ai la fâcheuse tendance à dire tout ce que je pense au moment même où je le pense, ce qui fait de moi la reine des gaffeuses. Certains me fuient. D'autres, heureusement pour moi, se marrent.

Je saute à chaque fois que je suis contente.

J'aime malheureusement ce qui est mauvais pour ma santé. Je me console parfois en me disant que le gras, c'est noble.

Je ris bien trop fort. Tout le monde se retourne.

 

Films bonne mine

Des comédies, forcément. Je voue un culte à plusieurs daubes d'Adam Sandler. 50 dates  me fait rire à chaque fois. Mais aussi Bridget Jones (mmm Colin), Mariage à la grecque, The Holiday, Love actually (Colin again), Deux en un, Ce que veulent les filles (Colin forever), Mamma mia (même en gay, Colin est parfait), La grande séduction (hilarant), Quand Harry rencontre Sally, Pile ou face, My fair lady, High Fidelity, Les quatre filles du Dr March, Peggy Sue s'est mariée, Le choix de Sophie (je rigole, c'est juste pour voir si vous suivez toujours).

 

Et les deux bijoux qui ont le don de me donner un coup de pied aux fesses quand je ne suis plus qu'une larve : La vie est belle et Mr Smith au sénat, tous deux de Frank Capra.

 

photos.jpg

 

Souvenirs d'enfance

La tarte aux pommes de ma grand-maman.

Les promenades avec mon grand-papa.

Les jeux de foooolie et les disputes de foooolie avec ma soeur.

Candy, Goldorak go, Cornes aux fulgures, astéro hache ! Capitaine Flam et... Albator dont j'étais secrètement amoureuse.

Les habits déchirés parce que j'avais la face pleine de « cacas de mouches » (des tâches de rousseurs dans le jargon des pt'ites terreurs)

Le sel des larmes.

Le sel de la mer, la première fois.

Les chatouilles, les guilis, les histoires au bord du lit.

Les frites du restaurant.

Le cornet de glace du dimanche.

Les belles fêtes de famille.

Les disques de ma Maman, Dalida, Nana Mouskouri, Myke Brant, Jane Manson et Julio Iglesias.

Et les livres, tout autour de moi, avec moi.

 

Je passe la balle à ma swappeuse d'enfer... Amanda, libre à toi ;-)

 

Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 05:57

 

swap happy face

 

"ENCORE !!!!!!" se sont exclamés les miens en apercevant le paquet bleuté qui n'attendait plus que mes mains pour que je le déshabille. Il faut dire qu'elles deviennent expertes en déballage de colis en tout genre qui n'ont pas fini de les surprendre. Si les swaps rendent le porte monnaie anorexique, ils ont le don de vous faire passer des instants de pure sexytude ou de vous faire une face joyeuse même si je n'ai pas les dents aussi blanches que sur le logo.


 

happy colishappy1

 

 

 

Des petits paquets emballés avec soin avec un papier au joli charme désuet. Des petits paquets qui font battre le coeur et dont le nombre indécent vous donne l'envie, très très passagère, de sermonner votre swappeuse.


 

happy colis 3happy4-1

 

 

Une swappeuse inspirée qui sait vous faire couiner à la perfection (n'y voyez rien de ce que votre esprit tordu est capable de vous faire voir, car oui, on peut couiner pour de tellement nombreuses raisons. Private joke : Fashion en a nommé quelques-unes dans un blog it éphémère. A quand un manifeste des couineuses ?).

 

 

happy colis 2happy2

 

 

 

Sur chaque surprise, des mots écrits sur un ourson malicieux. En les découvrant, j'étais pleinement consciente de ma chance. Un chouette moment d'amitié.

 

 

happy bear

 

 

1, 2, 3, déballage !

 


SWAPS-copie-2

 

 

Du thé "charlotte aux fruits" (un délice) accompagné de speculoos que j'ai planqué loin des mains des enfants (non je n'ai pas honte même pas un tout petit peu), une trousse nature et des flacons de douche Occitane (on en mangerait), le titre d'un de mes films préférés (celui de Capra) pour m'éviter de passer des heures à déméler mes écouteurs (je crois que je ne te remercierais jamais assez), et des gants de vaisselle de la mort qui tue car selon ma swappeuse "Une femme doit toujours se sentir séduisante à tout moment".

 

 

happy badge

Je suis une mordue de badges, au grand dam de ma soeur qui ne comprend pas pourquoi "je me ringardise à customiser mon sac avec des pins". Pardonnez-lui, elle ne sait pas ce qu'elle dit. Imaginez ma joie en découvrant le badge "Blogueuse" (ce que je suis) et "So happy" (ce que je suis la plupart du temps).

 

 

happy colis 4happy12

 

Un colis de foooooolie comprenant encore de nombreuses surprises. Des lectures et pas des moindres (Divine justice de Christopher Buckley, Le chemin des âmes de Joseph Boyden, Orgueil et Préjugés de Jane Austen, Jimmy the Kid de Donald Westlake, Le remède et le poison de Dirk Wittenborn), un de mes films préférés (Elle et Lui) qui me fait pleurer à chaque fois. D'ailleurs rien qu'en repensant à la scène "Tout ce que j'ai pu dire, c'est bonjour", ça y est, la larmichette est là.  

 

Un film à rendre happy n'importe quel récalcitrant (Soyez sympas, rembobinez) avec un acteur dont j'apprécie les facéties (Jack Black). Des bonbons et... du chocolat. Et non chère Madame M., "le comble n'est pas d'offrir du chocolat à une suisse", surtout quand celle-ci est mordue de chocolat et que celui-ci ne se vend pas dans son pays ;-)

 

Vous l'avez certainement deviné, mon incroyable mais vraie swappeuse est la divine Amanda à qui j'envoie des merci par ci, des merci par là, des merci youpiiiii, des tonnes de merci, que le ciel en soit farci, des merci la vie !

 

Sans oublier les organisatrices, Stéphanie et Stephie qui en on vu des vertes et des pas mûres, grâce à qui j'ai maintenant une very very very very happy face ! Vous ne la voyez pas mais regardez moi couiner et sautiller avec mes gants de vaisselle et vous comprendrez.

 

happy colis 5happy13

 

Ma swappée est Ms Peppy's et j'ai également eu un plaisir fou à lui concocté son colis. C'est pour quand le prochain swap ? Il suffit ! Je me suis donné la limite décente de deux swap par année. J'espère que je vais pouvoir y arriver.

 

Le swap est une drogue dure.

La dépendance est immédiate.

Priez pour moi.


Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 05:13

 

jours-de-juin.jpg

« J'ai l'impression de flotter sur un morceau de banquise qui a dérivé trop loin vers le sud ;

les illusions qui me gardaient au sec sont en train de fondre rapidement.

Et je ne suis pas le nageur le plus audacieux au monde. »

 

Paul vient de perdre sa femme, la mère de Fenno, David et Denis. Comment vivront-ils les années qui suivront ce deuil ?

 

Avec une belle simplicité, Julia Glass tisse les relations familiales des McLeod, fière famille écossaise. Mère-fils, mari-femme, père-fils, frère-frère, frère-frères jumeaux mais aussi frère-belle-sœur et... soi à soi.

 

A travers trois voix différentes, le lecteur découvre un angle différent, un point de vue qui ne faisait pas partie de l'équation de départ. Entre New-York, la Grèce et l'Écosse, on savoure cette saga comme un caramel en évitant de le faire fondre trop rapidement.

 

Les personnages masculins sont d'une grande profondeur. J'ai particulièrement aimé Fenno et la façon dont il aborde son homosexualité. J'ai tellement été touchée par ce quarantenaire new-yorkais que la troisième partie m'a brusquement déconnectée du roman.

 

Tout en moi refusait de faire la connaissance du troisième et dernier narrateur. J'aurais voulu crier pour que l'on me rende Fenno. J'ai donc lu la fin dans la frustration et la déception ce qui prouve la réussite, malgré quelques défauts, de Jours de juin.

 

4--toiles-copie-1.gif Points, 654 pages, 2008

 

LECTURES COMMUNES, bouton1-copie-1

 

 

  Une lecture commune avec Keisha et L'or des chambres.

 

   

  Un coup de coeur de Florinette qui m'a donné l'envie de le découvrir...

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 05:16

 

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 « Aujourd'hui, je le sais. Il faut parfois désobéir »

 

Meto est de retour à La Maison. En devenant ce que Jove et les César désirent, il va pouvoir allumer la mèche de la révolte au risque de se compromettre.

 

Le troisième et dernier tome de la trilogie d'Yves Grevet tient ses promesses. Tenue en haleine, j'ai tourné les pages avidement en me méfiant de tous les protagonistes, du plus puissant au plus faible.

 

Dans le dénouement, l'auteur n'a pas choisi la facilité et arrive à étonner le lecteur en prenant un virage auquel on ne s'attendait pas. « L'enfer est pavé de bonnes intentions » et on le comprend particulièrement en apprenant les raisons qui ont poussé Jove à fonder La Maison.

 

Je ressens toutefois une légère déception devant le manque de pages consacrées aux personnages féminins. J'aurais en voulu en savoir un peu plus sur les filles vivant dans des Maisons similaires. Leurs conditions de vie sont légèrement abordées mais de nombreuses questions restent en suspens : quelles sont leur vision du monde ? Que ressentent-ils dans leurs inter-relations entre garçons et filles étant donné qu'elles et ils n'ont jamais rencontré le sexe opposé ? Comment voient-ils-elles leur avenir ?...

 

Ce ne sont que des détails comparé au fait que Meto est un huis-clos mystérieux et étouffant traité avec justesse et évitant tout manichéisme. A conseiller vivement dès 13 ans.

 

4--toiles-copie-1.gif Syros, 380 pages, 2010

 

De bels échos dans la blogosphère...

Tiphanya, Anne Ferrier, Bladelor, Aurore, Glow...

 

A voir aussi..

Meto, tome 1

Meto, tome 2

 

La bande-annonce...

 

 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 00:05

  juliet-naked.jpg

« Peut-être que tu devrais écrire toi-même ta page Wikipédia.

Comme ça, tes enfants sauraient quelque chose à ton sujet. »

 

C'est l'histoire d'Annie qui vit en couple avec une espèce d'ahuri, Duncan, depuis 15 ans. C'est l'histoire de Duncan qui n'a qu'un amour dans sa vie, l'ancienne star Tucker Crowe dont le monde n'a plus de nouvelles depuis 1986. Le fantôme de Tucker plane au-dessus de leur couple comme l'enfant qu'ils n'ont jamais eu jusqu'au jour où Annie se rebelle...

 

Nick Hornby est de retour avec ce que ses lecteurs aiment le plus chez lui : du mordant, une juste dose de cynisme et un univers musical sans pareil capable de transmettre des notes avec les mots. On se laisse aller à découvrir ces personnages qui pourraient être des proches, des amis aussi attachants qu'agaçants en raison de leurs nombreux défauts.

 

C'est un roman résolument moderne qui démontre les qualités et les inconvénients de notre temps, celui de l'ère internet, des relations qu'elle empêche, et celles qu'elle engendre. Nick Hornby est en verve. En mettant en exergue des personnages à la recherche de leurs désirs sans pouvoir les nommer, il nous propose une palette convaincante de quiproquos réjouissants et divertissants.

 

3--toiles.gif 10/18, 313 pages, 2010

 

Merci à Stephie et aux Editions 10-18 !

 

Beaucoup d'avis, Cathulu en recense quelques-uns...

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 05:24

Oyé ! Oyé ! Nous sommes vendredi, jour béni annonçant, pour la plupart d'entre nous, les prémices d'heures de repos bien méritées. La fatigue se fait sentir mais l'idée de quelques heures n'appartenant qu'à nous, rien qu'à nous, nous revigore, nous rappicole, nous transporte vers nos rêves les plus fous.

 

Partir sur un coup de tête au soleil, se légumer devant la télé, se coucher sur l'herbe avec un bon roman, se retrouver en famille, ne voir personne, tenter une nouvelle position, faire le tour du quartier en vélo, se nourrir uniquement de glaces, à chacun son truc.

 

Avant de réaliser des instants que je vous souhaite heureux, Les éditions Bayard vous proposent de gagner un exemplaire d'Idhun de Gallego Garcia Laura.

 

idhun.jpg

 

Comme je ne l'ai pas encore lu, je ne peux pas vous affirmer qu'il en vaut la peine. Au mieux, vous passerez un joli moment de lecture qui vous obligera à lire la suite (et oui, les offres commerciales sont toujours intéressées...), au pire, vous aurez perdu du temps mais le contenu de votre porte-monnaie sera sain et sauf.

 

Dans les deux cas, vous aurez enrichi votre vocabulaire grâce à l'intelligente question pour un lecteur et aurez ainsi le privilège de recevoir un livre directement dans votre boîte aux lettres ce qui fait toujours sautiller de joie les lectrices compulsives que nous sommes. Et oui, il en faut peu à certaines pour être heureuses et c'est bien l'une de leurs nombreuses qualités.

 

Peuvent participer : tous ceux et celles ayant déjà posté un commentaire dans ce petit boudoir (blogueurs, blogueuses ou non) et qui répondront par mail theomablog@gmail.com à la question suivante : que veut-dire « rappicoler » ? Délai de participation : 11 juin 2010 minuit.

 

Bon week-end et que la force soit avec vous !

 

Par Theoma - Publié dans : La blogosphère
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 04:00

 

 

metal-melody.jpg

« Fallait-il vraiment perdre autant pour trouver quoi ? »

 

Inès est partie soudainement pour quatre mois en laissant Luce, sa fille, seule à la maison. L'adolescente se retrouve du jour au lendemain livrée à elle-même sans en comprendre les raisons. Son père est décédé lorsqu'elle avait 5 ans, il faut, en plus, que sa mère l'abandonne brutalement. Décidément, elle ne la comprendra jamais.

 

Luce est en noir. Vêtements, maquillage, piercings, et la musique sauvage, ancienne, primale qui hurle sa rage à coups de décibels. Gothique, c'est aussi une attitude, elle la revendique haut et fort parce qu'elle contraste aussi avec les tailleurs parfaits d'Inès.

 

Et puis c'est qui cette soit disant mère qui laisse seule une adolescente durant des mois ? Elle est pas un peu dérangée la pt'ite dame ? Dans la vraie vie, les choses ne sont pas aussi simples. Inès est une femme avec ses fêlures, avec un passé, et un présent qui doit investir son avenir. Sans inconscience aucune, elle a le courage d'offrir à sa fille le plus beau des cadeaux : faire de la place, savoir se retirer pour qu'elle puisse elle-même trouver le chemin.

 

Car Metal Mélodie est avant tout une quête. La soif de soi, la recherche du sens, l'abandon de celle que l'on voudrait être, la poursuite de celle que l'on est vraiment. La plume est sublime, les émotions adolescentes y sont si bien décrites, les deux personnages, celui d'une femme qui a été fille et celui d'une femme en devenir sont à enrober dans du papier de soie, attention fragile, colis précieux, une perle rare. Sans oublier les corps qui se découvrent, se font du bien et se font mal. Les premiers pas de la sexualité sont abordés avec finesse et certains passages sont si joliment érotisés.

 

C'est le plus beau livre sur la relation mère fille que j'ai pu lire. Une relation des plus intime, secrète et complexe comprenant tellement de non-dits et de fantômes. Ceux de nos mères, de nos grands-mères, de leurs mères et de leurs grands-mères...

 

5--toiles.gif Editions Milan, 210 pages, 2010

 

Et si vous n'êtes toujours pas convaincus...

Un coup de cœur pour Laure : « quelle richesse et quel beau cheminement que ce roman ! »


Stephie : « Je conseille donc ce livre à nos adolescentes en devenir mais également à leurs mamans. Un message pour chacun d'entre nous sur la difficulté de grandir mais également sur l'importance de dire aux gens à quel point ils comptent pour nous. »


Clarabel : « Vous l'avez compris, ce roman s'adresse aux adolescents et à leurs mères. C'est comprendre le pont qui nous lie, c'est se rappeler que nous sommes passés par là, que nous avons parfois des petites filles vampires élevées dans du cocon... Soupirs. C'est un roman magnifique, qui parle d'amour et qui donne des ailes. Aux filles et aux mamans. »


Bauchette : « Un très bon roman donc qui va devenir un titre de fond de la littérature pour adolescents et qui confirme le talent de Maryvonne Rippert ».


Lael : « Débordant d'authenticité ce roman coule comme une musique : au début c'est fougueux, colérique voire violent puis les mots changent, l'écriture s'affirme en même temps qu'évolue Luce et tout se finit dans une étrange sérénité, un calme emplit d'amour et de confiance. C'est émouvant, la musique nous fait vibrer. Un coup de fouet... »

 


Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 05:25

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« Il existe des vérités que vous ne trouverez jamais dans un livre et c'est un fait. »

 

Phil et Gloria décident de quitter Hollywood et ses frasques au profit d'une maison à la campagne. Une bâtisse ancienne située à côté d'une forêt sombre, très sombre...

 

Ne vous fiez ni à la couverture, ni à l'auteur, connu pour ses célèbres Chroniques de Krondor. Il ne s'agit pas ici de fantasy mais bel et bien du seul roman fantastique écrit à ce jour par Raymond E. Feist.

 

Je m'attendais à entrer dans un univers magique, à un moment de réelle détente grâce à un monde féerique et bien non, que nenni, "tu l'as dans l'os" dirait l'auteur. Si ! Si ! Je suis certaine que nous duper était prémédité pour mieux nous croquer avec de belles dents pointues. Imaginez une jolie petite fée entourée de poussière magique. Fermez les yeux. Vous la visualisez ? PAAAAAAAAF ! La voilà atomisée par la tapette à mouche de Raymond E. Feist. Vous êtes dans l'ambiance.

 

Si j'avais su, j'aurais choisi un autre moment pour ma lecture que celui correspondant au départ de L'Homme, partit durant une semaine filmer Stefan Eicher cuisiner des röstis pendant un concert (les röstis sont une spécialité suisse délicieuse, tout comme Stefan Eicher, à base de pomme de terre). Quel rapport me direz-vous ? Et bien je me suis retrouvée toute seule dans mon lit, presque dans le noir, en train de flipper grave. « Euh... c'est quoi ce bruit ? Rien ! C'est le parquet qui craque. » (oui je me parle toute seule et croyez-moi, c'est le moindre de mes problèmes).

 

Une lecture qui fouille dans les tréfonds de nos cauchemars d'enfance pour y puiser des peurs aussi ancestrales que les légendes celtiques qui les nourrissent. Efficace, parfois un peu long mais c'est pour mieux vous voir dans le noir, Chers Lecteurs, et pour servir la subtilité de l'écriture qui dépose au compte goutte une angoisse distillée dans une taverne irlandaise.

 

C'est bon mais... mon petit cœur tout mou se refuse à tout nouvel exercice de ce genre.

 

3--toiles.gif Milady, 631 page, 2009

 

D'autres avis...

Deliregirl : « un véritable coup de cœur et regrette presque de l’avoir déjà fini. »

Zone livre : « A lire d'urgence »

La liseuse : « Notre imaginaire est constamment en éveil. L’écriture est efficace, vive, alliant des situations surnaturelles et périlleuses à des moments de vie ordinaire où l’on découvre la vie personnelle et les histoires de chacun. »

 

Parce que ça n'a presque rien à voir, que je l'aime et qu'il est l'un des rares artistes à proposer à chaque fois un concert différent...


  
Par Theoma - Publié dans : Romans
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 00:48

le-dernier-orc.jpg   

 

 

 

 

 

 

 

 

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A toutes nos mères, imparfaites, colériques, insupportables, magnifiques, pour tout l'amour qu'elles nous ont donné, et pour celui qu'elles ne nous ont pas donné, lorsqu'elles étaient trop fatiguées et trop désespérées. »

 

Après mon grand coup de cœur pour Le dernier elfe, le début de ce second opus m'a désarçonnée. Les personnages qui m'étaient familiers n'étaient pas au rendez-vous. Pour qui se prenait-il ce Rankstrail pour m'imposer son histoire ?

 

Et puis, au fil des pages, j'ai découvert un gamin incroyable, d'un amour inconditionnel pour sa famille, doté d'une résilience sans fond et d'une force exceptionnelle. Le genre de personnage qui vous transmet son énergie, ses leçons de vie mots après mots.

 

Soudain, j'ai su. J'aimais Rankstrail autant que Yorsh et c'est à ce moment précis que j'ai retrouvé ce dernier en compagnie de ses proches. La seconde partie bascule dans un hymne à la vie. Les femmes prennent de l'ampleur et deviennent des guerrières primales habitées par l'esprit de l'avenir qui les guide.

 

La fin m'a bluffée. J'ai été éblouie par la profondeur et la puissance de cette fable humaniste qui devrait être sur toutes les étagères. Chère Bibliothécaire, encore merci, sans toi je n'aurais jamais été attirée par cette lecture et ce n'est pas l'horripilante couverture qui m'aurait fait changer d'avis. Chère Silvana de Mari, Bravo, merci et... encore !

 

5--toiles.gif Albin Michel, 761 pages, 2008

 

Prix Sorcières 2009 - Romans adolescents


Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 01:16

 

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Je suis atterrée ! Pourtant, je l'avais bien dit, au risque de me faire prendre pour une mère sans coeur, une féministe attardée, une folle à enfermer, si je vois un Martine dans ma maison, je le balance tout droit dans la corbeille à recycler. J'ai failli me froisser à vie avec ma maman qui souhaitait offrir la collection entière à ma fille lorsqu'elle est née.

 

Je n'ai eu besoin de prouver mes dires qu'une seule fois pour que tout à chacun comprenne le sérieux de mon propos. Nous avons ensuite passé dix sublimes années de quiétude sans ces albums qui font autant peur que Chucky et que Sarah Palin n'hésiterait pas à rendre obligatoires à l'école. Oui, je parle bien de cette pétasse de blondinette qui, à 8 ans, fait le repassage et donne à manger à bébé avec un sourire aux dents blanches.


 

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Mais c'était sans compter sur la ténacité de la parfaite demoiselle qui est toujours polie, qui dit toujours merci, qui va toujours se laver les mains sans qu'on ai besoin de le lui dire et qui laisse toujours sa place aux personnes défavorisées dans le bus. C'est qu'elle est coriace la Martine ! Il suffit de baisser votre garde et pan ! La voilà cachée dans un emballage parfaitement innocent entre deux Bakugan aussi moches l'un que l'autre.

 

Un paquet offert par la plus timide des copines du fiston pour ses six ans et les sept lettres fatidiques me font face. Je me vois hurler au ralenti avec une voix déformée un NOOOOOOOOOOOOOOOON ! tandis que Machine affiche un sourire à la Miss France. Plutôt crever que de lui donner cette vision outrageuse, restons digne en toutes circonstances : "oh ! Un liv.... (non je ne peux pas c'est trop dur), Tom dit merci à Tamara." 

 

J'avais une autre idée de l'évolution des genres que celle d'une fille offrant Martine à un garçon. Finalement, ça m'a tout l'air d'une vengeance froide et totalement gratuite. Si ça se trouve, la maman de Tamara a souffert toute sa jeunesse de ce modèle ordonné et elle est devenue une serial martiner en offrant à tour de bras des Martine à tous les anniversaires de petits mecs.


 

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Ok Barbie, t'as peut-être gagné une bataille mais certainement pas la guerre. Planque-toi bien quand Tom dormiras et que tu seras seule dans le noir. J'attendrais le moment propice pour te faire ta fête. Et là, je verrais une autre scène au ralenti bien plus jouissive, celle de la broyeuse en train de t'écharper et moi juste à côté avec un grand rire sardonique : HAHAHAHAHAHAHAH !


Parce que la couleur préférée de fiston est le rose et qu'il m'a dit qu'il ne pouvait pas le dire aux autres parce que les garçons n'avaient pas le droit d'aimer cette couleur, parce qu'il y en a ras le bol de voir illustrer dans les albums jeunesse les Mamans à la cuisine avec leur tablier et les Papas assis en train de lire le journal. Parce que "les garçons aussi ça raconte des trucs à leurs peluches et que les filles aussi ça rêve d'aller sur la lune". (Lab-elle.org)

 

Heureusement qu'il y a des révolutionnaires qui osent réinventer des couvertures et d'autres qui créent des labels pour stimuler les parents, les libraires, les enseignants, les bibliothécaires, etc. à encourager les potentiels féminins ! Une association indispensable (elle est suisse, je ne suis pas peu fière !) dont je vous recommande chaudement tant la visite que les albums labellisés.

 

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Par Theoma - Publié dans : Le monde autour
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 05:51

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« Nous avions survécu aux Jeux, nous étions vainqueurs,

tout le monde semblait enchanté de nous voir ensemble, et puis, brusquement...

Je veux dire, comment pouvions-nous prévoir une chose pareille ? »

 

Katniss et Peeta, les deux vainqueurs des derniers Hunger Games sont rentrés chez eux, au District Douze où rien ne sera plus comme avant. Katniss va devoir affronter bien plus que la confusion de ses sentiments envers Gale et Peeta. Elle qui a ébranlé le pouvoir en place se retrouve menacée par le Président lui-même...

 

Avec la véritable réussite du premier opus de cette trilogie, Suzanne Collins a mis la barre très haut. Difficile de faire tout aussi bien et de ne pas décevoir les nombreux fans à travers la planète, rien que ça. Et bien... mission ratée pour l'auteure. Elle n'est hélas pas arrivée à égaler le premier tome. Celui-ci est encore meilleur ! Je sais, je suis drôle.

 

La maîtrise du suspense est époustouflante, l'effet de surprise est toujours aussi fort, le lecteur est emmené au-delà de ce qu'il peut supporter, c'est du lourd, du très lourd. Les pages se tournent avec frénésie, Hunger Games maintient son statut de livre irréductible, impossible de s'y soustraire, vous connaîtrez uniquement le soulagement quand vous aurez tourné la dernière page.

 

Et quand bien même, vous n'aurez alors que vos yeux pour pleurer car il vous faudra encore attendre une année pour apercevoir la fin. Certains petits malins s'estiment à l'abri de ces aléas en décidant d'attendre que l'intégrale de la trilogie soit disponible pour la lire. Même si une part de moi les jalouse de ne pas connaître mon tourment, ces énergumènes ne sont que des petits joueurs. Je sais, je suis impitoyable.

 

Quelques fois, il faut savoir être audacieux et aller au bout de ses folies. C'est pourquoi je me refuse à moisir encore 360 jours avant d'avoir ma dose hungerienne. Je m'engage donc à lire le troisième opus en v.o. même si je ne lis pas l'anglais aussi bien que je le parle (et c'est vous dire le niveau...). Pour y arriver, je mets toutes les chances de mon côté.

 

Beaucoup d'avis sur la toile tout comme d'innombrables forum de discussions concernant Gale or Peeta, Peeta ou Gale, Gale VS Peeta... Les aimant tous les deux, je demande juste à Mère Collins de les garder tous deux en bonne santé. Je sais, je suis exceptionnelle.

 

5--toiles.gif Pocket Jeunesse, 378 pages, 2010

 

Combien de jours à attendre la sortie du tome 3 ?

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Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 02:11

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« Me voici de nouveau libre – de corps et d'esprit, ou du moins autant qu'on peut l'être lorsqu'on vient d'acheter sa liberté au prix de son ventre... »

 

1897, Le chef cheyenne Little Wolf est reçu à la Maison Blanche par le Président Grant pour lui proposer un échange. Mille femmes blanches contre mille chevaux. Sous le choc, les blancs  hurlent à l'outrage et la presse se déchaîne.

 

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Little Wolf voyant son peuple disparaître, décide de l'unir aux blancs. En épousant des femmes blanches, leurs enfants appartiendront aux deux cultures. Ils symboliseront le pont entre les deux peuples et garantiront une paix durable.

 

Si le Président Grant refuse officiellement de marchander des femmes, il se rend compte, en coulisses, des avantages d'un tel traité. Si certaines peuvent se porter volontaires, il est clair qu'il ne trouvera pas le chiffre demandé. C'est donc dans les prisons et les asiles que le personnel de la Maison Blanche fera son marché. En leur demandant si elles aiment le camping et en leur offrant la liberté au bout de deux ans, ils trouveront ainsi mille "bénévoles" d'accord d'enfanter la première génération mixte "d'enfants civilisés".

 

Le lecteur fera alors connaissance avec quelques-unes de ces femmes par les mots de l'une d'elles, May Todd. Par le carnet qui retrace ses aventures, il apprendra que May provient d'un asile où elle a été enfermée pour débauche sexuelle. Faire l'amour avec l'homme qu'elle aime sans être mariée et donner naissance à ses deux enfants, lui a valu des seringues d'eau bouillante dans le vagin dans le but de soigner ses pulsions de pécheresse.

 

« J'écris peut-être pour rester en vie, pour nous aider à survivre toutes ensemble »

 

Durant leur transport, le mot est juste, on ne peut pas dire "voyage", les convoyeuses sont méprisées par les militaires assurés de les protéger. Traitées de tous les noms, on leur garantit un sort néandertalien, les sauvages faisant l'amour comme des bêtes.

 

A leur arrivée, elles pourront constater que les bêtes ne sont pas forcément celles que l'on croit. En découvrant les coutumes de leur peuple d'adoption, elles réaliseront que les différences ne sont pas si grandes et que l'intolérance a la couleur de leur propre peau.

 

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Pourtant, aucune démagogie dans la plume de l'auteur. Au milieu de cette vie de nomades, de ce quotidien en plein air, la communauté prime, les bandes rivales planent, l'obscurantisme agit et les traditions séculaires perdurent. La cohabitation des deux cultures démontrent à la perfection les barrières solidement ancrées, écueils indestructibles à une véritable compréhension mutuelle.

 

Mille femmes blanches est une saga époustouflante à l'image du Grand Ouest. Rouge, riche et dure comme la terre, stupéfiante comme la nature qui l'entoure. Une lecture qui n'est ni sordide ni triste comme son sujet pourrait le croire mais bien au contraire remplie d'espoir et de courage. Inspirant. Droit au cœur.

 


 

Little Wolf

 

5--toiles.gif Pocket, 505 pages, 2004

 

Un extrait...

« De leur côté, ces messieurs sauvages donnent l'impression de passer un temps démesuré à paresser dans leurs tipis, à fumer et à palabrer entre eux... ce qui me pousse à croire que nos cultures, finalement, ne sont peut-être pas si différentes : les femmes font tout le travail pendant que les hommes bavassent. »

 

Elles ont adoré...

A propos de livres, Hydromielle, Suzan...

 

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Par Theoma - Publié dans : Romans
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 00:29

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« Bref j'avais 30 ans, une petite vie simple, triste, sans projet...

jusqu'à ce jour d'automne... »

 

Bien avant de tourner la première page, je le sais. Il ne s'agit pas d'une BD comme les autres. Tout me plait. Le format, le toucher du papier, l'odeur de l'encre, le dessin délicat, les bulles éclatantes de vies banales, d'un petit village, de gens ordinaires.

 

J'ai envie de déguster chaque trait de crayon, j'appréhende d'arriver à la fin. Il sera alors trop tard. Jamais plus je ne découvrirais Rosalie Blum. En attendant, je savoure les maladresses de Vincent, son boulet de mère digne des pires films d'horreur, son cousin qui ne paie pas de mine mais qui gagne à être connu. Car dans ces trois volumes, on apprend qu'il ne faut décidément pas se fier aux apparences.

 

A fin du premier, je crie au secours ! Il me faut la suite ! Quelques semaines plus tard, elle est là. Elle m'attend. Je retarde mon rendez-vous pour mieux la désirer. Et puis, vient le moment où ce tantrisme littéraire arrive à ses limites, les pages s'offrent à mes yeux qui cherchent sans comprendre. Quelle est cette imposture ? Où est Vincent et qui est cette brunette un peu paumée, un peu fracassée ?

 

Et voilà que je commence à l'aimer la pt'ite Aude qui fume clope sur clope et qui vit avec un dompteur de cirque playmobil ! Et quand le destin se provoque à coup de malice, que le chasseur devient le chassé et que tout ce gentil monde se retrouve à la croisée des chemins, je souris en réalisant que mon petit cœur tout mou s'est terriblement attaché à ces personnages. Ils vont me manquer.

 

Elle s'appelle Camille Jourdy (auto-portrait vignette en bas au centre), ne la loupez-pas !

 

5--toiles.gif 1. Une impression de déjà vu, Actes Sud, 128 pages, 2007

5--toiles.gif 2. Haut les mains, peau de lapin ! Actes Sud, 120 pages, 2008

5--toiles.gif 3. Au hasard Balthazard ! Actes Sud, 150 pages, 2009

 

Prix révélation au Festival d'Angoulême 2010

Prix RTL 2009

 

Un coup de cœur pour...

Marie, Loula

 

Elles ont également aimé...

Mango, Catherine, Mo' la fée, Enna, Celsmoon, Sassenach

 

Elle n'a pas aimé mais on l'aime encore...

Aifelle

 

 

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Par Theoma - Publié dans : BD / Romans graphiques
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