Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 21:05
Ambiances



La nuit



Vue d'en haut




Vue d'en bas







Coup de coeur pour Burano









Beaucoup moins pour Murano





Par Theoma - Publié dans : Balades au gré du vent
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 11:28



Mon nez, mon chat, l'amour et... moi

Louise Rennison


Nous voici plongés au cœur du journal intime de Georgia Nicolson, 14 ans. Un plongeon qui nous renvoie en pleine figure les petits détails gênants de notre adolescence que l'on était bien content d'avoir oublié.


Il est difficile de croire que Louise Rennison a réussi le pari de retranscrire avec tant d'humour et de justesse les névroses, les angoisses, les interrogations, les futilités, le regard acéré sur le monde, la naïveté et la candeur d'une gamine de 14 ans.


C'est pourtant le cas ! Georgia Nicolson est désopilante et terriblement attachante. Elle change d'avis en une seconde, se demande de quel côté il faut tourner la tête quand on embrasse un garçon, se rase les sourcils pour tenter d'être plus jolie et mesure ses jambes pour être sûre de ne pas être bancale...


J'ai passé un bon moment en sa compagnie avec un petit goût de revival qui me donne à penser que pour rien au monde je souhaiterais repasser par là...Je me demande tout de même si le concept peut s'étaler sur 9 tomes et si à la longue, on ne se lasse pas.


Extraits


Les parents

« Merci mon Dieu, ils sont sortis. Enfin ! C'est quoi toutes ces foutaises de famille heureuse? Tous ces « on devrait faire des choses ensemble » ? Comme je l'ai fait remarquer à papa :

- On a déjà pas de bol de se retrouver coincés tous les quatre dans la même baraque, alors pourquoi faudrait-il se pourrir la vie encore plus en allant traîner tous ensemble dans une jardinerie ? »

 

Pourquoi tu as épousé papa ?

« J'ai demandé à maman pourquoi elle avait épousé papa (il était au bowling avec oncle Eddie - tu le crois ça ?). elle a réfléchi un moment avant de me sortir :

- Il me fait rire.

Il la fait rire... Il la fait rire... Bart Simpson me fait rire mais ce n'est pas une raison pour l'épouser. »

 

Les copines au téléphone...

« - Si vous devez vous voir demain, vous ne pourriez pas attendre jusque-là ? Ça m'éviterait de payer des notes de téléphone astronomiques.

Les parents sont tous pareils : radins. Revenons à nos moutons. Jas me disait donc :

- Il m'a fait « A plus. »

- ça il peut le dire à n'importe qui. « A plus », ça peut juste vouloir dire « à plus » et rien d'autre.

Elle a été toute chamboulée.

- Tu crois que je ne lui plais pas, alors ?

Moi :

- J'ai pas dit ça. Il aurait pu ne jamais dire « à plus », sauf bien sûr s'il voulait dire « à plus ».

ça l'a ragaillardie.

- Alors tu penses que peut-être il a voulu dire « à plus » ?

- Oui.
Elle est restée silencieuse quelques secondes. Je l'entendais mâcher son chewing-gum-gum. Puis elle a remis ça :

- A ton avis, « à plus » c'est dans combien de temps ?»



Gallimard, 189 pages, 2002


Elles ont aimé...

Karine Cuné Cathulu,  Emilie et Clarabel qui vous propose de gagner le dernier tome.                                                                                


Bientôt... un film


Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 14:55



Uglies

Scott Westerfeld


Comme tout livre de SF qui se respecte, le monde que nous connaissons n'existe plus. L'époque où les plus beaux obtenaient les meilleurs emplois, de meilleures notes, une meilleure vie est révolue.


L'ère des anorexiques et des anti-rides s'est achevée pour laisser la place à une société manichéenne comprenant d'un côté les Uglies et d'un autre les Pretties. Dorénavant tout le monde est beau à partir de 16 ans. En attendant cet âge qui semble béni, vous n'êtes qu'un Uglies, c'est à dire rien.


Une lecture qui a tout du bon livre pour ados. Un sujet passionnant impliquant des castes, de l'injustice, une dose de complot sans oublier un petite pincée d'amour. Un bon format qui tient dans la main et une couverture attractive.


Au-delà de ces éléments commerciaux, Uglies propose une réflexion intéressante sur notre société conditionnée et un regard acéré sur les dérives de la chirurgie esthétique. Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour pouvoir nous faire accepter tels que nous ne sommes pas ? Une fable écologique et d'actualité qui mériterait une écriture (ou une traduction ?) un peu plus soignée.

 

Séduite, je me lance dans la suite avec curiosité.

 

Extrait

«- C'est vrai que la vie était tellement bien quand tout le monde était moche. Tu as oublié tes cours d'histoire ?

- Ouais, ouais, je sais, récita Shay. Chacun jugeait les autres selon leurs apparences. Les plus grands décrochaient les meilleurs boulots, et les gens votaient pour des politiciens uniquement parce qu'ils étaient un peu moins moches que les autres. Blablabla.

- Et les gens s'entretuaient pour de simples questions de couleur de peau. Alors, qu'est-ce que ça peut faire si tout le monde se ressemble ? C'est la seule manière de rendre les gens égaux.

- Il ne vaudrait mieux pas les rendre plus malins ? »


Ce qu'elles en ont pensé

Un coup de coeur pour  Fashion et Emmyne. Il vaut la peine d'être lu pour  Argantel  tant qu'à Freude, elle est maintenant fan.

 

Ce roman a obtenu le Grand Prix de l'imaginaire 2008 et le Prix du meilleur roman pour jeunes adultes de l'American Library 2006.

 

Pocket Jeunesse, 432 pages, 2007


A voir et à revoir



Le meilleur film réalisé à ce jour sur le sujet de l'élitisme et de l'eugénisme

Bienvenue à Gattaca

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 12:01




Les invités de l'île

Vonne van der Meer


Il y a comme ça des livres qui viennent à vous...


Un matin, avant de partir au travail, je note chez  Cathulu  l'annonce de la sortie en poche de la trilogie de la néerlandaise Vonne van der Meer. Le soir-même, je trouve les deux premiers volumes posés sur une table chez ma voisine.


C'est le roman d'une maison de vacances située sur une île. Chaque nouveau locataire détient un chapitre de l'histoire. La maison est la seule constante, stable, fixe, face à la mer. Les hôtes se succèdent avec leurs fêlures, leurs rêves brisés, leurs espoirs et leurs choix. Le livre d'or et son marque page improvisé leur serviront de guides improvisés.


J'ai découvert cette auteure avec grand plaisir. La lecture est cotonneuse, douillette comme un nid qui vous protège. Le titre se révèle juste : c'est l'île qui invite et non le contraire.


Une écriture et une couverture très belle pour un livre à savourer dans une ambiance feutrée, entouré de coussins, devant un feu de cheminée ou encore mieux à la plage, bercé par le bruit de vagues.


Extrait


« Si une communion des morts existe, peut-être existe-t-il aussi une communion des êtres souffrant de solitude. Des êtres qui vous tiennent compagnie si vous pensez à eux. Tandis qu'elle regardait par la fenêtre le ciel qui s'assombrissait, où ne perçaient plus que quelques traînées de lumière, elle eut l'impression que quelqu'un venait derrière elle et posait une main sur sa tête. Regardait par-dessus son épaule et tendait le doigt vers les premières étoiles, vers quelque chose qui était plus vieux que la douleur qu'elle ressentait. »


Une jolie façon de découvrir l'auteure

Un entretien de Vonne van der Meer avec son traducteur Daniel Cunin

 

 

Ce qu'elles en ont pensé

Papillon a été touchée,  Armande attend avec impatience la sortie en poche du troisième tome

Un coup de coeur pour Bellesahi, Un doux roman qui laisse un goût délicieux de sel selon Antigone                                                                               



10/18, Collection : Domaine étranger, 300 pages, 2007
Par Theoma - Publié dans : Romans
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 08:46



« Ces gens.... ce ne sont pas des gens »


La quatrième de couverture ne résume pas le livre « car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister. »


Je vais tenter de respecter cette démarche et d'en dire le moins possible. C'est une lecture puissante. Une de celles que l'on n'oublie pas.


« Il n'y a pas de bons soldats »


L'idée de transposer une des périodes les plus sombre de notre Histoire dans la compréhension d'un petit garçon de 9 ans relève du génie car ce qui ne semblait avoir aucun sens jusqu'ici devient alors ridiculement absurde. Les fondements du racisme sont purement et innocemment démontés sans que les conséquences en soient affaiblies.


On ne peut qu'être bouleversés en lisant l'incompréhension de Bruno devant le monde à l'état brut (brutes) qui l'entoure et terriblement touchés par la force de vérité de son ami portant sans cesse le même pyjama rayé.


« Tu es du mauvais côté de la barrière »


A lire, à offrir, à passer plus loin, pour susciter la discussion, pour parler de cette réalité, pour éviter qu'elle ne devienne trop floue.


Une lecture indispensable qui m'a offert une entrée en matière pour aborder le sujet avec ma fille de 9 ans. « Comment est-ce possible Maman ?, comment peut-on faire cela ? ».

Aucune réponse mais une alternative : un devoir de mémoire.

 

Elles ont toutes raison...

Un coup de coeur pour Clochette, à couper le souffle pour Sylvie, original, intelligent et efficace selon Ys,  Karine le trouve difficile d'accès pour les plus jeunes...                                            

 

 

Folio Junior, 204 pages, 2006



Le livre est devenu un film dont la sortie fut bien discrète (si elle a eu lieu ?), rattrapage en DVD dès le 12 août 2009

 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 16:00


 

La condition

Jennifer Haigh


« L'enfance était finie. Putain, quel soulagement »


L'histoire d'une famille.


Paulette, la mère au foyer qui élève ses enfants quasi seule. Une belle femme qui ne se voit pas comme telle et qui est incapable de se distancer de son éducation catholique. Prude, jalouse envers son mari qu'elle croit volage. Fusionnelle envers sa cadette mais comment pourrait-il en être autrement ? Comment peut-on voir sa fille devenir femme dans son corps de petite fille ?


Frank, le scientifique, le père maladroit, le mari amoureux de sa femme qu'il trouve si désirable. Celui qui n'a jamais été infidèle même si la principale intéressée croit le contraire. Un homme qui manque d'un certain courage et qui laisse la vie suivre son cours.


Billy, le fils aîné. Bel homme, intelligent, homo pas encore sorti du placard. Comment pourrait-il en être autrement quand sa famille écartelée a subi tellement d'épreuves ?


Scott, le second fils qui a décidé d'être second en tout. Celui qui recherche le sens de sa vie en planant.


Gwen, le personnage central du livre, la petite dernière qui restera toujours petite en raison du syndrome de Turner. Une femme secrète, butée et terriblement attachante.


C'est une douce lecture (un peu trop parfois à mon goût) qui donne matière à réflexion :


Les choses qui nous séparent sont-elle les mêmes qui nous réunissent ?


Peut-on accepter le bonheur de ses enfants quand on est soi-même malheureux ?


Handicap, orientations sexuelles, relations mère-fille / père-fils, Jennifer Haigh met en évidence avec finesse les non-dits qui tissent les relations familiales. A travers les années, on est agacé, on apprend à comprendre et finalement à apprécier ces personnages qui semblent n'avoir aucun contrôle sur leurs vies.



Ce qu'elles en ont pensé...

Une excellente histoire familiale selon Keisha que je remercie d'avoir fait voyagé ce livre.

Lily l'a trouvé un peu trop romanesque, une superbe saga familiale selon Cuné,
Cachou l'a trouvé parfait pour l'été mais un peu ennuyeux, Amanda a été touchée et agacée à la fois, Une grande justesse psychologique pour Cathulupour Sylire, c'est une saga intéressante mais caricaturale,  pour Lou, il rend parfaitement compte de la complexité des rapports humains et Schlabaya le recommande.


Ce livre reprend dès maintenant son voyage vers Stephie, Cécile, ...

 

Michel Lafon, 416 pages, 2009






Si vous avez aimé et vice versa...

Nous étions les Mulvaney de Joce Carol Oates



Par Theoma - Publié dans : Romans
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 13:35



84, Charing Cross Road

Helene Hanff  



« Je me souviens, il y a quelques années, un type que je connaissais m'a dit que les gens qui vont en Angleterre y trouvent exactement ce qu'ils sont venus y chercher. Je lui ai dit que j'irai y chercher l'Angleterre de la littérature anglaise, il a hoché la tête et il a dit : « Elle y est bien ».

 

Encore un livre épistolaire. En réalité c'est LE livre épistolaire.


Le 5 octobre 1949, Helene Hanff, résidant à New-York, commande auprès de la librairie Marks & Co à Londres plusieurs ouvrages anciens et épuisés. C'est le début d'une correspondance authentique qui durera vingt ans.


L'exubérance et l'excentricité d'Helene Hanff, le calme et la discrétion british de Frank Doel, les temps d'après-guerre où le rationnement fut toujours en vigueur, les échanges polis d'une gentillesse aujourd'hui malheureusement désuète, les relations que nous entretenons avec les livres.


Comment ce livre si fin peut-il être une ode à la littérature anglaise ? Comment ne pas être touchée par cette amitié transocéanienne qui traverse le temps sans affres ?


Il est souvent relevé qu'Helene Hanff fut surprise du succès de 84, Charing Cross Road. Il ne peut en être qu'ainsi j'imagine quand une auteure trouve à un âge « avancé » la reconnaissance qu'elle mérite non pas par le biais de son travail mais grâce aux lettres qu'elle a échangé avec les employés d'une librairie. Seulement voilà Mme Hanff, 84, Charing Cross Road est bien plus qu'une correspondance, c'est un indispensable !


Aujourd'hui, la librairie Marks & Co n'est plus. Une plaque commémorative rappelle au pèlerin vingt ans d'amitié. Je ne peux que le regretter comme le fait que la bibliothèque d'Helene Hanff ait été dispersée au gré du vent à sa mort.


Extrait


14 East 95th ST.

25 mars 1950


Eh, Frank Doel, qu'est-ce que vous FAITES là-bas ? RIEN du tout, vous restez juste assis à ne RIEN faire. Où est Leigh Hunt ? Où est l'Anthologie d'Oxford de la poésie anglaise ? Où est la Vulgate et ce bon vieux fou de John Henry ? Je pensais que ça me ferait une lecture si roborative pour le temps du carême, et vous, vous ne m'envoyez absolument RIEN.


Vous me laissez tomber, et j'en suis réduite à écrire des notes interminables dans les marges de livres qui ne sont même pas à moi mais à la bibliothèque. Un jour ou l'autre ils s'apercevront que c'est moi qui ait fait le coup et ils me retireront ma carte.


Je me suis arrangée avec le lapin de Pâques pour qu'il vous apporte un Œuf, mais quand il arrivera chez vous il découvrira que vous êtes morts d'Apathie.


Avec le printemps qui arrive, j'exige un livre de poèmes d'amour. Pas Keats ou Shelley, envoyez-mois des poètes qui peuvent parler d'amour sans pleurnicher. Wyatt ou Jonson ou autre, trouvez vous-même.


Mais si possible un joli livre, assez petit pour que je le glisse dans la poche de mon pantalon pour l'emporter à Central Park.


Allez, restez pas là assis ! Cherchez-le ! Bon sang, on se demande comment cette boutique existe encore.


Cliquez ici si comme moi, vous devez chercher dans le dico le sens de "roborative"...

Encore un mot...

Les nombreuses notes de permettent de (re)découvrir des auteurs. La postface est rédigée avec finesse par Isabelle Hausser.


J'ai maintenant très envie de voir le film...


 

 

Ce qu'elles en ont pensé...

 

Emeraude trouve que c'est un petit bijouLevraoueg est tombée sous le charme,  Fashion vous le recommande chaudement,  Karine l'a trouvé trop court,  Papillon a adoré l'humour d'Hélène Hanff.  et c'est Keisha qui me l'a conseillé


Livre de Poche, 156 pages, 2003



Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être et vice versa...






Par Theoma - Publié dans : Romans
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 10:34



Les âmes brûlées

Andrew Davidson

 

Plon, 502 pages, 2009

 

"Quiconque croit pouvoir décrire l'amour n'y entend absolument rien"


Que reste-t-il d'un homme lorsqu'il est entièrement brûlé et qu'il se consume sur un lit d'hôpital? Que reste-t-il d'un acteur de films pornos lorsque son outil de travail est parti en fumée ? Il ne reste rien si ce n'est l'attente. Longue, cruelle et diabolique. La vie n'a pourtant pas dit son dernier mot. L'homme blessé va recevoir régulièrement la visite d'une femme qui porte bien son nom, Marianne Engel.


Une histoire grandiose qui a su me toucher au plus profond. Les pages se tournent l'air de rien. L'écriture est belle, dire que c'est un premier roman ! J'avais parfois la délicieuse sensation que cette histoire m'était contée autour d'un feu. Le feu qui dévore tout. Le feu qui nourrit. Le feu qui lance le processus de renaissance.


Des contes et légendes du Moyen-Âge à la vie trépidante et parfois vide de sens de nos jours, Les âmes brûlées est une majestueuse quête d'amour, de foi, de soi.


Le titre et la couverture m'avaient pourtant dissuadé en me donnant l'impression d'un livre noir. J'aurais eu grand tort. C'est une lecture lumineuse qui vous transperce.


Amusant... 
Andrew Davidson par lui-même


Ce qu'elles en ont pensé...

Cuné l'a savouré en quatre jours La Liseuse n'est pas ressortie indemne,  Pimprenelle a failli pleurer (elle est plus forte que moi !),  Karine a été envoûtée  tandis que  Jules a abandonné à la page 74.

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Romans
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 00:48
Amanda  part à New York.
Amanda a comme moi la trouille de l'avion.
Focus sur la destination Amanda !
Focus, ça en vaut vraiment foutrement la peine.






En haut à gauche
En attendant... le chauffeur passe le plumeau sur la limo

En haut à droite
La vue depuis l'Empire State Building

En bas à gauche et à droite
Flat Iron Building

Au milieu
Ambiances...
Yaffa Cafe, LE café de la City.

Par Theoma - Publié dans : Balades au gré du vent
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 15:16
  Marie me propose de répondre à la règle suivante :


1. Écrire 8 souhaits

2. Dire à quoi font penser les 8 mots donnés

3. Dire un mot sur sa tagueuse

4. Taguer 8 personnes et les prévenir


Étant donné que de nombreuses blogeuses ont relevé le défi avec poésie et humour, je vais tenter de faire de mon mieux.


Mes 8 souhaits...

C'est en réalité un tag pour Miss France, « la paix dans le monde » et « à manger pour tous »...;-)

  1. Qu'il n'y ait plus de pépins dans la pastèque. Ce fruit délicieux, rafraîchissant quand il fait si chaud et érotique quand le jus vous coule le long des lèvres, pour venir se nicher au creux de votre cou... Bref, que viennent faire là ces pépins si ce n'est pour gâcher la fête ?


  2. Que la grossesse dure 7 mois tout au plus. Je me suis toujours méfiée de ces femmes qui affirment qu'elles ne se sont jamais sentie aussi féminine qu'enceinte. C'est clair qu'avec 21 kilos en plus, des hémorroïdes plein les fesses, un mal de dos de chien et l'expérience humiliante de mon homme qui me pousse par derrière, les mains sur les fesses, pour arriver à monter les escaliers, j'ai trouvé ma féminitude.


  3. Deux boutons à options sur mes enfants. L'un auto-nettoyant et auto-nourrissant pour éviter ces doubles journées qui me pèsent parfois. Une fois rentrée du travail, pourquoi ne pas s'asseoir devant un bon roman au lieu de repartir pour un tour ? L'autre pour avoir des bisous et des câlins à volonté. Oui je sais je suis une mère indigne mais c'est MON tag et je fais ce que je veux !


  4. Pouvoir manger de la glace et du chocolat à volonté sans répercussion aucune. Aucune culpabilisation, aucune prise de poids, aucune artère bouchée, aucun « manger, bouger », mmmmmm.


  5. Avoir suffisamment d'argent pour financer une recherche sur la téléportation.

    Voir cette recherche aboutir et me téléporter au gré du vent.


  6. Passer mes journées à lire, être payée pour afin d'éviter à ma famille le déshonneur ainsi que la faillite. J'y travaille...


  7. Qu'à la dernière saison d'URGENCES, le Dr Marc Greene ressuscite et que l'on nous dise « on vous a bien eu ».  Je ne m'en suis toujours pas remise. Non mais c'est vrai, ils commencent à m'énerver à faire mourir tous mes héros. On a la vraie vie pour ça!


Qu'évoquent les 8 mots donnés :

Message

Malheureusement mail. Je ne prends plus le temps d'écrire de lettres sur un joli papier. Le pire est que je tape au clavier plus vite que je n'écris.


Blog

Redoutables. Je lis six fois plus qu'avant.


Prix du livre

S'il l'on part d'une moyenne de 8h00 pour lire un livre et que le coût moyen de ce dernier est de 10 €, le nombre d'heures de lecture coûte 1,25 €. Comparons :


1 heure de théâtre > 15 €

1 heure de ciné > 6 €

1 heure de massage > 50 €

1 heure de psychothérapie > 80 €


En résumé, lire c'est s'ouvrir au monde. Un bon roman vous propose de voyager, de vous interroger, d'être ému-e, de rire à un prix modique. Un roman que vous regrettez d'avoir lu vous a peut-être fait perdre 8 heures mais sans rendre votre porte-monnaie anorexique. Au moins il n'y a pas de pépins dedans. (juste pour voir si vous lisez l'intégralité du billet ou si vous faites des sauts).


Croix

Sacrifice.


Scrap

Spontanément je pense à Scrat, l'écureuil de L'âge de glace. Petit mais déterminé, inconscient, courageux, buté, pathétique, hilarant, vaillant et misérable. Il en faut !


Création

« Chaque création est une victoire sur la peur », Francis Ford Coppola


Bonheur

Les vacances, ma famille, des livres et de la glace.


Epicure

La vie est courte.


Enfant

« Ma joie, mon souci, mon orgueil », E. Schmidt


Passion

est comme son fruit, meilleure quand elle arrive au bout.



Qui est ma tagueuse ?

  Marie « lecture pêle-mêle ». Lectrice engagée, maman de deux filles qui n'hésite pas à lui offrir un boîte à bisous pour la Fête des mères et qui affiche la belle idée « Travailler moins pour lire plus ». Elle m'a convaincue de lire le tome 3 d'A la croisée des mondes.

 

J'aimerais bien que 8 blogueuses acceptent de répondre à ce tag...

Tout le monde a eu ce tag une ou plusieurs fois. Certain-es croient naïvement pouvoir y échapper...Emmyne, Amanda, La liseuse, Chiffonnette, Julien, Lou, Lael, Leiloona, à vous les studios.


Par Theoma - Publié dans : Bientôt 7 milliards, et moi et moi et moi...
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 10:00

























 

 

Aya de Yopougon
Marguerite Abouet, Clément Oubrerie


Je lis peu de BD. Le temps que je sois dedans, c'est déjà fini.


Pour Aya de Yopougon, je suis prête à expier mon pêcher d'ignorance. Avec le tome 2, on retrouve toute la fraîcheur d'un pays pourtant chaud.

 

Marguerite Abouet lance un regard empli d'humour et pourtant sans concessions sur les différences entre hommes et femmes. Clément Oubrerie illustre avec intelligence et finesse les états d'âmes de tout un village. 

 

Dans le tome 3, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'homosexualité est abordée. Les rêves conditionnés des jeunes filles et ceux formatés de leurs homologues masculins.Deux petits bijoux à consommer sans modération.


A visiter sans hésitation Le site de Clément Oubrerie




Si vous avez aimé, peut-être apprécierez-vous

la collection de Mma Romatzwe détective

Par Theoma - Publié dans : BD / Romans graphiques
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 22:17



Éloge de la faiblesse
Alexandre Jollien

 

Cerf, 101 pages, 1999

 

« Assumer sa condition. Tirer profit de l'injustice. Se nourrir de sa faiblesse ».

 

Alexandre Jollien est handicapé de naissance. Après avoir passé 17 ans en institution, il s'oriente vers des études de philosophie alors qu'il était destiné à rouler des cigares.


Avec Éloge de la faiblesse, il nous propose un regard différent ainsi qu'une réflexion critique aiguisée de notre rapport au monde par le biais d'une conversation avec Socrate himself ! Une idée audacieuse, une belle leçon de vie, un bouleversement de nos valeurs, une lecture profondément humaine et humaniste.


Il est inutile d'être agrégé de philosophie pour pouvoir accéder à cette lecture, c'est au contraire brillamment vulgarisé.


Si vous êtes tentés, ce sera donc mon premier livre voyageur en hommage à Alexandre, mon cycliste à quatre roues préféré que je croise régulièrement sur les quais de ma ville,Vevey.


A voir le site d'Alexandre Jollien




A écouter le livre audio : recueil de commentaires de Bernard Campan sur sa relation avec Alexandre.

Par Theoma - Publié dans : Documentaires
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 14:03

Même si ce n'est pas une étape indispensable, Vérone séduit le visiteur par son charme et son histoire.











Shakespeare y est omniprésent (alors qu'il n'y aurait jamais mis les pieds !) et le balcon de Juliette incite à relire la célèbre scène...


Roméo: Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures! (Juliette paraît à une fenêtre) Mais doucement! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur, parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent: rejette-la!... Voilà ma dame! Oh! voilà mon amour! Oh! si elle pouvait le savoir!... Que dit-elle? Rien... Elle se tait... Mais non; son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus belles étoiles, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent. Ah! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main! Oh! que ne suis-je le gant de cette main! Je toucherais sa joue!
Juliette: Hélas!
Roméo: Elle parle! Oh! parle encore, ange resplendissant! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs!
Juliette: Ô Roméo! Roméo! pourquoi es-tu Roméo? Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Roméo, à part: Dois-je l'écouter encore ou lui répondre?
Juliette: Ton nom est mon ennemi. Tu n'es pas un Montague, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montague? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, si un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh! sois quelque autre nom! Qu'y a-t-il dans un nom? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.
Roméo: Je te prends au mot! Appelle-moi seulement ton amour, et je reçois un nouveau baptême: désormais je ne suis plus Roméo.
Juliette: Mais qui es-tu, toi qui, ainsi caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret?
Roméo: Je ne sais par quel nom t'indiquer qui je suis. Mon nom, sainte chérie, m'est odieux à moi-même, parce qu'il est pour toi un ennemi: si je l'avais écrit là, j'en déchirerais les lettres.
Juliette: Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j,en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montague?
Roméo: Ni l'un ni l'autre, belle vierge si tu détestes l'un et l'autre.
Juliette: Comment es-tu venu ici, dis-moi? et dans quel but? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es: ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
Roméo>: J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour: car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.
Juliette:S'ils te voient, ils te tueront.
Roméo: Hélas! il y a plus de péril pour moi dans ton regard que dans vingt de leurs épées: que ton oeil me sois doux, et je suis à l'épreuve de leur inimitié.
Juliette:Je ne voudrais pas pour le monde entier qu'ils te vissent ici.
Roméo: J'ai le manteau de la nuit pour me soustraire à leur vue. D'ailleurs, si tu ne m'aimes pas, qu'ils me trouvent ici! j'aime ma vie finie par leur haine que ma mort différée sans ton amour.
Juliette: Quel guide as-tu donc eu pour arriver jusqu'ici?
Roméo: L'amour. qui le premier m'a suggéré d'y venir: il m'a prêté son esprit et je lui ai prêté mes yeux. Je ne suis pas un pilote; mais, quand tu serais aussi éloignée que la vaste côte de la mer la plus lointaine, je risquerais la traversée pour atteindre pareil trésor.
Juliette: Tu sais que le masque de la nuit est sur mon visage; sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue, quand je songe aux paroles que tu m'as entendue dire cette nuit. Ah! je voudrais rester dans les bons usages; je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit. Mais, adieu, les cérémonies! M'aimes-tu? Je suis que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole. Ne le jure pas: tu pourrais trahir ton serment: les parjures des amoureux font, dit-on rire Jupiter... Oh! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le royalement: et si tu crois que je me laisse trop vite gagner, je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour: autrement, rien au monde ne m'y déciderait... En vérité, beau Montague, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve. J'aurais été plus réservée, il faut que je l'avoue, si tu n'avais pas surpris, à mon insu, l'aveu passionné de mon amour: pardonne-moi donc et n'impute pas à une légèreté d'amour cette faiblesse que la nuit noire t'a permis de découvrir.
Roméo: Madame, je le jure par cette lune sacrée qui argente toutes ces cimes chargées de fruits!...
Juliette: Oh! ne jure pas par la lune, l'inconstante lune dont le disque change chaque mois, de peur que ton amour ne devienne aussi varaible!
Roméo: Par quoi dois-je jurer?
Juliette: Ne jure pas du tout; ou, si tu le veux, jure par ton gracieux être, qui est le dieu de mon idolâtrie, et je te croirai.
Roméo: Si l'amour profond de mon coeur...
Juliette: Ah! ne jure pas! Quoique tu fasses ma joie, je ne puis goûter cette nuit toutes les joies de notre rapprochement; il est trop brusque, trop imprévu, trop subit, trop semblable à l'éclair qui a cessé d'être avant qu'on ait pu dire: il brille!... Doux ami, bonne nuit! Ce bouton d'amour, mûri par l'haleine de l'été, pourra devenir une belle fleur, à notre prochaine entrevue... Bonne nuit, bonne nuit! Puisse le repos, puisse le calme délicieux qui est dans mon sein, arriver à ton coeur!
Roméo: Oh! vas-tu donc me laisser si peu satisfait?
Juliette: Quelle satisfaction peux-tu obtenir cette nuit?
Roméo: Le solennel échange de ton amour contre le mien.
Juliette: Mon amour! je te l'ai donné avant que tu l'aies demandé. Et pourtant je voudrais qu'il fût encore à donner.
Roméo: Voudrais-tu me le retirer? Et pour quelle raison, mon amour?
Juliette: Rien que pour être généreuse et te le donner encore. Mais je désire un bonheur que j'ai déjà: ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond: plus je te donne, plus il me reste, car l'un et l'autre sont infinis. (On entend la voix de la nourrice.) J'entends du bruit dans la maison. Cher amour, adieu! J'y vais, bonne nourrice!... Doux Montague, sois fidèle. Attends un moment, je vais revenir. (Elle se retire de la fenêtre.)
Roméo: O céleste, céleste nuit! J'ai peur, comme il fait nuit, que tout ceci ne sois qu'un rêve, trop délicieusement flatteur pour être réel.

Par Theoma - Publié dans : Balades au gré du vent
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 17:09


Le mec de la tombe d'à côté
Katarina Mazetti

 

Actes Sud, Collection : Babel, 253 pages, 2009

 

Deux êtres que tout oppose se rencontrent et tombent amoureux dans un cimetière. Lui vient visiter ses parents, sa mère qu'il aime et qu'il admire tant. Elle vient pour son mari, davantage ami qu'amant. Il vit de sa terre. Elle de ses livres...


On peut résister à une telle histoire mais il ne faut pas ! Le ton est impertinent et authentique. C'est truculent, vrai et sensuel. Derrière la légèreté des mots, Katarina Mazetti nous invite au-delà des apparences à nous interroger sur les paradoxes de l'amour et de l'attirance. Peut-on s'aimer quand on a rien en commun ?


Une histoire toute en fraîcheur à l'ambiance délicieusement nordique.


Extrait


« Elle est restée dormir chez moi, et quand j'ai mis des draps propres, elle a dit qu'elle avait ses règles et qu'elle espérait qu'il n'y aurait pas de fuite. Aucun problème, je ferai avec, ai-je pensé, parce oui, ça dégageait un bien-être confortable. On ne se pointe pas chez des amants temporaires quand on vient d'avoir ses règles. Elle m'a pour ainsi dire élevé au statut de permanent. Faire l'amour, ça pouvait attendre, elle n'était pas venue pour ça. D'ailleurs, je crois que ça me plairait d'avoir une tache d'elle sur mes draps. Il y a sans doute un nom latin pour ce genre de perversion. »

 

C'est bien vrai

 

« Les parents ne devraient pas être autorisés à avoir des enfants parce qu'ils ne savent pas les apprécier ».


Par Theoma - Publié dans : Romans
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 09:02


Tobie Lolness
Timothée de Fombelle


Gallimard-Jeunesse, 311 pages, 2006

 

Tobie a 13 ans. Il mesure quelques millimètres et habite avec son peuple, le peuple de l'arbre, dans un vénérable chêne. Son père est un savant qui est à l'origine d'une invention révolutionnaire convoitée par les membres du Grand Conseil. Estimant qu'il serait dangereux de révéler le secret de sa découverte, le père de Tobie ainsi que sa famille est condamnée à l'exil.


Une écriture poétique sur un monde imaginaire bucolique, Tobie Lolness est une fable écologique originale pleine d'aventures et de frissons. Tel Kirikou Tobie est petit mais il peut beaucoup.


Extrait


"Tout en bas de l'arbre, avant de toucher terre, le bois du tronc se soulève et forme les plus hautes chaînes de montagnes.
Des flèches, des précipices sans fond... On dirait que la surface de l'écorce est parfois chiffonnée, parfois ondulée comme les plis d'un rideau. Les forêts de mousse s'accrochent aux sommets et attrapent les flocons de neige en hiver. Le lierre bouche avec ses lianes tous les passages entre les vallées. C'est un pays infranchis­sable et dangereux.
En creusant l'écorce au fond des canyons, on trouve quelquefois les restes d'aventuriers malchanceux qui se sont risqués dans ces montagnes. Avec le temps, le bois a fini par les digérer. On découvre une boussole, une paire de crampons ou un crâne d'un quart de millimètre. C'est tout ce qui reste de leurs rêves héroïques.
Pourtant, au milieu de ces montagnes peu hospitalières, il existe un petit vallon protégé où on installerait bien un chalet pour passer Noël sous la couette en écoutant ronfler la cheminée. Un vallon verdoyant qui recueille l'eau de pluie dans une petite mare entourée d'écorce douce.
Seul habitant du secteur, un cloporte venait chaque matin y brouter un peu de verdure.
Il y a dans l'arbre bien des coins de paradis qu'on ferait mieux de laisser aux gentils cloportes."


Elles ont aimé  Florinette  Elfique  Bellesahi  Clarabel                                              


 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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