Lundi 23 février 2009
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La consolante
Anna Gavalda
Dur dur d'écrire après Ensemble, c'est tout... Il faut du courage, aimer écrire et faire partager. Partage partagé mais à quel prix !
Numéro 1 des ventes, le roman d'Anna Gavalda divise les lecteurs. Les déçus, les mitigés, ceux qui en veulent à l'auteur et ceux qui ont adoré.
La consolante est un sommet à gravir. La montée est caillouteuse et rêche. On pense souvent à abandonner mais une fois arrivé au paroxysme la vue est sublime.
Les 250 premières pages, m'ont parues aussi assommantes et déprimantes que la vie de Charles Balanda, notre héros, âgé de 47 ans. Le style d'écriture colle au personnage : incomplet. Vraiment j'ai
dû m'accrocher ! Comme j'aurais eu tort de ne pas aller au bout (une leçon de vie ?) !
J'ai alors compris l'audace d'Anna Gavalda. Plus Charles Balanda reprend goût à la vie, plus le style redevient vivant. Gavalda, la moderne.
On trouve alors, dans la descente, le chemin de la maison. Des personnages magnifiques (toutes des femmes) qui n'étaient pas faits pour se rencontrer mais qui vont construire ENSEMBLE leur
histoire.
Partageons jusqu'au bout ! Voici quelques haïkus lus par Charles. Un haïku est un bref poème japonais visant à dire l'évanescence des choses.
Couvert de papillons
l'arbre mort
est en fleur !
Life's a bitch
and then
you die.
Grimpe en douceur
Petit escargot -
Tu es sur le Fuji !
Un extrait du livre, le repas de famille en page 49 :
"La suite ne se raconte pas. Trop vue, trop connue. Le petit banquet. Le dîner du samedi soir chez des gens bien élevés où tout le monde joue sa partition avec vaillance. Le service du mariage,
les affreux porte-couteaux en forme de basset, le verre qui tombe, le kilo de sel que l'on déverse sur la nappe, les débats sur les débats télévisés, les trente- cinq heures, la France qui fout le
camp, les impôts que l'on paye et le radar que l'on n'avait pas vu venir, le méchant qui dit que les Arabes font trop d'enfants et la gentille qui rétorque qu'il ne faut pas généraliser, la
maîtresse de maison qui assure que c'est trop cuit pour le plaisir d'être contredite et le patriarche qui s'inquiète de la température de son vin.
Allez. ..Je vous épargne tout ça. ..Vous les connaissez par coeur, ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu dépri- mantes que l'on appelle la famille et qui vous remémorent de temps à autre
comme il est court, le chemin parcouru...
La seule chose à sauver, ce sont les rires des enfants là-haut.(..)"
Par Theoma
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Publié dans : En français
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