Jeudi 26 février 2009
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Les déferlantes
Claudie Gallay
La Brune, 524 pages, 2008
C'est l'histoire de blessés de la vie. Elle, Lui, Eux. C'est l'histoire d'un village régit par la mer. La mer qui prend, la mer qui parfois rend. C'est l'histoire de secrets. De famille, de
village, de haines. C'est l'histoire de solitudes. Une ambiance singulière que j'ai tout de suite aimé. Le récit est lent mais les évènements nous arrivent soudain en pleine figure, comme une
vague, comme une déferlante. Magnifique. Bouleversant.
Extraits
"Les Indiens Hopi disent qu'il suffit de toucher une pierre dans le cours d'une rivière pour que toute la vie de la rivière en soit changée. Il suffit d'une rencontre."
"On dit ici que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons."
"Lambert était assis au soleil, le dos contre la digue. je n'ai pas été étonnée de le voir là. Sa maison n'était toujours pas vendue. Il ne semblait pas pressé de partir. Je savais que l'on pouvait
rester très longtemps comme ça, les yeux dans la mer, sans voir personne. Sans parler. Sans même penser. Au bout de ce temps, l amer déversait en nous quelque chose qui nous rendait plus fort.
Comme si elle nous faisait devenir une partie d'elle. Beaucoup de ceux qui vivaient cela ne repartaient pas.
"J'ai serré les poings. Comprendre quoi ? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus ? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller,je voulais retrouver les larmes, la douleur,je
voulais continuer à geindre. Je préférais ça. j'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque,un amas de nuits blanches, voilà ce que j'étais, un
estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose. Et c'était pas mieux. C'était le vide."
Par Theoma
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Publié dans : En français
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