Partager l'article ! "Oui, sans l'être aimé, tout se disperse, avec l'être aimé, tout se retrouve": L'éternité n'est pas de trop François Cheng ...

L'éternité n'est pas de trop
François Cheng
Livre de Poche, 246 pages, 2003
Florinette m'a envoyé un livre parfait pour les vacances. Un de ceux qui vous obligent à poser ses bagages au propre comme au figuré. Un voyage au cœur de l'intime dont les mots délicats, choisis avec soin nous racontent l'histoire bouleversante d'un homme hanté depuis trente ans par le sourire d'une femme.
Un magnifique périple onirique et transfiguré. La recherche de soi, de l'âme, la mort, l'amour, le féminin, le sacré.
Extraits
« Ah ! Toujours ce monde foisonnant, bigarré, avec sa magnificence étalée. Pourtant, on vient dans ce monde pour un seul visage. Ce visage, une fois vu, ne peut plus être oublié. Sans ce visage, le monde foisonnant, n'est-ce pas, ne prend pas durablement saveur ni sens. Alors, qu'avec le regard et la voix qui en émanent, tout prend à jamais saveur et sens. Oui, sans l'être aimé, tout se disperse, avec l'être aimé, tout se retrouve. En cette vie, en l'autre vie, tant que la vie est vie... »
"ll pense aussi qu'on ne prête jamais suffisamment attention à ce que fait la femme pour son apparence. On se contente d'apprécier le résultat, sans savoir que ce résultat suppose tout un ensemble de gestes imprégnés de sentiments ; ainsi la manière gracieuse de lever les bras pour se peigner, ou de nouer le chignon avec des doigts aussi habiles que délicats.."
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