Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 11:00



Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Traduction Aline Azoulay

 

Nil, 391 pages, 2009


Juliet Ashton cherche un sujet pour son nouveau roman. Par le biais d'une correspondance de hasard provenant d'une île dont personne ne se soucie, elle trouvera non seulement une fabuleuse histoire à raconter mais également celle qui changera sa vie.


La plupart du temps, je termine un livre satisfaite de tout le bonheur, la réflexion, la détente, la remise en question qu'il m'a apporté ou heureuse d'être arrivée au bout d'une histoire qui n'est pas ma tasse de thé. Pour celui-ci, je suis frustrée de ne pas pouvoir continuer à tourner les pages et ainsi faire encore un bout de chemin avec Elisabeth, Juliet, Kit, Isola, Amélia, Sidney, Dawsey, Eben, Eli... impossible de tous les citer, ces personnages sont magnifiques !


Le titre est savoureux, le ton est délicieusement anglais, la trame d'après guerre est originalement amenée. Je n'ai jamais entendu parler de la seconde guerre mondiale ainsi : des anecdotes intimistes par le biais d'une sublime correspondance vivante, drôle et touchante. Une belle histoire.


Un grand coup de cœur qui ne peut que me faire regretter le récent décès de Mary Ann Shaffer dont Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est le premier roman.


Extrait

Cher Mr, Adams,

Je suis ravie que Charles Lamb vous inspire autant. J'ai toujours pensé que le malheur de Mary avait fait de lui un meilleur écrivain - même s'il a abandonné la poésie pour travailler pour la Compagnie des Indes orientales à cause d'elle. Son humanité poussait son génie vers des sommets qu'aucun de ses amis célèbres ne pouvait atteindre quand Wordsworth l'a réprimandé de ne pas se soucier suffisamment de la nature, Charles a écrit : « Je n'éprouve aucune passion pour les bosquets et les vallées. Les chambres qui m'ont vu naître, les meubles sur lesquels mes yeux se posent depuis toujours, la bibliothèque qui m'a suivi partout où je suis allé, tel un chien fidèle - les vieux fauteuils, les vieilles rues, les squares où j'ai pris le soleil, mon ancienne école - n'est-ce pas suffisant, me faut-il encore vos montagnes ? Je ne vous envie guère. Je vous prendrais même en pitié si j'ignorais que l'esprit peut de toute chose se faire un ami » L'esprit peut de toute chose se faire un ami. Je me suis souvent répété cette phrase pendant la guerre. »

 

J'ai maintenant envie de lire Charles Lamb et de passer mes vacances à Guernesey !

 

L'avis de Gaëlle, Clarabel, Keisha

Cathulu

Fashion...

Par Theoma - Publié dans : Langues étrangères
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