Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 18:00


 


Transposer une lecture en image est un challenge. Ce qui est écrit ne peut être filmé à l'état brut. Ce n'est pas la même logique. Condenser des centaines de pages en une heure et demie. Vivre les aventures sur plusieurs jours ou semaines puis les visionner en une soirée. Le lecteur est forcément déçu lorsqu'il recherche à ressuscité les lignes qu'il a aimé. Il faut accepter de lâcher prise.

 

Difficulté accrue lorsqu'il s'agit du carton littéraire Millenium. L'histoire pourtant très cinématographique de Stieg Larsson est-elle difficilement transposable ou est-ce que la production a subi des pressions qui ne lui ont pas permis de prendre plus de risques ?


J'ai apprécié de voir le film en v.o. La langue suédoise apportant une note supplémentaire à ces paysages de bout du monde. L'interprétation des deux principaux personnages est excellente. Par contre, la réalisation n'est pas à la hauteur.


Comme un livre peut être audio, j'ai eu l'impression d'être devant un livre filmé. Il n'a pas pris son indépendance.


Malgré la violence de l'histoire, c'est l'humanité des personnages qui rend cette trilogie palpitante. La violence est-elle plus insoutenable lorsqu'elle est mise en image ? Les scènes de viol sont-elles trop longues ? Pourquoi ai-je eu du plaisir dans la lecture et un profond malaise durant toute la durée du film ? Je n'ai pas de réponses. Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas certaine de vouloir suivre les aventures de Michael et Lisbeth au cinéma.


La bande-annonce

 


Par Theoma - Publié dans : Ce qui finit par "é" (ciné,télé,dévédé)
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