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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 09:00



« Je veux mourir en étant moi-même. Tu comprends ? (Je secoue la tête. Comment mourir autrement ?) Je ne veux pas changer dans l'arène. Me transformer en une espèce de monstre que je ne suis pas. »

 

Douze garçons et douze filles sont tirés au sort pour participer de force aux Hunger Games, les jeux initiés par le Capitole pour divertir et contrôler le peuple. Sur vingt-quatre candidats, un seul survivra. Alors que sa petite sœur est sélectionnée, Katniss n'hésite pas à prendre sa place.

 


Rien d'original jusqu'ici. La littérature et le cinéma fourmillent d'exemples du genre. Sur la quatrième de couverture, Stephen King himself en rajoute une couche : « Impossible de lâcher ce livre ; c'est comme si votre vie en dépendait ». Ouais... on va voir ça !

 

Et bien ce que je peux vous en dire, est heureusement qu'aucune caméra ne m'a filmée durant ma lecture. J'ai tourné les pages avec frénésie, en tremblant telle une droguée en manque qui obtient enfin sa dose. Ma famille a dû supporter une nouvelle phase autistique. J'ai refusé de faire quoi que ce soit, de voir qui que ce soit de tout le week-end. C'est du bon, du très très bon !

 

Ce qui fait la réussite d'Hunger Games, c'est avant tout le fait que Suzanne Collins nous propose, mine de rien, une analyse complexe d'un monde de dérives enrobée dans une écriture accessible et un suspense haletant. Elle a pensé à tout : la stylisation de la violence, les différents regards portés sur celle-ci, la culture propre à chaque district, le troc de sa vie contre de la nourriture, les meilleures chances de survie des mieux lotis, sans oublier l'essentiel triangle amoureux qui est, ici, intelligemment mis en scène.

 

Les images sont tellement puissantes que j'en ai eu des palpitations. Et dire que je dois attendre, comme tant d'accrocs, la suite en mai 2010. Sans pression aucune aux traducteurs, LA SUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE !!!!

 

Pocket Jeunesse, 379 pages, 2009

 

Extrait...

« Au Capitole, on a recours à la chirurgie pour faire paraître les gens plus jeunes et plus minces. Dans le district Douze, la vieillesse constitue un succès en soi car beaucoup de gens meurent prématurément. Quand on voit une personne âgée, on a envie de la féliciter, de lui demander le secret de sa longévité. On envie les gros, qui s'en sortent manifestement mieux que le reste d'entre nous. Mais ici, les choses sont différentes. Les rides n'ont rien de désirable. Une bedaine n'est pas un signe de réussite. »

 

Ma première lecture dans le cadre d'un de deux challenges...


Un coup de cœur proposé par Clarabel

 

Des avis tout aussi enthousiastes chez...

Alwenn, Amanda, Emmyne, Biblioblog, Cuné, Chrestomanci, Bladelor, Gawou, Emma666, Fashion...

 

 

Par Theoma - Publié dans : Littérature jeunesse
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