Légers ou grands frissons

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 06:03

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  « Je me réveillai de mauvais poil sans savoir pourquoi. Que je n'aie pu trouver le moyen de bomber, électrocuter ou flinguer Morelli y était peut-être pour quelque chose. »

 

Vous regardez ce livre et sa couverture pourrie. Vous avez immédiatement une mauvaise impression de chick-lit (littérature de poulettes). Sentiment renforcé par le fait que Katherine Heigl incarnera prochainement Stephanie Plum à l'écran.

 

Bouder les aventures de cette chasseuse de primes serait dommage, vous passeriez à côté d'un bon petit moment de détente.

 

Alors oui, on rit moins que dans le premier, l'intrigue n'est pas d'une grande profondeur mais le polar est champagnisé, aéré de mille et une petites bulles qui font du bien lors d'un week-end pluvieux. Frais et pétillant, je suis partante pour la suite.

 

Quant à la question : Ranger ou Morelli, c'est l'évidence. Les deux. Of course.

 

3--toiles.gif Pocket, 318 pages, 2005

 

Un dernier pour la route...

« En chemin, je m'arrêtai à une épicerie où j'achetai un double café à emporter et une boîte de beignets au chocolat. Dès l'instant où l'on ne peut pas faire autrement que de respirer l'air du New Jersey, il est inutile de surveiller son alimentation. »

 

Liens

Le premier opus – La prime

Les avis de Fashion, Papillon, Manu, Bookworm, Mrs Pepys, Petite Fleur, Tamara...


Par Theoma - Publié dans : Légers ou grands frissons
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 05:50

 

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« Patrick se demanda si le port de lunettes faisait partie des critères de sélection

pour la formation de bibliothécaire. »

 

J'étais ravie de retrouver Erica et Patrick. J'avais le sentiment d'être invitée à dîner chez des connaissances. Celles qu'il est inutile de fréquenter régulièrement pour avoir l'impression de se connaître vraiment. La discussion reprend là où nous l'avions laissée et comme si nous nous étions quitté la veille.

 

Quatrième opus d'une série que j'apprécie, L'oiseau de mauvaise augure est, à mon sentiment, le moins réussi. L'histoire, lourdaude et peu convaincante. Le coupable est vite repéré. Les bons sentiments y sont légions. Le tout est sans relief et manque de souffle. Dommage !

 

2--toiles.gif Actes Sud, 365 pages, 2010


A préférer du même auteure

Le tailleur de pierre

Le prédicateur

La princesse des glaces

 

Lu aussi par...

Emeraude qui vous oriente vers d'autres liens.

 

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voisins voisines

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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 05:55

 

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« Si vous n'avez jamais ouvert un de mes livres, arrêtez-vous tout de suite. Allez rendre celui-ci. Prenez-en un autre. Ce n'est pas grave. J'attendrai. »

 

Tel est l'avertissement d'Harlan Coben dans son avant-propos. Remède mortel est son second roman publié, écrit lorsqu'il avait environ vingt ans. Y a-t-il un sens à l'éditer pour la première fois en français ou est-ce purement commercial ?

 

L'auteur a raison. Si vous souhaitez découvrir son univers, ce n'est pas par celui-ci qu'il faut commencer. L'écriture est maladroite et les bonnes intentions y sont légions. Pourtant, force est de constater que Remède mortel remplit son office.

 

Entre fausses pistes et rebondissements, le lecteur est baladé dans un thriller médical tristement prémonitoire. Complot politique, balbutiement du sida, homophobie, les pages se tournent sans que l'on s'en aperçoive. Les débuts d'un auteur prometteur.

 

3--toiles-copie-2.gif Belfond, 433 pages, 2011

 

Extrait à découvrir ici

La page facebook de l'auteur ici

 


 

Un grand merci à Pauline d'Arthomedia et aux Editions Belfond !

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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 06:19

 

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« J’avoue, à ma grande honte, que je commençais à m’amuser à jouer ce personnage, me disant qu’il n’y avait rien de tel qu’une paire de menottes dans son sac pour donner du ressort à la démarche d’une femme. »

 

Stéphanie Plum est dans la dèche. Plus de job et rien dans le frigo, il ne lui reste plus qu'à devenir... chasseuse de primes !

 

L'année dernière, j'ai eu la chance de participer à un swap d'anthologie. Parmi les objets de sexytude confectionnés par Tamara, figurait La prime que j'ai eu la bonne idée de lire durant mes vacances.

 

Oh le parfait petit policier que voilà ! Spontané, drôle, caustique et oui, sexy en diable grâce à l'inspecteur Morelli, mmmmm, Morelli, *soupirs*... (oui, j'ai vraiment soupiré à l'instant). Une lecture parfaite pour une période creuse où le moral n'est pas au beau fixe, un week-end pluvieux, ou simplement après une journée de merde.

 

Vous êtes là à vous dire que la vie ne vaut pas d'être vécue, et hop ! Un petit Plum et ça repart ! Bien évidemment, je me suis ruée sur la suite et oh ! Scandale, horreur et déception, la suite est... épuisée !! Que fait la police ? Pourquoi n'existe-t-il pas, dans la vraie vie, une brigade littéraire chargée de résoudre ce genre de problème ?

 

Je lance donc un SOS ! Qui aurait la bonté d'âme de me prêter les suivants en prévention de quelques week-end pluvieux automnaux (j'aurais pu dire quelques journées de merde mais je souhaite appliquer une dose minimale d'optimisme).

 

3.5 étoiles Pocket, 331 pages, 2004

 

Les avis de...

Celle par qui tout à commencé : Fashion, la bonne fée Tamara, Joëlle qui l'a relu 3 fois et je la comprends, Kalistina, Karine, Clarabel, Papillon...


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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 00:31

 

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« J'avais dix-neuf ans. J'étais assez mûr pour vouloir prendre le monde à-bras-le-corps,

assez jeune pour agir comme un imbécile. »

 

Ils sont jeunes, amoureux et décident de s'enfuir dans la nuit. Il l'attend, elle ne viendra pas. Pourquoi ? Il le découvrira... 22 ans plus tard.

 

Parfois, on a le sentiment que le passé nous tient en laisse. On vit, on respire, on avance et soudain, d'un coup brusque et en traitre, nous voilà violemment tirés en arrière. Reviens-ici chien chien, ce n'est jamais fini, souviens-toi.

 

Le chômage, l'alcool, l'univers triste et solidaire de la banlieue dublinoise. Les filles du quartier enceintes à 18 ans. Prisonnières dont la cellule n'ira jamais plus loin que le bout de la rue. Et au centre... la famille envers qui le lecteur aura des sentiments ambivalents en alternant une envie de réconciliation avec celle de les envoyer tous au diable.

 

Malgré ces fantômes du passé, ces liens impossible à couper, ce pays sans avenir, on a envie que le personnage de Franck Mackey parvienne à trouver l'issue. Un polar social, certes conventionnel, mais haletant.

 

4--toiles-copie-3.gif Calmann-Lévy, 440 pages, 2011

 

Prix Edgar Allan Poe

 

Extrait

«Au cours d'une vie, seuls quelques instants sont décisifs. La plupart d'entre nous les oublient aussitôt, jusqu'à ce qu'ils ressurgissent sans crier gare bien des années plus tard et, avec le recul, prennent tout leur sens : celui où l'on a décidé ou non d'aborder cette fille, de ralentir dans ce virage sans visibilité, de s'arrêter pour acheter ce préservatif. Je peux dire que j'ai eu de la chance. Confronté à l'un d'eux, je l'ai reconnu pour ce qu'il était. J'ai su immédiatement que mon destin se jouait à ce moment précis, lors de cette nuit d'hiver, alors que je patientais dans l'ombre en haut de Faithful Place. »

 

Elles ont aimé...

Aproposdelivres, Cathulu, Pimprenelle, Tamara...

 

Elles sont mitigées...

Emeraude, Lili, Livr-esse, Stephie...

 

Merci à...

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 ainsi qu'à Calmann-Lévy pour la découverte !


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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 10:02

 

 

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« Elle, on ne la trahissait qu'une fois, pas deux. Point à la ligne. »

 

Quand une série est réussie, le plaisir de retrouver les personnages appréciés est assuré. Dans ce troisième volume, notre couple suédois préféré vit des moments difficiles. Erica est en plein baby-blues et Patrick, ne sachant comment aider sa femme, se voit charger d'une nouvelle enquête, le meurtre d'une petite fille de sept ans.

 

Camilla Läckberg excelle dans les inter-relations familiales et particulièrement dans les secrets de famille. Chacune d'entre elles est la gardienne de ses propres fantômes, les secrets des générations précédentes font partie de l'ADN familial, le poison est invisible et dévastateur. Lorsqu'on le réalise, il est souvent trop tard. 

 

Comme le titre l'indique, l'auteure taille les personnages, met en évidence les angles, les rugosités, l'insaisissable. Le lecteur essaie de dénouer les fils mais ne réussit qu'à s'emmêler à son tour dans la toile nébuleuse.

 

Les pages deviennent asphyxiantes, le dénouement approche, on redoute les ravages de la maltraitance, la violence d'une enfance saccagée. La fin, sans appel, nous laissent hagards.

 

4--toiles.gif Actes Sud, 477 pages enfin mieux traduites, 2009

 

« Mensonges, propagande et pures conneries »

« Ce n'était pas censé être comme ça. Pas du tout. Elle avait potassé bon nombre de livres sur la naissance d'un bébé et la vie de parent, mais rien ne l'avait préparée à la réalité qu'elle rencontrait. Au contraire, elle avait l'impression que tout ce qu'elle avait lu faisait partie d'un grand complot. Les auteurs parlaient d'hormones du bonheur et ils pécisaient qu'on flottait sur un nuage rose quand le bébé était déposé dans vos bras et qu'on ressentait tout naturellement un amour bouleversant pour la petite chose dès le premier regard. Certes, il était dit en passant qu'on serait probablement plus fatiguée qu'on ne l'avait jamais été, mais cela aussi était nimbé d'une auréole romantique et semblait faire partie du merveilleux paquet « maternité ». Des conneries ! était l'avis sincère d'Erica au bout de deux mois comme maman. Mensonges, propagande et pures conneries. »

 

Précédents opus

Le prédicateur

La princesse de glaces

 

Bien d'autres avis ici

 

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voisins voisines

 

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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 00:49

 

 

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« - Tout à l'heure, il m'a soutenu que c'était moi qui l'y avais poussé, reprit-elle, parce que je n'étais pas assez... pas assez... enfin, parce que je n'étais pas assez portée sur le sexe.

- Ils disent tous ça observa Erlendur. C'est la première chose qui leur vient à la bouche. »

 

Mais il est trop bien cet Erlendur ! Mais comme il sait parler aux femmes ! Il est tout lourdeau, pataud, il ne sort jamais, il ne fait que lire des livres sur les disparitions, il a misérablement échoué dans son rôle de père mais rien n'y fait ! Je l'aime bien cet homme là. Et même plus que bien !

 

Pourtant, je n'ai pas du tout accroché à cette quatrième lecture Erlenduresque. Autant j'ai aimé retrouver ces personnages et lire leurs péripéties, autant l'enquête m'a profondément ennuyée. Je suis restée totalement indifférente à cette histoire d'espionnage communo-islandaise. Dommage, car il s'agit du livre le plus politisé d'Indridason. Le portrait de son pays est réalisé sans concession et j'aurais préféré en connaître les raisons plutôt que d'être dirigée dans une conspiration communiste.

 

Malgré ma déception pour cette lecture et la précédente, je me suis déjà procuré en poche le tome suivant. Pourquoi ? D'où me vient cette impulsion, cette envie de poursuivre avec l'auteur et son personnage fétiche ? Un petit morceau de sucre qui rend ces pages délicieusement dépaysantes et la certitude que, comme dans tous les couples, les petites fâcheries entre Erlendur et moi ne sont que provisoires.

 

3--toiles-copie-1.gif Points, 405 pages, 2009

 

LECTURES COMMUNES, bouton1-copie-1

 

 

 

Une lecture commune avec Petite Fleur dont je me réjouis de connaître l'avis !

 

Les avis de la blogo, c'est ici.

 

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 4/12

 

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 05:45

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Le dernier Coben s'est retrouvé dans ma boîte aux lettres. A peine déballé, L'Homme a senti l'odeur alléchante du polar bien ficelé. Quoi ? Pour une fois, il n'aurait pas besoin d'attendre sa sortie en poche ? Mais comment ça ce n'est pas lui qui va le lire en premier ? D'habitude, ce genre d'auteur lui est réservé, je « possède » déjà tous les autres, je ne vais tout de même pas marcher sur ses plates bandes Cobennienne !!

 

L'Homme se sent atteint dans sa virilité de lecteur. Il marque un temps. Il me regarde. Non, pas ses yeux là ! Même si je le voulais, je serais bien incapable de résister. Une fois n'est pas coutume, la primeur lui a donc été réservée MAIS... c'est bien celui qui lit, qui rédige le billet ! A lui le clavier :

 

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire car elle sert essentiellement de support aux situations les plus rocambolesques : enlèvement, assassinat, l'apparition d'une ancienne maîtresse, manipulation génétique et complot islamiste. Qu'importe le sujet tant qu'on a Myron Bolitar ! Cet agent sportif, ancien du FBI, est l'un des personnages récurrents de l'auteur qui prend un malin plaisir à le mettre dans le pétrin.

 

Plein de rebondissements, Sans laisser d'adresse est un très bon divertissement comprenant des personnages que l'on adore détester et d'autres auxquels on s'est attaché. J'ai particulièrement apprécié les clins d'œil destinés à Guillaume Canet, le réalisateur de la seule adaptation cinématographique de Coben à ce jour, l'excellent Ne le dis à personne. Les deux policiers français de cet opus s'appellent comme les deux comédiens du film : Berléand (> François) et Lefèbvre (> Philippe). Le genre d'anecdote que les amateurs de séries policières dans mon genre apprécient.

 

4--toiles-copie-2.gif Belfond, 347 pages, 2010

 

Un grand merci à Romane d'Arthomedia et aux Editions Belfond !

 

D'autres avis...

Aproposdelivres, Ed22, Emma666, Karine, Leiloona...

 

Comment dormez-vous Mr Coben ?

 

 

Une autre interview...

celle de Philippe Lemaire

 

Droits achetés...

Gaumont planche sur un scénario

 

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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 01:00

seul le silence

 

 


« Tu sais ce que seul signifie.

Oui, dis-je. Je connais tout de la solitude ».


Joseph vient de perdre son père. La mort est venue. C'est comme si elle n'avait plus envie de repartir. Une petite fille, puis deux, puis trois... Des petites filles innocentes qui hanteront Joseph jusqu'à la fin. 

 

Une fois le livre définitivement refermé, j'ai mis un certain temps à digérer la puissance des mots et de l'histoire. Ellory nous promène au cœur des ténèbres pour nous offrir soudain un rayon de soleil d'une telle luminosité qu'il est douloureux. Il nous balade au propre comme au figuré. Les hypothèses fusent telles des boules de loto qui se cognent les unes contre les autres. Un numéro sort mais est-ce le bon ?


Un suspense magistralement mené, une plume magnifique, un auteur qui s'inscrit dans la lignée de Truman Capote. Seul le silence n'est pas un polar mais un thriller sombre et obsédant. Le pire n'est pas, comme on pourrait le penser, dans les courtes descriptions macabres mais bien dans l'ambiance pesante de ce village isolé. Tout simplement inoubliable.

 

5--toiles.gif Le livre de poche, 601 pages, 2009


New-York superbement décrite...

« Ici, on pouvait être quelqu'un à un carrefour, et plus personne de l'autre côté de la rue. New York me battait de ses poings. Tout ce que je voyais était lumineux et effronté et arrogant. La coupe des costumes, les lèvres écarlates des filles aux visages tirés tout droit de magazines ou de films ; les voitures tel un kilomètre de chromes étincelants, roues à rayons métalliques et calandres féroces, déflecteurs comme des yeux et des miroirs ; enfants tirés à quatre épingles comme s'ils allaient à l'église. Majestueux. Imposant. Une ville tel un poing serré. Un tonnerre d'humanité. New York me coupa le souffle. Je ne le recouvrai que deux jours plus tard. »

 

Une lecture commune avec...

Neph, Gio, Pimprenelle,Stephie, Petite Fleur, Mystix, Mrs Peppys. Merci pour le coup de pied !

 

Les avis sont nombreux...

...et sont recensés ici

 

 

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 01:54

  LA-VOIX--montage.jpg


« Les fêtes de Noël,

c'est pour les gens qui sont heureux ».

 

Un portier d'un grand hôtel est retrouvé mort sur son lieu de travail en tenue de père Noël, le pantalon baissé et le préservatif encore bien placé. Erlendur, chef de la police de Reykjavik, découvre que derrière cette scène sordide, se cache une voix innocente qui avait su touché des milliers de personnes...

 

Après le très bon La cité des jarres et l'excellent La femme en vert, voici la troisième enquête de notre inspecteur islandais préféré. Soyons honnêtes, restons intègres et dignes jusqu'au bout, cet opus est en-dessous des deux premiers. J'aurais aimé dire le contraire car Arnaldur Indridason mérite tout le bien que je, et que tant d'autres, lui portent.

 

Cette enquête fait resurgir les fantômes d'Erlendur et nous permet d'en apprendre davantage sur le personnage. Car si le policier mène une vie simple que l'on pourrait nommer de pas très folichonne (et oui! C'est dur, dur d'être Erlendur !) (bon ! Elle était facile je vous l'accorde...), son histoire n'en est pas moins complexe.

 

Alors que s'est-il passé ? Trop d'éléments, trop de bois ont étouffé la flamme, le feu n'a pas pu prendre. Le lecteur est tiraillé entre l'enquête en cours, une enquête en jugement, le passé d'Erlendur, son envie de faire une place à une femme et sa relation avec sa fille toxicomane. Cette dernière mériterait que l'auteur s'y attarde car il ne fait qu'effleurer ce lien et, même s'il le réalise avec beaucoup de pudeur, il étouffe ce qui pourrait être une magnifique histoire de filiation.

 

Il est intéressant de remarquer dans ce volume des thèmes qui semblent être chers à Arnaldur Indidason puisqu'ils sont, jusqu'ici, traités systématiquement. Il s'agit de la violence et de la maltraitance que subissent les femmes et les enfants. Il ne peut donc qu'avoir mon adhésion, son prochain opus m'attend déjà sur une étagère. « Prends un ticket ! » j'ai envie de lui dire, « mais ne doute pas, ce n'est pas ma légère déception pour La voix qui m'empêchera de continuer ma route avec toi. »

 

3--toiles-copie-2.gif Points, 400 pages, 2008

 

Une lecture commune avec...

aBeiLLe, courez voir ce qu'elle en a pensé !

 

Extrait

« Elle souriait à cet homme qui se tenait devant elle, vêtu d'un gilet de laine boutonné sous sa veste fatiguée qui portait des pièces usées aux coudes, cet homme qui la regardait avec des yeux emplis de tristesse. Ils étaient à peu près du même âge mais il paraissait dix ans de plus qu'elle. La phrase échappa à Erlendur sans qu'il s'en rende compte. Cette femme avait vraiment quelque chose. Et puis, il ne voyait pas d'alliance.

- J'avais envie de savoir si je pouvais vous inviter au restaurant ici ce soir, le buffet de Noël, c'est un véritable festin ».

 

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 08:59

montage dé atanas


« Pour un peu, on entendrait

claquer le fouet d'Indiana Jones ! »

 

Frans Bogaert, surnommé Humph par ses amis en raison de son nom de famille, est antiquaire. Il est amoureux de sa ville, Bruges, d'énigmes et de secrets que peuvent contenir certains objets. Sa vie en est un parfait exemple puisque sa femme a mystérieusement disparu six ans auparavant et que son assistante, Lauren, parfait sosie de Lauren Bacall est apparue tout aussi inexplicablement.

 

Le dé d'Atanas est le premier opus de la série L'Arcamonde (le nom de la boutique d'antiquité de Bogaert). Un titre obscur, une maison d'édition au nom étrange (Le castor astral), un auteur professeur de grec et de latin le jour et critique de Hard metal pour un journal musical le soir, voilà de quoi attiser votre curiosité. Et elle sera récompensée !

 

Hervé Picart nous offre un vrai moment de lecture grâce à une écriture au charme joliment désuet. On s'attache si vite à ce Humphrey Bogart et à cette Lauren Baccall du XXIème siècle que la dernière page se referme avec regret. J'ai pensé à Indiana Jones évidemment mais aussi à Conan Doyle et à Mma Ramotswe détective. L'intrigue est plaisante, le décor décrit avec beaucoup de grâce, le suspens élégant. Un charme fou !

 

4--toiles-copie-2.gif Le Castor Astral, 160 pages, 2008

 

Un extrait qui me ferait presque aimer l'hiver...

« La nuit a pris le Minnewater dans ses glaces. Février fixe ce que janvier saupoudre. Tous les canaux de Bruges se sont ainsi retrouvés gelés de bon matin. Il y a bien longtemps que Bogaert n'a vu l'hiver s'acharner à ce point sur la vieille terre de Flandre. Devant lui, la belle perspective du plan d'eau le plus romantique de la ville brille comme un miroir sous un soleil blafard et c'est tout un symbole de voir ainsi le Lac d'Amour figé. Il ne manque plus au décor que quelques patineurs à la dérive pour composer un parfait tableau à la Van Ruysdael. »

arcamonde4.jpg

 

Des avis tout aussi enthousiastes chez...

Clarabel, Solenn, Mika

 

Moyennement actif mais quelques énigmes à percer...

Le blog de l'Arcamonde

 

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 13:38


 

 

« Nous avons tous notre fin du monde personnelle »

 


De manière inattendue, un squelette est retrouvé sur un chantier de construction. Le commissaire Erlendur conduit l'enquête qui le mènera jusqu'à la famille qui vivait là autrefois, à l'époque de la seconde guerre mondiale. Le passé finit-il toujours par nous rattraper ? Peut-il survivre aux années, au froid et au vent ? Au moment même où Reykjavik s'étend et se perd, alors qu'elle semble tout écraser sur son passage, la ville déterre sans états d'âmes le secret d'une famille.

 

 

 

Le pari de faire aussi bien voire mieux que La cité des jarres était osé. Arnaldur Indriadson confirme avec La femme en vert son immense talent. Encore une fois, il écrit la vie et ce qui ne devrait pas l'être avec simplicité et humilité. Le genre est bel et bien un polar mais un de ceux qui ne terrifie pas avec le sang ou les ruelles sombres. Dans la vraie vie, l'endroit le plus dangereux pour une femme est sa maison.

 

L'auteur aborde la misère des relations avec justesse et sans pathos. Tant qu'à l'enquête policière, nous sommes loin de la série télévisée Bones ou de tout autre film du genre, les os ne livrent aucun indice immédiat. Nous sommes en Islande, le choix des compétences est réduit, ce qui oblige le commissaire Erlendur à bricoler et, sans vraiment le vouloir, à innover. Un policier encore une fois différent du héros musclés mais aussi un père maladroit qui tente de limiter les dégâts causés par ses propres erreurs.

 

Fait est assez rare dans les polars, les personnages féminins sont d'une grande profondeur. Les hommes ne sont pas en restes avec leur force ébranlable. Je suis enchantée tant par le contenu que la forme et ne peux que vivement vous conseiller, même et surtout si vous n'êtes pas friands de romans noirs, de donner une chance, c'est à dire la place qu'il mérite, à Arnaldur Indriadson.

 

Extrait

« - Je crois que j'étais en train de vous poser une question sur ces violences conjugales.

- Voilà un mot bien édulcoré pour décrire l'assassinat d'une âme. Un terme politiquement correct à l'usage des gens qui ne savent pas ce qui se cache derrière. Vous savez ce que c'est, de vivre constamment dans la terreur ?»

 

Points, 346 pages, 2006

 

Ce livre a reçu...

Prix Clé de verre du roman noir scandinave

Prix CWA Gold Dagger 2005

Grand Prix des lectrices de Elle 2007

 

Beaucoup d'autres avis...

à retrouver sur Blog-o-Book

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 11:44


Le prédicateur

Camilla Läckberg

 

« Avec un soupir, Erica s'extirpa de son lit et enfila

l'une des tentes qui lui faisaient office de vêtements »

 

Après La Princesse des glaces , je me suis plongée avec plaisir dans les nouvelles aventures d'Erica Falck et de son compagnon, l'inspecteur Patrick Hedström. La lecture démarre par une belle nouvelle, Erica est enceinte jusqu'au cou. Rapidement, l'ambiance va se ternir par la découverte d'une femme qui a été assassinée et qui a été déposée au même endroit que deux autres squelettes féminins. Ceux-ci doivent certainement correspondent à deux jeunes filles disparues 24 ans plus tôt.

 

J'ai passé un bon moment avec le précédent. J'ai dévoré celui-ci ! Camilla Läckberg nous propose un polar bien ficelé sous un angle trop rare, celui de l'humanité des personnages. Je m'explique : Patrick, oui j'appelle l'inspecteur Hedström par son nom, c'est vous dire combien j'ai été touchée, est un homme engagé, rempli d'empathie et à qui il arrive de pleurer le soir dans les bras de sa femme tellement son métier est difficile. A la différence du gars viril qui n'a peur de rien et qui fait tout exploser, Patrick ne veut pas résoudre son enquête, il veut trouver l'explication qui soulagerait la famille et les proches. La différence est peut-être subtile mais, à mon sens, essentielle.

 

On retrouve cette normalité dans de nombreux passages croustillants d'Erica et de sa grossesse. Nous avons affaire non pas à une femme qui ne s'est jamais sentie aussi féminine et heureuse qu'enceinte mais à une femme active qui souffre de ne plus rien faire et qui trouve le temps bien long.

 

Tout ceci est arrosé d'une famille complètement barjo et dévastée par le poids des secrets. C'est trop bon... Encore !

 

Extrait

« Comme toujours, les hommes s'assemblaient autour du barbecue pour mettre en avant leur côté viril tandis que les filles discutaient de leur côté. Erica n'avait jamais compris ce phénomène. Des hommes qui en temps normal affirmaient ignorer totalement comment on fait cuire un morceau de viande dans une poêle devenaient des virtuoses accomplis quand ils s'agissait de cuire à point une viande sur barbecue. On pouvait à la rigueur confier les légumes et les sauces aux femmes, et elles faisaient aussi l'affaire pour apporter des bières. »

 

Actes Sud, 375 pages, 2009


Ps :  Traduction des polars suédois, révoltons-nous !

 

Encore une fois, je ne peux que souligner la traduction hâtive et malheureuse de cette auteure qui mériterait davantage. A l'instar de la trilogie Millenium, deux explications aux maladroites, mauvaises voire carrément abominables traductions :


1. Passé un certain nombre de ventes en Suède, le Gouvernement finance lui-même la traduction à l'étranger. 


2. La plupart des polars sont traduits depuis l'anglo-américain. Si interpréter, c'est déjà trahir, je vous laisse imaginez les dégâts...

 

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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 14:39

 

« Nous avons affaire à un meurtre typiquement islandais. Un truc dégoûtant, gratuit et commis sans même essayer de le maquiller, de brouiller les pistes ou de dissimuler les preuves. Oui, oui, un meurtre islandais bête et méchant ».

 

L'inspecteur Erlendur, le Maigret du Nord, s'y connaît. Les meurtres en Islande, quand il y en a, sont quelconques. Pourtant, il y a ce petit quelque chose indéfinissable qui le titille, le chatouille, le pique et le mord ; son instinct. Envers et contre tous, Erlendur le suivra jusqu'au bout malgré les critiques qu'il suscite.

 

Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé. Un inspecteur qui n'a rien du héros beau mec et bronzé que l'on nous sert souvent au cinéma. Le genre aux dents blanches qui cascade dans tous les sens au bras d'une fille différente à chaque épisode mais qui finalement ressemble beaucoup à la précédente ainsi qu'à la suivante.

 

A l'instar des meurtres islandais, Erlendur est banal : divorcé, pas franchement un modèle de père pour ses enfants, un ventre proéminent et des plats préparés plein le frigo. Non seulement le personnage est crédible et attachant mais il nous embarque avec panache dans une histoire bouleversante.

 

Un polar qui devrait vous plaire Mesdames puisqu'il a une approche (certains diront féministe), je dirais réaliste comme ses homologues Millénium. Et oui ! Il me faut souligner ce fait rare car pour beaucoup d'auteurs de polars, les personnages féminins qui sont la plupart seins nus (c'est bien connu on est tellement mieux comme ça) sont soit des prostituées, soit des saintes vierges, ou des mères alcooliques, ou encore des blondes siliconées.

 

Je vous laisse, je vais vite me procurer le second tome, La femme en vert.

 

Points Policier, 327 pages, 2006

 

Bon à savoir

L'islandais Baltasar Kormákur a adapté le roman au cinéma sous le nom de Jar City (Mýrin), en 2006.

 

 


 

Bien d'autres avis

Sentinelle,  Papillon,  ChimèneAmanda,  Keisha, StephieGioFashion,  KatellTamara,Pimprenelle ...                                                                                                                    

Par Theoma - Publié dans : Légers ou grands frissons
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 11:47


Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles

Gyles Brandreth


Nous sommes en 1889. Oscar Wilde s'apprête à écrire Le portrait de Dorian Gray. Sa vie est bouleversée lorsqu'il découvre l'un de ses amis assassiné. Avec la complicité d'Arthur Conan Doyle, l'auteur de Sherlock Holmes et l'écrivain Robert Sherard, Wilde décide de mener son enquête.


Si vous cherchez un bon polar qui vous donne le frisson, passez votre chemin. A l'instar de la série Mma Ramotszwe détective, l'intrigue est ici totalement secondaire.


Si vous souhaitez passer un bon moment en compagnie d'un roman délicieusement british composé d'un humour unique et savoureux, que vous connaissiez ou pas les œuvres d'Oscar Wilde, cette lecture remplira à merveille son office.


Gyles Brandreth connaît très bien son sujet. J'ai été transposée dans la vie du célèbre dandy victorien pour qui la constance est l'ultime refuge de ceux qui manquent d'imagination. On aperçoit le génie, la complexité, l'excentricité, la générosité et l'égoïsme d'un visionnaire. Les nombreuses références aux auteurs anglais dont Dickens ajoute une note piquante à ce voyage dans le temps. Je me réjouis de la suite.


Extrait


- Et pourquoi cela est-il si important pour vous, Oscar ?

- Qu'entendez-vous par là, Robert ?

- Vous avez dit vous-même que Billy Wood n'était qu'un vaurien...

Il frappa tout à coup la table avec une férocité qui m'effraya. Je me décomposai. Les clients des tables voisines se tournèrent vers nous.

- Seuls les « gentlemen » auraient-ils droit à la justice ? aboya-t-il. Le dernier des vauriens ne la mérite-t-il pas autant que le plus noble des ducs ? Vous me stupéfiez, Robert.

- Vous m'avez mal compris, Oscar, protestai-je.

- Je l'espère, Robert, reprit-il plus calmement alors que le garçon nous apportait nos crevettes. Je l'espère car il est de notre devoir, Robert, à vous et à moi, qui avons tant, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ceux, comme Billy Wood, qui ont si peu. Nous devons être les amis de ceux qui n'en ont pas. Si nous, poètes qui ne manquons de rien, ne veillons pas sur tous les Billy Wood de la terre, qui le fera ?


10/18, 384 pages, 2009

 


Ce qu'elles en ont pensé

Une belle lecture, un véritable condensé de victorian attitude selon Wictoria (qui nous propose un très beau billet illustré),  5/5 pour Alwenn, plaisant et acidulé selon Bookomaton,    Ys  a été déçue en y voyant du théâtre, plutôt mal joué avec des personnages secondaires improbables, Emeraude n'a pas été emballée,  Cryssilda vous conseille de le lire dans sa langue originale, un régal pour Miss Alfie...

 

 

 

 

Par Theoma - Publié dans : Légers ou grands frissons
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